Hasta buan …

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, ,

Amis de la bigoudénie et des demoiselles du Guilvinec réunies, bonjour ! Nous sommes le Lundi 30 mai 2016, ce qui tend à prouver que tout arrive, et ce 10è jour de prairial est dédié à la fraise, ce qui, résidant à quelques kilomètres de Plougastel, m’autorise à la ramener quelque peu… En Bretagne armoricaine, on s’apprête à célébrer les Buan: Saint BUEN, ermite, fondateur de la paroisse de Loc’hbuen, autrement dit Locarn (22). On ne sait rien (ou si peu de chose) de cet obscur saint breton. Un saint de ce nom est honoré au pays de Galles. Il était le fils d’Ysgwn et le petit fils de Llywarch Hen, le barde guerrier du 6e siècle et prince breton. institut-de-locarn-intro-couvImpuissant face aux Angles, Llywarch s’était réfugié en Galles. Le nom semble identique au qualificatif buan « rapide ». On ne sait pas grand chose non plus de l’Institut de Locarn, ce club des Trente reste nimbé de mystère. Ce think tank à la bretonne œuvre au développement de la Bretagne dans toutes ses dimensions notamment au plan économique. « Une des vocations de Locarn est de servir de lieu de négociation neutre et discret, où peuvent se rencontrer des personnalités économiques et politiques », confiait Jo Le Bihan (co-fondateur) lors de la création de l’institut. En 1994, l’Institut de Locarn, sous statut d’association, est inauguré en présence de 850 personnes, dont l’archiduc Otto de Habsbourg fils du dernier empereur d’Autriche, mais surtout sympathisant notoire de l’Opus Dei.

Et puis tiens, comment ne pas saluer l’anniversaire de la naissance de Bakounine, ce camarade vitamine comme disait Léo Ferré… Il est né le 20 ou 30 mai 1814 (8 ou 18 mai dans le calendrier Julien) à Premoukhino (Russie).  Révolutionnaire russe, véritable fondateur du mouvement anarchiste international, théoricien et homme d’action, incarnation même de l’esprit de révolte. Issu de l’aristocratie, il fait ses bakounineétudes à l’école militaire de St-Pétersbourg d’où il sort officier d’artillerie à 17 ans. Mais passionné par la philosophie de Hegel, il renonce à la carrière militaire et part étudier à Berlin puis à Dresde. En 1844, il est à Paris, il y rencontre Proudhon et fréquente les milieux socialistes. Il est expulsé de France en 1847 mais y revient un an plus tard pour participer à « l’ivresse révolutionnaire » de 48. Arrêté et emprisonné, il est condamné à mort le 14 janvier 1850, par le tribunal de Saxe, puis extradé en Autriche, il est finalement livré à la police Tsariste le 17 mai 1851. Enfermé à la forteresse Pierre et Paul, il se résout à faire une confession qui lui vaut d’être déporté en Sibérie, d’où il s’évade et rejoint Londres en décembre 1861.

Il reprend son activité révolutionnaire, parcourt l’Europe de la Suède à l’Italie où il crée une société secrète « La Fraternité Internationale ».  En 1873, Il écrit « L’Etat et l’Anarchie » un des textes les plus significatif de sa pensée théorique. En juillet 1874, il est à Bologne Bakounine 2(Italie), pour prendre part à un mouvement insurrectionnel mais celui-ci échoue et il regagne Locarno (Suisse) où Carlo Cafiero l’héberge. Malade et fatigué, il meurt deux ans plus-tard.
L’anarchiste Arthur Lehning, s’est consacré à la conservation et à l’édition de ses œuvres. D’autres comme Fritz Brupbacher, où Madeleine Grawitz, lui ont consacrés des biographies.
« Je ne deviens vraiment libre que par la liberté des autres… » Assurément, aujourd’hui, sa voix se mêlerait au concert des indignés pour fustiger tous ces valets empressés de la finance qui nous veulent à genoux…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Un commentaire

  1. Mildred

    Houla, houla, ! N’en dites pas plus, vous aggraveriez votre cas !

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera jamais publié. les champs marqués d'une asterisque sont obligatoires (*).