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Salut à toi dame bêtise…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la métempsychose et de la soupe aux choux réunies, bonjour ! Nous sommes le Mardi 22 novembre 2016, deuxième jour de frimaire dénommé jour du Turnep, Oui, bon, par chez nous on dit navet, ça fait plus franchouillard dans le pot-au-feu…

 Il y a 80 ans, Barcelone enterrait Buenaventura Durruti.

Le 22 novembre 1936, les funérailles de DURRUTI à Barcelone furent le théâtre d’une immense émotion populaire. Plus de 500 000 personnes se pressèrent à l’enterrement de celui qui incarnait si bien la révolution libertaire espagnole, l’espérance d’un monde nouveau devenue durrutipossible. Ce fut l’une des manifestations ouvrière les plus importantes de l’histoire du prolétariat. Le spectacle de son enterrement fut inoubliable : sa mort « avait frappé Barcelone au coeur »; des milliers d’habitants et toutes les organisations politiques et syndicales, sans distinction, accompagnèrent Durruti jusqu’au cimetière, seul lieu qui sut arrêter la violence de ce pur libertaire.

Aujourd’hui en Espagne c’est Mariano RAJOY qui orchestre encore la rigueur qui attend les espagnols. Il préconise un assouplissement du marché du travail plus grand encore, une baisse de la fiscalité sur les entreprises, un plus grand nombre de privatisations et une forte baisse de la dépense publique. C’est du Fillon craché ! Une fois de plus l’actualité donne raison à Etienne de la Boétie quand à son discours de la servitude volontaire: S’écartant de la voie traditionnelle, le jeune humaniste (il n’avait que dix huit ans) porte son attention non sur les la fouletyrans mais sur les sujets privés de leur liberté. Et il pose une question troublante : comment peut-il se faire que « tant d’hommes, tant de bourgs, tant de villes, tant de nations endurent un homme ou un système, qui n’ont de puissance que celle qu’ils lui donnent ? ». Aujourd’hui c’est « le marché » qui s’est assis dans le fauteuil de l’oppresseur et alors que l’on pourrait s’attendre à ce que les peuples se tournent vers des idéaux libérateurs (suivez mon regard) ils s’apprêtent à redonner le pouvoir à ceux là même qui sont les représentants de la finance internationale… Près de cinq siècles après La Boétie, 80 ans après Durruti, les pouvoirs continuent de se reposer sur la crédulité, l’absence de conscience politique et l’abêtissement des masses entretenues par les télé-poubelles…

Allez, madame Michu, gardez l’espoir, portez vous bien et à demain peut-être.