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On n’est jamais trop Proudhon…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis du célibat pour tous et du mariage pour chacun réunis, bonjour ! En ce dimanche 15 janvier 2017, 26è jour de Nivôse dédié à l’étain; je sacrifie à la tradition en saluant le jour anniversaire de la naissance de Proudhon. En effet, le 15 janvier 1809, naissance de Pierre-Joseph PROUDHON, à Besançon. Penseur, économiste, sociologue et Pierre-Joseph_Proudhonrévolutionnaire, considéré par certains comme le « Père de l’anarchisme », même si son œuvre novatrice et variée n’est pas exempte de contradictions (en particulier sur la place des femmes dans la société, qui sera l’un des principaux griefs retenus contre lui). Après avoir travaillé dans l’imprimerie, un de ses premiers ouvrages voit le jour en 1840 : « Qu’est-ce que la propriété? » (vous connaissez la réponse: La propriété c’est le vol !). Ce livre fait immédiatement scandale. Le dernier « Avertissement aux propriétaires » est saisi. Proudhon, poursuivi, sera finalement acquitté.

Après la révolution de février 1848, Proudhon est élu, le 4 juin, aux élections complémentaire de l’Assemblée Nationale. Le 31 juillet 1848, il y prononce un violent réquisitoire contre la bourgeoisie. Début 1849, il tente la création d’une « Banque du Peuple », mais à la suite d’articles parus dans « Le Peuple », il est condamné à trois ans de Proudhon-childrenprison. Il y restera jusqu’en juin 1852. « La révolution sociale démontrée par le coup d’État du 2 décembre » sort en juillet 1852. « De la justice dans la révolution et dans l’église », paru en 1858, lui vaut à nouveau 3 ans de prison, mais il se réfugie en Belgique, où il continue à écrire. Il rentre à Paris fin 1862. « Du principe fédératif et de la nécessité de reconstituer le parti de la révolution » paraît le 14 février 1863 alors que Proudhon est malade. « De la capacité politique des classes ouvrières » ne sortira qu’après sa mort, survenue à Passy le 19 janvier 1865. Théoricien du fédéralisme et du mutualisme, sa pensée aura une profonde influence sur toute l’histoire sociale des XIXè et XXè siècles.

Voilà pour le salut à ce grand bonhomme et comme le disait un de mes amis anarchistes et néanmoins amateur de calembours à la p’tit’ semaine: « On n’est jamais assez Proudhon ! » Portez vous bien et à bientôt peut-être.