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Bis repetita placent…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la bamboche et du rhum arrangé réunis, bonjour! Nous sommes le Vendredi 21 octobre 2016, c’est le dernier jour de vendémiaire, dédié au tonneau… Voici un billet, par votre serviteur écrit, il y a quelque temps déjà; c’était avant les dernières élections présidentielles; deux points ouvrez les guillemets.

« J’appelle de mes vœux une véritable alternative. Une autre façon de voir et de concevoir la vie en société, frappée du coin de l’humanisme qui au siècle des lumières illuminait le monde. Cet immense espoir qui a irradié la planète en balayant les privilèges des nantis. Hélas, chassés par la porte ils sont revenus par la fenêtre. Ils ont abandonné leur particule mais la bête est toujours vivante. Elle se repaît sans pouvoirdiscontinuer de la sueur des travailleurs, de leur maigre épargne, de leur force de travail, et surtout de leurs illusions. Elle se dissimule sous le masque de la nécessité, de l’évidence du « on-ne-peut-pas-faire-autrement », je crois que c’est Bretch qui disait: l’évidence est le refus de comprendre ! Car il s’agit bien de cela, comprendre que libéraux et socio-démocrates ont abandonné le mandat qui leur était confié par les peuples souverains au bénéfice des argousins, de leurs fonds de pension, de leurs agences de notation. Comprendre, quoique en ait dit De Gaulle, c’était en octobre 1966, que la politique se fait à la corbeille et non plus au parlement. Oui, je crains que la gauche rose-bonbon, ne nous offre autre chose qu’une tiédasse alternance en mai 2012. Je crains qu’elle se refuse à s’attaquer aux racines du mal, tant les esprits sont aujourd’hui tank-top-detruisons-le-capitalisme-avant-quil-ne-detruise-la-planete-d001004001712formatés à vénérer le veau d’or, le marché, le libéralisme, en un mot, le capitalisme. Je suis de ceux qui pensent que capitalisme et humanisme sont irrémédiablement inconciliables. Ces gens qui sont prêts (et qui sont près) à mettre à genoux des États, des populations, des pans entiers de l’industrie, à néantiser tout ce qui relève du service non marchand, à diligenter des guerres post-coloniales pour sauvegarder leurs intérêts pétroliers, à obérer l’avenir des générations futures par leurs délocalisations, leurs déforestations, leur nucléarisation, leurs OGM, le pillage des ressources naturelles, ces gens là n’ont que faire de justice sociale, d’équité, de partage. »

Aujourd’hui madame Michu, la Gôche gouverne à droite, la droite attend le sauveur suprême, le FN se porte mieux que jamais, la colère est dans la rue et les lendemains qui déchantent font notre pain quotidien. Il y a des fois où l’on n’est pas forcément content d’avoir eu raison trop tôt. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.