Il jouait du piano debout…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis du pied-à-coulisse et du trombonne du même métal réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 23 décembre 2016, 3è jour de nivôse dédié au Bitume…

Or donc, aujourd’hui c’est la St Armand; c’est sans doute pour cela que je m’en vais vous causer d’Oscar. Tiens, en voici un qui est né un 15 août en 1925 dans ce quartier de OscarMontréal que l’on appelle la Petite Bourgogne et mort le 23 décembre 2007 à Mississauga (Ontario). Il va grandir baigné par la culture jazz et, très vite son père lui enseigne la trompette. Mais pour Oscar, le must c’est le piano. C’est sa sœur Daisy qui va se charger de l’apprentissage. A l’âge de 14 ans il gagne un prix national et quitte l’école pour devenir musicien professionnel. Le voici en compagnie d’un autre géant: Count Basie.

Oscar Peterson va rapidement se construire une réputation et il apparaîtra au Carnegie Hall pour la première fois en 1949. Influencé par Nat King Cole et surtout Art Tatumpeterson, il va accompagner Lester Young, Louis Armstrong et Ella Fitzgerald. Le tournant de sa carrière est son engagement par l’impressario Norman Granz qui va lui permettre de jouer avec les plus grands de son époque. De 1991 à 94, il est chancelier de l’université de York à Toronto, il faut noter par ailleurs qu’il est Franc-maçon. Après avoir parcouru le monde, enregistré des centaines de titres, joué avec les meilleurs, reçu tous les prix possibles, il va s’éteindre dans sa maison de la banlieue de Toronto le 23 décembre 2007. Je fais partie de ceux qui le considère comme le plus grand pianiste de jazz de tous les temps.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

4 commentaires

  1. Zap Pow

    À une époque où je produisais et animais une émission musicale, j’avais consacré une heure à Oscar Peterson et à sa Canadiana Suite (en trio avec Edmund Thigpen à la batterie et ray Brown à la basse), superbe hommage de l’artiste à son pays natal (l’œuvre, si je me souviens bien, était un voyage d’est en ouest avec des thèmes pour chaque province). J’ai découvert à cette occasion, et ce fut une surprise, que quasiment personne ne savait que Peterson était Canadien (et par personne, j’entend de bons musiciens de jazz qui jouaient parfois du Peterson).

    Le quartier de la petite Bourgogne a donné naissance à bien des jazzmen que l’on croit Américains. Je recommande le superbe documentaire interactif que Radio Canada a consacré à la Petite Bourgogne et au jazz de Montréal :
    http://jazzpetitebourgognedoc.radio-canada.ca/

    • erwandekeramoal

      Merci pour toutes ces précieuses précisions et, très bonnes fêtes de fin d’année (en musique bien sur).

  2. lediazec

    Les bonnes fêtes Erwan, ainsi qu’à tes proches.

    • erwandekeramoal

      Salut l’ami ! Nedeleg laouenn ha bloavez mad comme on dit par ici. Enfin, ça s’entend de moins en moins dans la vraie vie. Simplement que choses de la vie te soient favorables.

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