Apollon, pollon et demi…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis de la métempsychose et des œufs en meurette réunis, bonjour ! Nous voici le Jeudi 28 avril 2016, neuvième jour de Floréal dédié à la Hyacinthe; excepté en Bretagne où l’on fête les Loudiern. Déclinaisons du prénom breton : Louziern – Louthiern, saint irlandais, il aurait évangélisé la région d’Alet. « Lou », en celte, signifie lumière, et « thiern » signifie chef.  

Mais revenons à notre hyacinthe. Pourquoi dit-on LA alors que Hyacinthe était un beau jeune homme qui fut aimé d’Apollon et de Zéphyr ? Mais comme dit l’autre, les histoires d’amour finissent malmort de hyacinthe, surtout chez les dieux et  particulièrement ceux du stade… Oyez, gens d’ici, la belle histoire de ces divins amants. Alors qu’Apollon lui apprend à lancer le disque, Hyacinthe est accidentellement (ou à cause de Zéphyr, selon la version) frappé à la tempe par le disque, et meurt. De son sang naissent des fleurs qu’on appelle Jacinthe, d’après le nom du jeune homme, qui ne sont probablement pas des jacinthes mais plutôt des iris; mais bon, on va pas chipoter. Voyez cette représentation de la mort de Hyacinthe par Jean de Broc. C’est-y pas mignon ça, madame Michu. Ah, on se prenait pas la tête avec le-mariage-pour-tous à cette époque là…

 
Aucune représentation antique connue ne montre Hyacinthe et Apollon ensemble , à l’exception peut-être d’une coupe du peintre Akestorides akestorides(460 avant JC), montrant un jeune garçon à califourchon sur un cygne. En revanche, il est souvent représenté dans la céramique attique en compagnie de Zéphyr, soit qu’il soit enlevé par ce dernier, soit que ce dernier pratique un coït intercrural couché. Comme diraient les anti mariage pour tous, les peine-à-jouir, les empêcheurs de s’aimer en rond, les culs serrés: avec des mœurs comme celles là, faut pas s’étonner que la Grèce ait des problèmes.

Allez, passez un bon dimanche, portez vous bien et à demain peut-être.

2 commentaires

  1. Mildred

    J’ai bien observé la coupe d’Akestorides que vous proposez à notre regard, et cela m’a amené tout droit à consulter mon dictionnaire. Je dois dire que le mot CALIFOURCHON (À) n’est pas sans poser quelques problèmes à Monsieur Littré aussi. Jugez-en :
    (ka-li-four-chon), loc. adv. Jambe decà, jambe delà, comme quand on est à cheval. Se mettre à califourchon. « M.de Bouillon s’était donné la plate satisfaction de brûler le maréchal de Noailles en effigie de paille et de carton à califourchon sur son petit château d’Agen », ST-SIM., 205, 9. // N.m. Marotte, manie. C’est son califourchon. HIST. XVI s. « S’estant avancé à califourchons sur les gardes du pont… », D’AUB., Hist., I 336. « .. . ah ! avant que le sort T’eust fait flotter à mes bords demi-mort À califourchons sur les aiz de ta proue… », RONSARD, 946. ÉTYM. B. lat. calofurcium, fourches, gibet. On reconnaît fourche dans fourchon ; mais le préfixe calo, cali, cal ou ca reste inexpliqué. M. Fr. Dame, de Bucarest, suggère, pour expliquer la première partie du mot, de prendre en considération le roumain cal, cheval, calul, le cheval, calare, monter à cheval. Il est certain que ce cal, qui vient sans doute de caballus, offre une interprétation de califourchon. Mais est-il permis d’introduire cette forme néo-latine orientale dans nos langues néolatines occidentales qui ne la connaissent pas ?
    La question mériterait, sans doute, d’être posée à Madame Belkacem !

    • erwandekeramoal

      « …La question mériterait, sans doute, d’être posée à Madame Belkacem ! »
      Je fais suivre à son secrétariat sans délai.

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