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Le camarade vitamine…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la petite reine et du roidec réunis, bonjour ! Nous sommes le Dimanche 03 Juillet 2016 qui correspond au quinzième jour de Messidor dans le calendrier républicain, jour dédié au chamois (comme c’est izard).

Et puis tiens, comment ne pas saluer le 140è anniversaire de la disparition de Bakounine, ce camarade vitamine comme disait Léo Ferré… Il nous a quitté le 1er Juillet 1876 à Berne.  Révolutionnaire russe, véritable fondateur du mouvement aBakouninenarchiste international, théoricien et homme d’action, incarnation même de l’esprit de révolte. Issu de l’aristocratie, il fait ses études à l’école militaire de St-Pétersbourg d’où il sort officier d’artillerie à 17 ans. Mais passionné par la philosophie de Hegel, il renonce à la carrière militaire et part étudier à Berlin puis à Dresde. En 1844, il est à Paris, il y rencontre Proudhon et fréquente les milieux socialistes. Il est expulsé de France en 1847 mais y revient un an plus tard pour participer à « l’ivresse révolutionnaire » de 48. Arrêté et emprisonné, il est condamné à mort le 14 janvier 1850, par le tribunal de Saxe, puis extradé en Autriche, il est finalement livré à la police Tsariste le 17 mai 1851. Enfermé à la forteresse Pierre et Paul, il se résout à faire une confession qui lui vaut d’être déporté en Sibérie, d’où il s’évade et rejoint Londres en décembre 1861.

Il reprend son activité révolutionnaire, parcourt l’Europe de la Suède à l’Italie où il crée une société secrète « La Fraternité Internationale ».  En 1873, Il écrit « L’Etat et l’Anarchie » un des textes les plus significatif de sa pensée théorique. En juillet 1874, il est à Bologne le pouvoir ne(Italie), pour prendre part à un mouvement insurrectionnel mais celui-ci échoue et il regagne Locarno (Suisse) où Carlo Cafiero l’héberge. Malade et fatigué, il meurt deux ans plus-tard.
L’anarchiste Arthur Lehning, s’est consacré à la conservation et à l’édition de ses œuvres. D’autres comme Fritz Brupbacher, où Madeleine Grawitz, lui ont consacrés des biographies.
« Je ne deviens vraiment libre que par la liberté des autres… » Assurément, aujourd’hui, sa voix se mêlerait au concert des indignés pour fustiger tous ces valets empressés de la finance qui nous veulent à genoux…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.