Alors, ça jazze ?

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la trompinette et du ris de veau réunis, bonjour ! Faut-il vous le rappeler, nous sommes le Lundi 16 Mai 2016, 27è jour de Floréal et c’est le jour de la civette; petit mammifère plus proche du bureau de tabac plus vieux de Parisblaireau que du chat d’après Buffon mais qui sent comme un putois. Les secrétions des glandes anales de la civette étaient utilisées en pharmacie et dans la fabrication des cigares ou de parfums d’où le nom de nombreux débit de tabac en manque d’imagination (celui-ci en photo est le plus ancien de Paris, il se trouve rue St-Honoré et existe toujours depuis 1716). Leur usage remonte à plus de 2 000 ans ; elles avaient la réputation d’être très appréciées de Cléopâtre; il est vrai qu’elle avait du nez… Il existe par ailleurs un café, que les connaisseurs jugent « le meilleur du monde » et qui est récolté dans les excréments d’une civette; le kopi luwak..

Allez, musique… Woody Herman de son vrai nom Woodrow Charles Herman, était un saxophoniste (alto & soprano), chanteur et chef d’orchestre de jazz américain. Né en 1913 dans une famille travaillant dans le vaudeville, Woody Herman apprend le saxophone à 11 ans et la clarinette à 14. À l’âge de 15 ans, il devient professionnel et joue dans de nombreuses formations dont les Isham Jones Juniors. C’est avec cinq des anciens musiciens de ce groupe, qu’en 1936 il forme son 220px-Woody_Hermanpremier orchestre. Ce big band, vite appelé The band That plays the Blues, enregistre Woodchopper’s ball en 1939, un titre qui le rendra célèbre. Après un remaniement de personnel, l’orchestre devient The First Herd (le premier troupeau). C’est pour cette formation qu’Igor Stravinski écrit Ebony concerto. En février 1942, le morceau Blues in the Night (My Mama Done Tol’ Me) est n°1 aux États-Unis. L’orchestre est dissous en 1946. De 1947 à 1949, Woody Herman dirige le « Second Herd ». La section de saxophones de cet orchestre, composée de Stan Getz, Zoot Sims, Herbie Steward (saxophone ténor) et de Serge Chaloff (saxophone baryton) et connue sous le nom des Four Brothers, est l’une des plus remarquables de l’histoire du jazz. Fin 1949, des difficultés financières poussent Woody Herman à dissoudre ce big band pour se produire en petite formation.

En 1950, il forme le Third Herd qui connait de fréquents changements de personnel et de dimension. À partir des années 60, Woody Herman va diriger d’autres grands orchestres : les Thunderings Herds. L’époque « héroïque » des big bands est révolue et le clarinettiste, pour faire survivre sa formation, engage essentiellement de jeunes musiciens issus des orchestres universitaires. Woody Herman, ruiné par les malversations de son manager, meurt d’une attaque cardiaque en 1987. Instrumentiste limité, il se considérait lui-même comme un « soliste moyen », fut surtout un exceptionnel meneur d’hommes. Il fit toujours preuve d’une grande ouverture d’esprit. En témoigne le répertoire de ses derniers Thundering Herds où se côtoyaient ses anciens succès de l’époque swing (Apple honey, Caldonia) et des compositions de John Coltrane ou Chick Corea. Il est évoqué dans le 280e des 480 souvenirs cités par Georges Perec dans Je me souviens.

Allez, voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

2 commentaires

  1. Mildred

    Étant dans l’impossibilité d’écrire quoi que ce soit sur votre billet d’aujourd’hui, je me suis permis de conseiller à @jazzman que vous connaissez peut-être, de venir ici, jeter un coup d’œil, et voilà ce qu’il a écrit. Comprenne qui pourra :

    « Bon billet effectivement, sauf que Ebony concerto…ahem…
    En fait je ne m’intéresse plus beaucoup aux gens qui parlent de musique depuis que j’ai compris que la musique n’est qu’un effet de bord de la raison de la vie sur Terre…. »

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