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Un saint peut-en cacher un autre…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de de l’hypotypose et du caramel au beurre salé réunis, bonjour ! Petits veinards que vous êtes, vous lisez le 3645è billet des « cénobites tranquilles » . Nous sommes le Mercredi 16 novembre 2016, 26è jour pistachesde brumaire dédié à la pistache. Notons au passage que ce fruit, riche en nutriments mais pauvre en calories n’offre que des avantages car il contient des bons acides qui permettent de réduire le mauvais cholestérol et ses antioxydants font merveille contre le stress. Et j’en connais qui vont en avoir besoin… Désormais, j’en suis convaincu (le premier qui dit: « poil au c.. »  est privé de blog pendant une semaine) il existe juste au dessus de mon ermitage un micro-climat qui nous permet, aux lapins et à moi même, d’échapper au réchauffement généralisé de la planète. Enfin, quand je dis aux lapins, je devrai dire aux taupes car, les premiers ont quasiment disparu au bénéfice des secondes. Il pleut, il vente, il fait froid, bref, un temps à ne pas mettre un chien dehors. Drôle d’expression que celle-ci ! Pourquoi le chien n’aimerait-il pas chanter sous la pluie ?

Mais c’est aussi le jour de la saint Emilion et là, je voudrais en profiter pour rétablir une vérité trop longtemps ignorée… Saint Emilion était Breton ! 16 novembre 767, l’ermite Émilion s’éteint dans son refuge des environs de Bordeaux. Autour de son tombeau se développe au Moyen-Âge une cité qui porte son nom, avec en son centre une eglise-Emilioncurieuse église monolithique dont la nef est creusée dans le sous-sol calcaire. La cité est célèbre aujourd’hui dans le monde entier en raison de la qualité exceptionnelle de son vignoble et de la beauté de ses paysages. La cité de Saint-Émilion est inscrite au patrimoine mondial de l’humanité. Or donc, Emilianus naquit à Vannes au début du VIII ème siècle. Laïc, il se signala dès sa jeunesse par sa charité et son attention envers les pauvres. Le Comte de Vannes l’engagea comme intendant de sa maison. Il fut très vite en butte aux lazzis comme dit Brassens et se décida à l’exil.

Sur son chemin vers St Jacques de Compostelle il est accueilli par Martin, un abbé bénédictin du Saintonge qui l’engagea à devenir moine. A nouveau il fut la cible des envieux, c’est Don Mabillon, lui même Bénédictin et historien au 17è siècle qui le raconte. Emilianus décida dès lors de se retirer pour vivre une vie d’anachorète. Que n’a t-il Statue-Emilionchoisit les cénobites ! Il s’arrêta dans la forêt de Combes, s’installa dans une des grottes et y fixa son oratoire. Mais, la sainteté attire et une fois de plus le saint se vit recherché. On venait le voir, lui poser des questions, l’entendre et se convertir. Enfin, il se résolut à fonder un monastère et il y mourut en 767. L’église de Saint Emilion, creusée dans la pierre est peut-être ce qu’il en reste. Vous connaissez la suite, quand il y a des moines, il y a des vignes, fussent celles du seigneur, elles donnent aujourd’hui quelques grands crus à faire pâlir un saint homme: Ecoutez chanter ces appellations: Angélus, Ausone, Cheval blanc, Pavie…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.