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Le petit Nicolas (pour les grands)…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Comme le disait mon aïeule, adepte de la ceinture Gibaud: A la saint Séverin, chauffe tes reins. Nous sommes le Dimanche 23 octobre 2016, deuxième jour de brumaire qui Restif gaucheest, qui l’eut cru, dédié au céleri. Aujourd’hui nous célébrons (ou pas) le jour anniversaire de la naissance de Nicolas Edme Restif plus connu sous le nom de Restif de la Bretonne, encore un mal-élevé. Il a eu la bonne idée de naître un 23 octobre en 1734 à Sacy, près d’Auxerre. Fils de paysan aisé il va se consacrer à la typographie. Il s’installe à Paris et va faire paraître de nombreux ouvrages dans les domaines de l’érotisme mais aussi des guides de la vie parisienne et des biographies. Cependant l’œuvre majeure de Restif de la Bretonne est sa vaste autobiographie « Monsieur Nicolas » en huit volumes échelonnés entre 1794 et 1797.

Admirateur des idées de Rousseau, dont il estimait du reste assez peu le talent, Restif voulut, à son exemple, émettre des projets de réforme sociale, et montra dans ce qu’il écrivit sur le gouvernement, sur l’éducation, sur les femmes, le théâtre, etc., de la singularité et de la bizarrerie, mais également de la hardiesse, de l’originalité, quelquefois de la justesse. Le Marquis de Sade et Restif, dont les points de vue sont quasi opposés, se détestaient ; le premier a dit du second qu’il dormait anti-justineavec une presse au pied de son lit tandis que Restif a traité Sade de « monstre », terme qu’il affectionne particulièrement et qu’on retrouve fréquemment sous sa plume. En revanche, il était apprécié notamment de Benjamin Constant, et de Schiller. Très critiqué par les puristes (on lui donna comme sobriquet « le Voltaire des femmes de chambre » ou « le Rousseau du ruisseau » mais Lavater l’appela « le Richardson français »), et Gérard de Nerval lui consacre une biographie dans Les Illuminés, et il fera l’objet,tardif de l’admiration des surréalistes. Dans « l’anti-Justine« , il débute ses propos comme ceci: « Personne n’est plus outré que moi des sales ouvrages de l’infâme de Sade… ».  

Allez, vive le libertinage et à bas la calotte (si j’ose dire) portez vous bien et à demain peut-être.