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Le neveu de Rameau…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

Amis du triple A et de l’andouillette de Seven-Lehart réunis, bonjour ! Nous voici doromanesco-150x150nc le Mardi 31 janvier 2016, autant dire sans risque de se tromper, que la fin du mois n’a jamais été aussi  proche. Ce jour correspond au 12 de Pluviôse du calendrier républicain et est dédié au brocolis. Je ne sais pas pour vous mais moi, le Romanesco, qui est un brocolis, je trouve cela magique… Mais bon, très franchement, c’est pas une raison suffisante pour se prendre le chou.

Allez savoir pourquoi j’ai choisi d’évoquer cet immense libre penseur que fut Denis DIDEROT. Ce précurseur de la pensée libertaire, naît le 5 octobre 1713 à Langres Haute-Marne. Fils d’un riche artisan coutelier, il est élève chez les jésuites et destiné à la prêtrise et tonsuré à 13 ans. Au collège d’Harcourt à Paris, il devient maître ès arts à 19 ans. Il Denis-Diderot-croire-300x300poursuit ensuite des études tout en menant une vie de bohème, et se libère progressivement de la pensée religieuse de son temps. En 1746, il écrit ses « Pensées philosophiques » suivie de « Pensées » 1747, violentes attaques contre le christianisme. En 1749, il affine sa pensée matérialiste, avec « Lettres sur les aveugles et à l’usage de ceux qui voient », mais cela entraîne son arrestation. Après trois mois de prison, il est libéré sur les instances de son éditeur, qui vient de lui confier avec d’Alembert, la direction de « l’Encyclopédie », travail gigantesque auquel il va consacrer plus de vingt ans de sa vie.

En 1751, le premier volume voit le jour. Huit ans plus tard, les sept premiers tomes sont condamnés par le pouvoir royal mais l’Encycloencyclo_diderot-180x300pédie se poursuivra jusqu’à son terme, dans une semi-clandestinité. Il trouve encore le temps d’écrire des essais sur le théâtre dont « Paradoxe du comédien » où encore des romans comme « La Religieuse » 1760, « Le Neveu de Rameau » 1761, « Jacques le Fataliste et son maître », etc. Il entretient également une importante correspondance littéraire, et se fait même critique d’art. Après une vie bien remplie, il meurt à Paris, mais malgré son radicalisme politique et son athéisme déclaré, il est enterré religieusement. « Méfiez-vous de celui qui veut mettre de l’ordre » tel est son avertissement dans le « Supplément au Voyage de Bougainville » 1772. Nombre de ses romans seront éditées après sa mort, mais cela n’empêchera pas les interdictions et les condamnations. Sources: Ephéméride Anarchiste.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Aliboron – Boronali…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la symphonie inachevée et du plum-pudding réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 30 janvier 2017 c’est à dire le 11ème jour de Pluviôse et c’est le jour de l’Hellébore. Enfant, lorsque la maîtresse helleborenous faisait réciter « Le lièvre et la tortue » de ce bon Jean de la Fontaine, j’étais bigrement intrigué par cette étrange recommandation: « Ma commère, il vous faut purger avec quatre grains d’ellébore… » Le mot s’écrit avec ou sans « H » d’après le petit Robert. Aujourd’hui ma maîtresse ne me fait plus réciter de fables et c’est peut-être mieux comme cela…Les temps changent vertigineusement. La Fontaine, en vertu de la loi HADOPI serait poursuivit pour non respect des droits d’auteurs après avoir plagié, sans vergogne aucune, les fabulistes de l’antiquité.

Le noir nommé aussi rose de Noël tient son appellation d’une jolie légende que je m’en vais vous conter ici. Depuis le Moyen-âge la fleur est placée dans certaines crèches. Elle symbolise la pureté et rappelle la légende à l’origine du nom de rose de Noël : la nuit de la naissance helleb-rose de Noeldu petit Jésus, Madelon, une bergère gardant ses moutons, voit une caravane de bergers et Rois Mages traverser son champ enneigé pour aller offrir leurs cadeaux au nouveau-né (elle se dit in-petto: Tiens, le Paris-Dakar est plus tôt cette année). N’ayant rien à offrir, elle se met à pleurer. Un ange voit ses larmes sur la neige, les effleure et fait éclore son cadeau, une fleur blanche ombrée de rose : la rose de Noël.

Au Moyen Âge, la plante s’appelait aussi aliboron, terme de l’ancien français issu lui-même du grec elleboros, folie. Considérée comme un remède universel contre la folie dès l’Antiquité, aliboron a pu être associé au nom de maistre pour désigner le médecin, puis le savant et enfin l’âne ou le « maître Aliboron », personnage ridicule car se mêlant Boronalide tout. En effet, dans l’antiquité, on croyait les hellébores propres à guérir la folie. L’ellébore porte le nom d’anticyricón, notamment chez Dioscoride. Dans la Rome antique, le proverbe Mettre le cap sur Antycire signifiait montrer des signes de folie; on retrouve ce proverbe chez Horace. C’est un peu le rôle du blogueur des temps modernes que de vouloir assaisonner de son grain de sel l’actualité. Aliboron a aussi donné son nom, par anagramme interposé, à un peintre qui défraya la chronique: Boronali fut célèbre au début du XXe siècle, bien que n’ayant jamais peint qu’une seule toile: Coucher de soleil sur l’Adriatique. En raison du caractère abstrait de cette peinture, les critiques s’enthousiasment et l’affaire fait grand bruit, jusqu’au jour où le journal Le Matin reçoit la visite de l’écrivain Roland Dorgelès qui révèle, constat d’huissier à l’appui, que l’auteur se nomme en fait « Lolo », et qu’il est l’âne du patron du Lapin Agile, célèbre cabaret de la butte Montmartre.

Allez, voila pour ce début de semaine, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Insoumis mais pas mélenchoniste…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la graine d’ananar et du taboulé réunis, bonjour! Nous sommes le Dimanche 29 janvier 2017, 1Oè jour de pluviôse dédié à la Cognée; vous savez celle qu’il ne faut pas jeter après le manche, à moins que ce ne soit l’inverse… Cette expression date du XVe siècle. Il s’agit de l’histoire d’un bûcheron: en abattant un arbre, sa cognée s’est séparée de son manche et est tombée malheureusement dans une eau profonde l’empêchant de la récupérer. Par dépit, il y jeta également le manche. Un qui n’a jamais baisser les bras c’est bien celui-ci.

Comment ne pas évoquer ce 29 janvier 1910 et la naissance de Maurice JOYEUX, à Paris. 100 ans déjà, on a l’impression que cela fait un siècle ! (hilarant non ?) Figure marquante de l’anarchisme français, on le voyait rarement sans qu’il ait à la bouche, une remarque cinglante et/ou une de ses célèbres pipes.Il milite très jeune et s’engage au Comité des Chômeurs dont il deviendra le secrétaire. Il raconte leurs premières actions dans le livre « Consulat Polonais ». L’attaque de ce JoyeuxConsulat lui vaut un an de prison. En 1936, il participe aux occupations d’usines et anime le Front Révolutionnaire. 1938 : encore six mois de prison pour violences. Réfractaire à la guerre, il est arrêté en 1940 et condamné à 5 ans de prison. Incarcéré à Montluc, il s’évade après avoir fomenté une mutinerie (sujet du livre « Mutinerie à Montluc, édité en 1971), mais il sera repris et finalement libéré en 1944.

Dès la libération, il s’emploie à la reconstruction de la Fédération Anarchiste et à l’édition du « Libertaire ». Il milite aussi activement dans le syndicat (CGT-FO) et ouvre une librairie à Paris « Le Château des brouillards » (dans une petite rue du vieux Montmartre). En décembre1953, c’est la scission. Mais Maurice joyeux reconstruit la F.A autour du nouveau journal « Le Monde Libertaire » et de sa librairie quiradio lib verront le regain des idées libertaires, suscité par mai 68. Le nom du journal avait changé pour des nécessités administratives mais chacun avait reconnu le vieux journal de Sébastien FAURE et Louise MICHEL .
Avec sa compagne, Suzy CHEVET, et le « Groupe Louise Michel », il crée « La Rue », revue d’expression culturelle libertaire. En 1981, il est le premier invité de Radio Libertaire (radio libre de la F.A, à Paris), que l’on peut écouter sur son ordi, ICI. Il meurt le 9 décembre 1991. Il nous laisse, outre divers ouvrages théoriques, deux livres de souvenirs « Sous les plis du drapeau noir », et « Souvenirs d’un anarchiste ».

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

De Ostende à Lhassa…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la vérité historique et de la soupe au lait réunies, bonjour! Nous sommes le Samedi 28 janvier 2017, 9è jour de pluviôse dédié au Peuplier. Chacun se souvient de cette maxime forestière: un seul hêtre vous manque et tout est peuplier… Je sais, c’est archi-nul mais bon, j’ai des circonstances atténuantes, j’ai regardé la télé hier soir; et là, il faut bien l’avouer, le niveau est de plus en plus affligeant.

Connaissez vous Louise Eugénie Alexandrine Marie David ? Bon c’est vrai, elle est plus connue sous son nom de plume: Alexandra David-Néel. De nationalités Française et Belge, c’est une orientaliste, tibétologue, chanteuse d’opéra, journaliste, écrivaine, exploratrice et j’en passe sûrement. Elle fut en 1924, la première européenne à séjourner à Lhassa au Tibet. C’est un 28 Janvier qu’elle pénétra cette mystérieuse cité. (Ici, à droite en 1886 lors de sa présentation au roi des Belges.) L’orthodoxie voudrait que l’on alexandraprononçât Né-el et non Nil mais la mode anglo-saxonne à produit son effet. Son père était instituteur, militant républicain lors de la révolution de 1848 et grand ami du géographe anarchiste Elisée Reclus. C’est celui-ci qui l’amène à s’intéresser aux idées anarchistes de l’époque (Stirner, Bakounine) et aux féministes qui lui inspirèrent la publication de « Pour la vie ». Adolescente, elle s’enfuit de Ostende pour gagner l’Angleterre. Elle devint première chanteuse à l’opéra de Hanoï. Elle abandonne sa carrière de chanteuse en 1902. C’est en 1904, à Tunis, qu’elle épouse Philippe Néel. Vie de couple qui se termina définitivement en 1911 lors de son départ pour son troisième voyage en Inde. En 1914 elle rencontre Aphur Yongden, agé de 15 ans et en fera plus tard son fils adoptif. A Lachen, elle va vivre auprès d’un des plus grands Gomchens (ermite) de l’époque et recevoir son enseignement.

C‘est un long périple à travers la Corée, Pékin, le Gobi, la Mongolie qui va l’emmener elle et Aphur déguisés en mendiante et moine jusqu’à Lhassa, nous sommes en 1924.(Photo de gauche.) Puis, Alexandra va rentrer en France où elle s’installe sur les hauteurs de Toulon. Elle va y alex-2écrire plusieurs livres relatant ses voyages. En 1937, âgée de 69 ans elle décide de repartir pour la Chine avec Aphur Yongden via Bruxelles, Moscou et le transsibérien. Elle se retrouve en pleine guerre sino-japonaise et assiste aux horreurs de ce conflit. Fuyant les combats elle erre en Chine et finit par se retrouver en 1946 en Inde. Elle perdra son compagnon de voyage en 1955 et, à cent ans et demi, elle demande le renouvellement de son passeport au Préfet des Basses-Alpes. Elle s’éteindra quelques mois plus tard. Ses cendres ont été transportées à Vârânasî en 1973 pour être dispersées avec celles de son fils adoptif dans le Gange.

A lire: Pour la vie. 1898 aux éd. Les nuits rougesLe féminisme rationnel. 1909 même éditeur – Les enseignements secrets des bouddhistes tibétains. 1951 ed. Pygmalion. Et bien d’autres choses encore. Une sacrée grande bonne femme qui méritait bien de rejoindre nos héros dans cette galerie de portraits.

Merci mille fois d’être passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être.

Every day i have the blues…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la Grèce antique et de la montre en toc réunies, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 27 janvier 2017. C’était généralement le 8e jour du mois de pluviôse dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du bois joli. Pour illustrer ce billet très américain, je vous propose d’écouter  Elmore James. Il est né à Richland, Mississippi, un 27 janvier en 1918 et a définitivement cessé de jouer de la guitare le 24 mai 1963 à Chicago.

, c’est l’arrivée de Trump au pouvoir qui me  fout le blues et me laisse sans voix, mais non sans mots, aussi, j’ai choisi de vous parler de Howard Zinn. Il est mort le 27 janvier 2010 à Santa Monica (Californie) et né le 24 août 1922 à Brooklyn (New York). C’est à la fois un historieen-suivant-Emma-184x300n qui a marqué son temps et un homme résolument engagé à l’extrême gauche. La vie personnelle de ce savant est inextricablement liée à son œuvre. Avec le linguiste Noam Chomsky, il est l’incarnation de ces intellectuels américains que les Européens aiment à aimer et à citer. La vie d’Howard Zinn fut pleine de contrastes : après s’être engagé comme bombardier pour combattre le fascisme, il devint un pacifiste convaincu; né d’une famille pauvre, il obtint un doctorat en histoire à l’université Columbia; professeur blanc, il enseigna dans un collège pour jeunes filles noires à Atlanta; érudit, il restera dans les mémoires comme l’auteur d’Une histoire populaire des États-Unis de 1492 à nos jours. Non seulement Howard Zinn a-t-il bouleversé notre façon d’aborder l’histoire, mais il en a été lui-même un acteur à part entière.

S’étant trouvé au cœur des événements marquants de l’histoire contemporaine des États-Unis,  de la Seconde Guerre mondiale aux invasions de l’Afghanistan et de l’Irak, en passant par le maccarthysme, les luttes pour les droits civiques et celles contre la guerre du Vietnam. Il pourrait être le héros d’un roman historique autant que le catalyseur Howard-Zinn-171x300d’une réflexion sur la tâche de l’historien. J’avais lu avec appétit « Une histoire populaire des Etats Unis ». Un livre magnifique et tellement peu américain. Les indiens face aux Européens, les femmes face au patriarcat, les noirs face au racisme, les droits civiques… Une vision des États unis comme on aimerait en voir beaucoup. Essayez de trouver aussi:  En suivant Emma, pièce historique sur Emma Goldman, anarchiste et féministe américaine, éditions Agone. Partisane de l’amour libre, oratrice réputée autant que redoutée, Emma Goldman est l’une des figures libertaires les plus attachantes. Activiste bouillonnante de vie, elle a marqué de son empreinte l’histoire du mouvement ouvrier américain. Il n’est guère surprenant que Zinn s’en soit épris au point de lui consacrer une pièce de théâtre, menée tambour battant.

Allez, merci de votre visite. portez vous bien et à demain peut-être.

La chanson du mal aimé…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de la poésie et de saint Tujen réunis, bonjour ! Nous sommes le 290px-Fomes_fomentarius_2010_G2Jeudi 26 janvier 2017, septième jour de Pluviôse dédié à l’amadouvier. Si j’évoque la poésie c’est parce que un 26 janvier (1855) vit la disparition de Gérard Labrunie, plus connu sous son nom de poète, Gérard de Nerval, l’une des figures les plus émouvantes de la poésie française. Quant à Tujen que l’on célèbre aujourd’hui, il est invoqué contre les maux de dents et la rage.

Alors se dirige t-on vers un Pénélope gate ? La dame du châtelain sourcilleux, candidat de la Droite aux élections présidentielles à venir, aurait, selon le Canard, été rémunérée pendant huit ans comme attachée parlementaire de son mari, puis de son suppléant Marc Joulaud. Pour cela, elle aurait perçu une rémunération d’environ « 500 000 euros brut » au total. Le fait d’embaucher des proches comme collaborateurs n’est pas interdit pour les parlementaires, à condition que ce ne soit pas un emploi fictif, mais le journal émet des doutes sur la réalité de ce travail. Et dans ses colonnes, le palmipède satirique, révèle aussi que madame Fillon aurait été salariée, entre mai 2012 et décembre 2013, de la Revue des deux mondes, une propriété de Marc manoirLadreit de Lacharrière (PDG de Fimalac), un ami de François Fillon, milliardaire et membre du groupe de Bilderberg. Or le directeur de la revue, Michel Crépu, répond au Canard qu’il n’a « jamais rencontré Pénélope Fillon et je ne l’ai jamais vue dans les bureaux de la revue » tout en précisant qu’elle a signé « deux ou peut-être trois notes de lecture ». En vérité, l’ombrageux sarthois laissait en province sa femme et ses cinq enfants et gagnait la capitale pour faire son dur métier: servir son bon maître Sarko et éviter la faillite de la France. Dans le manoir de Beaucé, près d’un tapis de haute lisse, sa femme attendait qu’il revînt (oui je sais, aujourd’hui on écrit haute lice). Oui da, madame Michu, il faut en finir avec tous ces assistés, cette sécu qui nous coûte la peau des fesses, ces chômeurs qui fainéantent à longueur de journées, ces trop nombreux fonctionnaires qui font vivre les services publics mais qui empêchent le secteur marchand de commercialiser l’air, l’eau, le soleil, la santé, le savoir et le droit de contempler les coccinelles…

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Si mort à mors…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis des sciences occultes et des coups de pied au cul réunis, bonjour ! Nouslaurier_tin_01-150x150 sommes le Mercredi 25 janvier 2017, sixième jour de Pluviôse dédié au Laurier-tin et non au laurier-thym comme on le rencontre parfois orthographié. On le nomme aussi, Viorne-tin voire lauretin. En Bretagne certains vont célébrer les Konhouarn? Un prénom très ancien et très peu usité que l’on doit au vieux breton Kon (guerrier) et Houarn (le fer). Il s’agirait d’un moine ayant été le compagnon de Konwoïon en l’abbaye de Redon…

Fille et héritière de François II, dernier duc de Bretagne était née un 25 Janvier en 1477 à Nantes. Le 8 janvier 1499 la Duchesse Anne de Bretagne, notre Duchesse à nous qu’on avaient, épouse le roi de France Louis XII devenant par là même, Reine de France. Sa fille Claude épousera plus tard le Duc d’Angoulême, futur François 1er et ce sera le début de la fin pour ce qui aurait pu devenir un État Breton et qui ne le sera jamais. A la mort de la Duchesse, un anonyme rédigea un poème que, cinq siècles plus tard, les « Tri Yann » mirent en musique: « SI MORT A MORS », en voici un extrait.

Si les matins de grisaille se teintent
S’ils ont couleur en la nuit qui s’éteint
Viendront d’opales lendemains
Reviendront des siècles d’or
Cent fois mille et mille aurores encore.duchesse

Si mort a mors Duchesse Noble Dame
S’il n’en sera plus que poudre de corps
Dorme son cœur bordé d’or
Reviendront les siècles d’or
Cent fois mille et mille aurores encore.

Si moribonds sont les rois en ripaille
Si leurs prisons sont des cages sans fond
Vienne l’heure des évasions
Reviennent des siècles d’or
Cent fois mille et mille aurores encore.

L’Union de la Bretagne et de la France, monument conçu par Jean statue-Rennes-203x300Boucher en 1911, représentait la Duchesse Anne et le roi Charles VIII. Situé dans une niche de la façade de l’hôtel de ville de Rennes, il fut détruit par des séparatistes bretons en 1932, et depuis lors jamais remplacé. Et voila pourquoi, les imbéciles heureux qui sont nés quelque part dansent le plinn en se pâmant devant les sœurs Goadec…

Allez, merci d’être passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être.

Dans la vallée…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de la petite histoire et du céleri rémoulade réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 24 janvier 2017, 5è jour de Pluviôse dédié au taureau. Pour les armoricains c’est la saint Kadeg, ou Kadoc, ou Cadou qui a laissé son nom à une magnifique petite île du golfe du Morbihan dans la ria d’Etel, l’île de saint Cado; et non pas sac-à-dos (Enes-Cadvod, en la commune de Belz). Bien évidemment ce saint là à rapidement trouvé sa place dans la vallée des saints à Carnoët (22).

Fils d’un prince de Glamorgan en Pays de Galles, puis fondateur et abbé du grand monastère de Lancarvan (Llancarfan en Grande-vallée des saintsBretagne dans la région de Cambrie), Saint Cado (Saint Cadou) vécu en Armorique vers 560. Albert Le Grand écrivait (1636): Cado estoit natif de la grande Bretagne & fut fils d’un Prince, qui regnoit en un canton de ladite Isle, lequel s’appelloit Guillenus, descendu de la race du Grand Constantin, & sa mere se nommoit Gudalusa, fille de Brahanus, Roy d’une partie d’Irlande. Il nasquit environ l’an 522 sous le Pape saint Hormisda, l’Empereur Justin premier, & le Roy de Bretagne Armorique Hoël II de ce nomIl venait retrouver ses compatriotes chassés par l’invasion saxonne et résida dans l’ile de la rivière d’Etel qui porte aujourd’hui son nom.

Il y construit un oratoire, fonda un monastère et se consacra à l’évangélisation du pays. Il fût aussi à l’origine de la construction de la chaussée de 100 mètres qui relie l’île à la terre, ce qui lui valu une légende populaire. Cado, désirant un pont, mais manquant de ile_stcado13-300x197moyens pour le réaliser, reçu un jour la visite de Satan. Celui ci lui proposa d’en faire lui même la construction, et en guise de récompense, recevoir l’âme du premier être vivant qui traverserait ce pont. Cado accepta, et le Démon créa l’œuvre en une nuit. Au matin suivant, Cado lâcha un chat, qui passa sur le pont. Étonnant, non ! En cette période troublée où un socialiste ne reconnaitrait pas ses petits… Y’a de quoi fouetter un chat.

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Ah bon! C’est Hamon !

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de l’expressionnisme et du ragout de hérisson réunis, bonjour ! perce-neigeNous sommes le Lundi 23 janvier 2017, quatrième jour de Pluviôse, dédié au Perce-neige, les puristes de l’orthographe ne manqueront pas de relever qu’il faudrait dire LA perce-neige. Et je ne vous parle même pas du pluriel, un truc à épater maître Capello lui même. Entre ceux qui en font un invariable et ceux qui mettent un S à neige. Personnellement je m’en soucie comme de ma première pipe en terre.

Fêtons dignement les Laouenan: Laouenan vient de « Laouen » qui signifie gai, joyeux, rieur comme dans l’expression Nedeleg laouenn (joyeux Noël): c’est ainsi que l’on nomme le roitelet en Bretagne. Disciple de Tugdual (Tudal) et de saint Pol au VIe siècle, il a laissé son nom à la paroisse de Tréflaouenan. Comment ! Vous ne connaissez pas Treflaouenan ? Comme le montre bien la carte ci-contre, Tréflaouénan (normalement on ne devrait pas mettre d’accent) devait être un lieu de treflaouenanpassage pour les migrants de l’époque. C’était bien avant le tunnel et surtout, dans l’autre sens… Bon, OK, je me rends compte que la carte ne montre rien du tout si on ne sait pas situer Treflaouenan et Cardiff. Au Ve siècle, des émigrés gallois, les Bretons, débarquent en Armorique par famille ou par clans avec leurs chefs religieux et civils pour s’installer progressivement, sans créer de réelles difficultés. Armoricains et Bretons se connaissent assez bien, ils procèdent à des échanges depuis fort longtemps, leurs cultures, costumes et langues sont assez proches. Leurs agglomérations s’appellent des « plou » ou « gwi », paroisses auxquelles les chefs donnent leur nom et se subdivisent en « tref » ou trèves avec un lieu de culte. C’est ainsi que la bande à Laouenan s’installe dans le Leon et donne naissance à Treflaouenan. La bande à Benoist elle, s’est installé à St-Renan (29), c’est pas très loin et, 1500 ans plus tard c’est lui qui a viré en tête à la première bouée. Triste primaire, triste score, triste participation, triste avenir; en vérité, triste époque.
Allez, j’m’en r’sers un p’tit. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Trochu: participe passé de trop choir…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la médecine par les plantes et du Viandox réunis, bonjour ! Nous sommes le Dimanche 22 janvier 2017 c’est à dire le 3è jour de pluviôse et je note avec amusement que depuis le début de pluviôse, le temps est au sec… C’est le jour du fragon, bien connu dans nos campagnes sous le nom de Petit-houx. En Ille-et-Vilaine, il était connu pour des utilisations pratiques. Ainsi il a été vu à la vente aux marché des Lices (à Rennes) durant la dernière guerre, vendu roulé en boule et Fragonservant  à récurer le matériel de cuisine allant au feu de cheminée, les pointes des feuilles faisant office de grattoir. Un ancien couvreur se rappelle s’en être servi de hérisson pour ramoner: il s’agissait alors de lier tête-bêche de nombreuses tiges par le milieu pour fabriquer ce « hérisson ». En  Gallo, j’ai entendu parler de  « hayen » mais, je ne suis pas sûr de la  prononciation.Merci aux « gallophones » de laisser un commentaire. Le fragon est aussi une plante médicinale appréciée pour son action contre l’inflammation et le rétrécissement des vaisseaux sanguins. On l’utilise par voie interne mais aussi par voie externe, (contre les varices par exemple et en cosmétologie). Les jeunes drageons tendres sont comestibles mais bon, je vous laisse faire l’expérience. Certains l’appellent la fragonnette et on l’utilisait autrefois pour fabriquer des balais.

Dans l’histoire, la date du 22 janvier 1871, nous renvoie à un épisode peu glorieux pour les bretons. C’est le jour d’un soulèvement populaire parisien pour empêcher le gouvernement de défense nationale de signer la capitulation devant les prussiens. une délégation des manifestants est reçue par Gustave Chaudey, adjoint du maire (Jules Ferry). Soudain, un coup de feu est tiré par un provocateur. Les Gardes mobiles bretons, commandés par le Bouëdec dont fait partie le Trochulieutenant James Marie Antoine Monjaret de Kerjégu,(du célèbre château de Trévarez) installés dans l’hôtel de ville tirent sur la foule qui s’éparpille tandis que des gardes nationaux ripostent. C’est ce jour où Louise Michel prendra pour la première fois les armes. Et c’est encore un 22 Janvier, en 1905, qu’eurent lieu ses funérailles. Elle vient de découvrir que ces gens là ne se défendent pas contre les prussiens mais contre les travailleurs parisiens. Le pouvoir était alors entre les mains du trop célèbre général breton TROCHU.  Il fut vite remplacé par THIERS le massacreur des communards. Victor Hugo l’a marqué d’une définition cinglante : « Trochu, participe passé du verbe Trop Choir. » . Pour Trochu : « la fin, c’est l’ordre, l’ordre seul, qui se résume en trois mots: Famille, Propriété, Religion. Deux mois plus tard démarrait la Commune de Paris.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.