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La peur de l’autre…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

Amis du calembour* et du potimarron réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 30 septembre 2016. C’était génétache-de-rousseurralement le neuvième jour du mois de vendémiaire dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du panais. En breton, les taches de rousseur sont appelées pikoù panez, littéralement des « taches de panais ». *à propos de calembours, j’aime beaucoup celui-ci: « Oh ! Raison funèbre » c’est de Prévert.

En ces temps d’expulsions tous azimuts, de démantèlement des camps, de barbelés et autres murs ségrégationnistes, je soumets à votre sagacité légendaire ce petit texte extrait des correspondances de Gustave Flaubert, une lettre adressée à son amie George Sand:

« je me suis pamé il y a huit jours devant un campement de Bohémiens qui camp-pour-migrants-appele-new-jungle-ou-sangatte-sans-toit-le-3-avril-2015-a-calais_5322669s’étaient établis à Rouen…L’admirable c’est qu’ils excitaient la haine des bourgeois, bien qu’inoffensifs comme des moutons. Je me suis fait très mal voir de la foule en leur donnant quelques sols…Cette haine là tient à quelque chose de très profond et de complexe.  On la retrouve chez tous les gens d’ordre. C’est la haine que l’on porte au bédouin, à l’hérétique, au philosophe, au solitaire, au poète. Et il y a de la peur dans cette haine. Moi qui suis toujours pour les minorités, elle m’exaspère.»

Sans commentaires ! Sur cette réflexion, portez vous bien et à bientôt peut-être.

L’amaranthe ne fait plus rire…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis du Bakouninisme éclairé et du filet mignon réunis, bonjour ! En ce huitième jour de vendémiaire, nous célébrons l’amaranthe (non, c’est pas Roselyne, la marrante…) belle plante dont le nom vient du Grec « a maranthos », qui ne fane pas. Pendant longtemps cette plante a été cultivée pour l’alimentation notamment en Amérique Latine. Les graines l'amarantheétaient grillées et les feuilles consommées comme légumes verts. Après la conquête espagnole la culture fut interdite car la plante était utilisée par les Aztèques lors de cérémonies rituelles. Du fait de cette interdiction et de la violente répression qui s’exerça durant plusieurs siècles à l’encontre des jardiniers qui continuaient à cultiver cette plante, l’Amaranthe a, presque totalement disparu de l’alimentation mexicaine, alors même qu’elle entrait dans la constitution de très nombreux plats aztèques (tamale, sauce, tortillas et boissons). On me dit que les feuilles d’amaranthe se cuisinent comme les épinards; ce qui, j’en suis convaincu, vous en touche une sans faire bouger l’autre… Il y a aussi ce poème de Rimbaud qui commence comme ceci:

Plates-bandes d’amarantes jusqu’à
L’agréable palais de Jupiter.
-Je sais que c’est Toi, qui, dans ces lieux,
Mêles ton Bleu presque de Sahara!

Mais bon, le poète a-t-il toujours raison ? Et si le nez de Cléopâtre avait été moins long, le cours de l’histoire en eut-il été changé ? Et si la main de ma sœur ne s’était pas égarée dans la culotte d’un zouave, le pont de l’Alma verrait-il encore couler la Seine ? Allez, trêve de polémiques ermiteet retrouvons l’atmosphère bucolique, que dis-je, agreste, pastorale, champêtre, rurale, campagnarde qui caractérise l’ambiance que veut adopter ce blog. Tel un joyeux cénobite, depuis sa retraite, je me plais à vilipender les travers de notre société que les marchands du temple ont décidé de brader à l’encan. Quand bien même, ils trouvent dans la blogosphère quelques hérauts pour les défendre à tous crins, l’heure viendra où il leur faudra rendre compte devant le peuple souverain.

Bon, après une tirade comme celle là je peux aller faire ma pelouse. En attendant la suite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Nos ancêtres les Gaulois…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la tradition et de la bolée armoricaine réunies, bonjour ! Nous sommes donc le Mercredi 28 septembre 2016, 7è jour de vendémiaire dédié à la carotte. Beaucoup de monde à Nantes semble t-il ce samedi le fur & Troadec24 pour réclamer la réunification de la Bretagne; l’idée mérite réflexion mais, la pensée d’y croiser Le Fur et Troadec ça me refroidit. Mais, a t-elle jamais été unie ? Il est vrai qu’aujourd’hui, par ici, on fête les Conan, nom sans doute issu de celui qui fut le premier Duc de Bretagne dont on peut par ailleurs supposer qu’il était plus romain que breton. Je dis ça pour les imbéciles heureux qui sont nés quelque part et qui voudraient nous faire prendre l’Helvétie pour une lanterne et les « desouches » pour une vérité historique.

Or donc, Conan, dit Mériadec ou Caradog, naquit en Grande-Bretagne à la fin du IVe siècle, et passa dans les Gaules vers 384,maximus avec le tyran Maxime. Il fut créé duc d’Armorique (par les romains donc) et gouverna pendant 26 ans, sous leur dépendance , la partie de l’Armorique connue depuis sous le nom de Bretagne. En 409, les Armoricains, s’étant soulevés, déférèrent à Conan l’autorité souveraine. Il conserva le pouvoir jusqu’à sa mort (421), et le légua à ses descendants, qui furent depuis ducs de Bretagne. Il résidait à Nantes. Conan Meriadec ou « Caradog » (Kynan Meriadec en Gallois)  était le neveu d’ Octavius,  à la solde de Maxime, (Magnus Maximus) dont il servit les intérêts. D’après Grégoire de Tours, il serait devenu duc d’Armorique (dux bellorum, c’est-à-dire chef de guerre). Conan reconnu conan meriadegThéodore, le vainqueur de Maxime, comme empereur, mais ensuite il porta la guerre en Aquitaine et il se rendit maître du pays de Retz en 405. Pour enrayer les incursions dévastatrices et meurtrières des Bretons, l’empereur Honorius fit construire une ligne de fortifications ou « mur d’Honorius », entre des tours. Ces tours  ont été à l’origine de quelques villes et villages dont : Gétigné (44), Boussay (44), Clisson (44), Légé (44), Cugand ( 85), Bois de Céné (85), Saint Etienne des Bois (85), Tiffauges ( 85), etc. Le tout formant une frontière entre l’Armorique et les Gaules. Cette saga plus ou moins légendaire autour de Magnus Maximus  à fait l’objet de la fameuse chanson galloise de Dafydd IWAN Rwy yma o hyd.

Conan légua son trône à ses descendants, qui furent depuis princes, puis rois et enfin ducs de Bretagne. A-t-il vraiment existé ?  Quelques anciens  historiens fixaient la date de sa mort entre 392 et 411, d’autres vers 421, ce qui laisse des doutes sur la crédibilité de l’existence de Conan ou sur la rigueur de ses biographies. Son existence, vivement contestée par Dom Lobineau, a pourtant été accréditée pendant longtemps par Geoffroy de Montmouth au XIIe tombe Conansiècle,  sans doute encouragé par la famille de Rohan, qui prétendait se rattacher à cet illustre personnage. En outre, il existe à la Cathédrale de Saint-Pol-de-Léon un sarcophage de style roman considéré jadis comme étant celui de Conan Meriadec, plusieurs historiens pensent que c’est plutôt celui d’un évêque du Léon, du XIIe siècle qui s’appelait également Conan. Il y a sans doute eu un Duc nommé par les Romains qui, a leur départ, garda son titre et ses pouvoirs, mais il est vraisemblable que la vie de Conan Mériadec a été enjolivée. Quoiqu’il en soit, Conan ou un autre « dux bellorum »,  nommé par le tyran Maxime, est celui qui a été à l’origine de la formation de la Bretagne et celui qui en a marqué ses limites.

Voilà pour la modeste leçon d’histoire de quelqu’un qui n’est en rien historien et qui fait appel à votre clémence en cas d’approximation. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Gardez la morale…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de l’isolexisme et du crabe mayo réunis, bonjour ! Voilà, nous sommes le Mardi 27 septembre 2016, 6è jour de vendémiaire dédié à la balsamine, jolie fleur s’il en est. Je sais, Ô leVendemiairettrés lecteurs, que vous n’ignorez rien des figures de rhétorique. Néanmoins, petit rappel : L’isolexisme est une figure consistant à réunir au moins deux mots ayant la même racine, dans le but de créer un mot nouveau, un effet emphatique ou comique. Exemple que l’on doit à ce cher Prévert : « Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie. »  J’adore les dames du calendrier républicain, je les trouve nettement plus accortes que celles du catalogue de La Redoute. Celle-ci adresse au vieux bouc qui l’accompagne un regard que d’aucun jugerait concupiscent alors que d’ordinaire c’est plutôt le contraire. L’observateur aguerri aura remarqué en effet, que ce dernier, de toute évidence, en veut à sa fleur…

Par ailleurs, connaissant votre passion pour l’observation de la chose politique, je sais que vous n’avez pas manqué de remarquer l’inflation PENTAX Imagede propositions pour revenir à l’école de Jules Ferry. La blouse grise, l’éducation civique, l’apprentissage dès 14 ans, l’internat, j’en passe et pas des meilleures… A propos de ce serpent de mer qu’est le thème, mille fois rabâché, de la morale à l’école, je me souviens de ce texte de Boileau qui sied parfaitement à nombre de blogueurs:

Muse, changeons de style, et quittons la satire :
C’est un méchant métier que celui de médire
A l’auteur qui l’embrasse il est toujours fatal
Le mal qu’on dit d’autrui ne produit que du mal.
Maint poète, aveuglé d’une telle manie,
En courant à l’honneur trouve l’ignominie ;
Et tel mot, pour avoir réjoui le lecteur,
A coûté bien souvent des larmes à l’auteur.

Médite cette pensée petit scarabée et continue néanmoins de visiter Les cénobites tranquilles. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

L’abbey (road) ne fait pas le moine…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des années bissextiles et de la pizza trois fromages réunies, bonjour ! Nous sommes le Lundi 26 septembre 2016, c’est pour vous dire si ça passe vite, et cela correspond au 5è jour de vendémiaire, dédié au cheval. Comme disait Pierre Dac: « Si vous avez perdu au PMU, vengez vous, mangez du cheval ! » On fête aussi la saint Côme, rien à voir avec le lac que ma belle et moi visitions voici quelques temps à pareille époque.

Côme et son frère Damien étaient des chirurgiens qui pratiquaient la médecine gratuitement d’où l’appellation d’anargyres (du grec an- et argyrios, qui refusent l’argent). Joli nom qui commence plutôt bien et qui me les rend sympathiques.

Tout à fait autre chose.

Saviez vous que c’est un 26 septembre, en 1969, que paru le fameux Abbey-road des Beatles ? C’est le onzième album original publié par les M-RR-The-Beatles-French-480i60_480x270Beatles, paru le 26 septembre 1969 au Royaume-Uni, et le 1er octobre aux États-Unis. Bien que sa sortie précède celle de Let It Be, paru en mai 1970, il est le dernier album enregistré par les Fab Four. Le 20 août 1969, les quatre Beatles sont réunis pour la toute dernière fois en abbey roadstudio et, vers la fin de septembre, au moment où le disque paraît, John Lennon met fin au abbey-roadgroupe en lui annonçant son départ définitif. La séparation des Beatles n’est toutefois officialisée qu’en avril 1970. La pochette du disque reste une des plus célèbres de l’histoire de la musique, représentant les Beatles traversant un passage piéton au croisement de Grove End Road et Abbey Road, face aux studios où ils ont enregistré presque toutes leurs chansons depuis 1962. Voici, à droite, une photo des plus amusantes dans le style «un quart d’heure avant JC !» On peut imaginer que la petite dame à conseillé aux Beatles ne rester dans les clous… Etonnant, non !

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Nostalgie ? Est-ce que j’ai une gueule de nostalgie…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des béatitudes et du maquereau à la bretonne réunis, bonjour ! Et bien voilà, ça y est, nous sommes le Dimanche 25 septembre 2016 ! Et alors ? Heu, rien. Ah si, c’est le 4è jour de vendémiaire dédié à la colchique. Jolie plante, quoique aussi toxique qu’un prêt bancaire. Elle doit son nom à Colchide où habitait la magicienne Médée. Vous vous souvenez de la fameuse chanson Colchique dans les prés… Elle a été créée par une cheftaine scoute francine Cockenpot et reprise par Francis Cabrel, étonnant non ? Regardez cet extrait de l’émission télé ‘Rendez vous avec » animée par Jacqueline Joubert en 1956…

Pour les plus jeunes je rappelle que Jacques Douai sera l’un des tout premiers à chanter Prévert et notamment les chansons du film « Les Visiteurs du soir ». Jacques DOUAI était un prince de la chanson intemporelle. Les témoignages ne manquent pas sur l’impression qu’il dégageait, ainsi celui de Francis Claude, directeur du Cabaret Quod Libet dans les années 1948-49 : « Un soir d’hiver, une sorte d’apparition de douai1Noël s’encadra sous la voûte de l’escalier menant au caveau. Il était vêtu d’un duffle-coat couvert de neige et semblait être l’incarnation d’un Chopin expirant. Il vint à moi et me demanda simplement : « On peut chanter ? » J’acquiesçai, déjà séduit (…) Il chanta, et le sortilège produit son effet. L’assistance subjuguée, osant à peine applaudir… » (cité par Gilles Schlesser dans « Le Cabaret rive gauche, de la Rose rouge au Bateau ivre« , éd. de l’Archipel, 2006, ) Citons également le témoignage de Pierre Seghers écoutant Jacques DOUAI à l’Echelle de Jacob : « Tout à coup, à travers la fumée, le bar entier se mettait à louvoyer sur les marches du palais ou bien cinglait vers La Rochelle. Nous étions tous transportés dans un autre monde. » (cité par Gilles Schlesser, même ouvrage) voir aussi ce billet sur « Esprits nomades » .

Allez, merci d’être fidèle, portez vous bien et à bientôt peut-être.

François de souche…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de l’apologue et de l’omelette au haddock réunis, bonjour ! Nous voici (déjà) le Samedi 24 septembre 2016, troisième jour de vendémiaire dans le calendrier républicain, dédié à la châtaigne. A franchouillardpropos de châtaigne, c’est pas l’envie qui me manque… Quand on voit c’qu’on voit et qu’on entend c’qu’on entend comme le disait Jean Carmet, on ressent un désir irrépressible de distribuer des baffes. « Moi, quand on m’en fait trop je correctionne plus : je dynamite, je disperse, je ventile !» là c’était Blier dans les Tontons flingueurs. Je vous fais grâce des tribulations des amis du petit Nicolas et du petit François embourbés dans leurs histoires de primaire. C’est juste nauséeux. C’est à qui sera le plus gaulois, le plus nationaliste, le plus franchouillard, blanc, catholique et con à la fois…

Et chacun sort de son chapeau le dernier lapin blanc de la série: l’allégeance aux armes, le port de l’uniforme, le Guantanamo à la française, la création d’une garde nationale, la levée des couleurs en maternelle, les centres fermés, et puis les murs, les murs de l’exclusion, les murs de la honte, de la haine… Je mets trois points de suspension car là, je vous avoue, ça me la baille belle. Je me souviens défilé des écolesque dans les années cinquante, les maîtres d’école nous apprenaient à marcher au pas en chantant « la victoire en chantant nous ouvre la barrière… Un français doit viiiiiivre pour elle, pour elle, un français doit mourir ». C’était pour préparer le défilé de la fête des écoles, démonstration de la vitalité des écoles publiques face à la concurrence. Je revois encore monsieur Le L… et son béret basque, la cour de la communale et ses marronniers, son préau et la distribution de lait à la récré… 68 est passé par là et nous avons jeté aux orties les blouses grises et les chants martiaux. Mais Ciotti & consorts nous refont le coup de la patrie. Et pourquoi pas « Maréchal nous voila » pendant qu’on y est !

Non décidément, il se fait dans ce pays une politique aux relents nauséabonds et je ne vois guère se développer d’alternative, sauf peut-être ma cousine Bette qui s’est fait faire une indéfrisable…
Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

And the winner is…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la tectonique des plaques et du poulet de Challans réunis, bonjour ! Nous sommes le 23 septembre 2016, deuxième jour de Vendémiaire dédié au safran.

Il y a quelques jours les journaux télévisés et les chaînes d’info nous bassinait en annonçant qu’en marge de l’assemblée générale de l’ONU, François Hollande avait été désigné «Homme d’Etat de l’année» et chacun d’imaginer que notre Président avait été distingué par le «Machin» comme disait De Gaulle…

En vérité, ce prix est attribué par une fondation interreligieuse, fondée en 1965 par un rabbin austro-américain, Arthur Schneier, survivant de la Shoah, qui la préside toujours aujourd’hui, à l’âge de 86 ans. Appeal of conscience veut rassembler des responsables spirituels et des entrepreneurs, qui se donne pour but de promouvoir « la paix, la tolérance et la résolution des conflits ethniques ». « Appeal of conscience », a donc créé la surprise, lundi 19 septembre en désignant notre président de la République à nous qu’on a comme « homme d’État de l’année ». Une récompense pour « son leadership kissingerdans la sauvegarde de la démocratie et de la liberté dans un moment d’attaques terroristes et pour sa contribution à la stabilité et à la sécurité mondiales », selon le communiqué de la fondation. C’est pas merveilleux ça, madame Michu ?
Au sein du board de l’Appeal of Conscience Foundation, aux côtés d’Arthur Schneier, on trouve notamment Pete G. Peterson, milliardaire américain philanthrope et impliqué dans la politique étrangère, l’archevêque de Vienne et cardinal Christoph Schönborn, John D. Negroponte, diplomate et chercheur dans plusieurs prestigieuses universités telle Yale, Rozanne L. Ridgway, ancienne diplomate et sous-secrétaire d’État aux affaires européennes et canadiennes, ou encore Muhtar Kent, le PDG de Coca-Cola, l’indétronable Henry Kissinger, co-responsable de l’assassinat de Allende, Jack Rosen, président du Congrès juif américain, ainsi que différentes personnalités du monde politique, des affaires ou de l’industrie. Et pour y aller de mon quart d’heure complotiste, il est à noter que beaucoup de ses membres fréquentent assidument le club Bilderberg. Les mauvaises langues n’y voient rien d’autre qu’un lobby sioniste chargé de caliner les amis d’Israel. Et voila, cela va me valoir une cinquantaine de commentaires me traitant d’antisémite…

Bon, allez, la nouvelle saison des cénobites démarre fort. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Le 22 Septembre…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des latitudes extrêmes et du cochon grillé réunis, bonjour ! Nous sommes donc le Jeudi 22 septembre 2016, premier jour de Vendémiaire dédié au raisin. Je dois préciser que l’équinoxe aura lieu à 14 heure 21 minutes et 07 sec pour être tout à fait précis. Je dis cela car, dans le calendrier républicain, commençant le 22 septembre 1792, mis en place le 6 octobre 1793 et utilisé entre 1793 et 1805, l’année débute lors de l’équinoxe de septembre. Donc, en toute logique,  c’est le premier de l’an hier soir c’était  le réveillon…

Il semble loin le temps où le Président de la République invitait les maires à festoyer. Souvenons nous: Le 22 septembre 1900 a lieu le Banquet des maires de France. À l’invitation du président Émile Loubet, la France des banquet-300x214notables célèbre d’une agréable façon le culte de la République (108 ans jour pour jour après sa première fondation), en marge de l’Exposition universelle et des festivités du nouveau siècle. Elle tente d’oublier aussi les dissensions nées de l’affaire Dreyfus. 22 965 maires répondent à l’invitation présidentielle. Ils se réunissent dans le jardin des Tuileries, sous deux tentes immenses, autour de 700 tables. 400 cuisiniers et 2000 maîtres d’hôtel sont mobilisés à leur service par le traiteur Potel & Chabot, maison fondée en 1820 par le pâtissier Jean-François Potel et le cuisinier Étienne Chabot.

En moins de 90 minutes défilent cinq services : Hors-d’œuvre -  Darnes de saumon glacées parisienne – Filet de bœuf  en Bellevue – Pains de canetons de Rouen – Poulardes de Bresse rôties – Ballotines de faisans Saint-Hubert – Salade Potel – Glaces Succès – Condés – Dessert. Et, pour les vins, 39 000 bouteilles furent utilisées dont:  Preignac servi en carafe – Saint-julien servi en carafe – Haut Sauternes – Beaune Margaux Jean Calvet 1887 – 1500 bouteilles de fine Champagne Montebello. Le personnel ne fut pas en reste banquet-les-invités-196x300puisqu’il eut droit à 3 000 litres de « gros rouge ». Il faut savoir que 3 000 personnes furent employées pour la cuisine et le service. Quand aux mets dégustés ce jour, certains ont disparu des cartes des restaurants ou ont été revisités par les chefs actuels mais, on devine qu’il s’agissait d’un déjeuner froid. La darne de saumon glacée à la parisienne est un saumon poché, servi froid avec des légumes croquants et une mayonnaise parfumée aux condiments et fines herbes. Le filet de bœuf Bellevue avait été crée pour madame de Pompadour en son château de Bellevue. Il s’agit d’un rôti de bœuf habillé d’une fine gelée. Le pain de caneton de Rouen était probablement une espèce de terrine froide de canard. La poularde de Bresse était juste rôtie. La ballottine de faisan Saint Hubert, les escalopes de blancs de faisan sont farcies avec une farce fine, roulée en ballottine, pochée dans un bouillon, puis servis froid.

Étonnant, non ! Ceci étant écrit, je dois vous avouer que le 22 septembre, aujourd’hui, je m’en fous…