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Ubériser les chocolateries…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de la nostalgie et du Plum pudding réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 06 avril 2016, 17è jour de germinal dédié au guillotineMélèze.Le 6 avril 1871, lors de la Commune de Paris, un bataillon de la Garde Nationale dépose devant la statue de Voltaire deux guillotines qui sont brulées devant une foule en liesse, aux cris de: « A bas la peine de mort »! Il faudra attendre un siècle, le mois d’octobre 1981 pour que celle-ci soit définitivement abolie en France. Regrettons que la « grande démocratie » Etatsunienne n’est pas encore franchit le pas et que les couloirs de la mort soient encore trop peuplés.

Décidément, le 06 avril est un jour faste. En effet, le 06 avril 1927, naissance de Gerry Mulligan, saxophoniste de talent dont je parle souvent ici. Il est avant tout connu pour son jeu au saxophone baryton qui a marqué l’histoire du jazz. Son quartette sans piano du début des gerryannées cinquante avec le trompettiste Chet Baker est toujours considéré comme l’une des formations les plus importantes de l’époque du Cool Jazz. C’était également un arrangeur remarquable qui a travaillé avec des artistes aussi importants que Thornhill, Miles Davis, Stan Kenton ou Paul Desmond, entre autres. Ce qui est amusant (enfin, façon de parler) c’est qu’il est décédé à Darien dans le Connecticut en 1996 or, Darien c’est précisément le nom de cet écrivain anarchiste à qui j’avais consacré un billet et qui lui même est né un 06 avril mais en 1862.

Ah les chiffres et les nombres… Par exemple, j’entendais hier soir des journaleux et leurs fameux experts de l’expertise s’interroger sur le nouveau scandale du Panama. Alors, l’argent à l’étranger, légal, pas 160404-cahuzac-panama-papers-delignelégal ? Et pis, c’est qui ? Et pis c’est combien ? Mais, à aucun moment ils ne posent la question qui tue: Mais, sacrebleu, d’où vient tout ce pognon ? N’est-ce pas en partie le fameux argent qui n’existe pas et que l’on ne peut pas redistribuer puisqu’on vous dit qu’il n’y a pas d’alternative; qu’il faut diminuer le poids des dépenses publiques, diminuer le coût du travail, augmenter le temps de travail, reculer l’âge de départ à le retraite, libéraliser l’entrepreunariat, Uberiser les chocolateries…

Tiens, histoire de calmer les gargouillis de ma triperie personnelle, je m’en ressert un p’tit. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.