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Un seul hêtre vous manque…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la philosophie et des paupiettes de veau réunies, bonjour ! Nous sommes le Dimanche 03 Avril 2016, quatorzième jour de Germinal dédié au Hêtre; et, comme disait le poète: un seul hêtre vous manque et…

Ce matin j’évoque une immense interprète de jazz: Sarah VAUGHAN (prononcer Sara Vauhn). Comme beaucoup de chanteurs et musiciens de jazz, elle est née (27 mars 1924 à Newark – New Jersey) dans une famille aussi religieuse que musicienne et elle apprend le chant et l’harmonium au sein de l’Église baptiste. Comme quoi, la religion mène 220px-Sarah_Vaughan_1946_Gottlieb08821à tout…A condition d’en sortir. Elle garde la double spécialité (chant et piano), jouant du piano dans l’orchestre de son école et chantant dans les chœurs à l’église ; elle se consacre au chant lorsqu’elle gagne le concours d’amateurs du Théâtre Apollo à Harlem, dix ans après Ella Fitzgerald qui vient la féliciter. Elle rejoint l’orchestre d’Earl Hines puis l’orchestre moderniste, qui introduit le Be Bop dans la musique de Big Band, de Billy Eckstine. Elle est notamment influencée par Charlie Parker et Dizzy Gillespie, alors membres de l’orchestre. En décembre 1944, elle enregistre sous son nom une splendide version de « A Night in Tunisia » sous le nom « d’Interlude » avec Charlie Parker et Dizzy Gillespie en sidemen de luxe. Ecoutez Tenderly en live 1958, moi je démarre illico un slow ravageur avec ma fiancée…

En 1949, elle signe chez le label Columbia et y enregistre abondamment. Dans les années cinquante, elle alterne des faces plutôt commerciales avec grand orchestre pour Mercury et des faces accompagnée par de petites formations souvent de grande qualité Sarah 2comme celle de l’album historique With Clifford Brown (1954). En 1958, elle enregistre un album avec l’orchestre de Count Basie, No Count Sarah. Magnifique interprète de ballades, elle est aussi une chanteuse de scat accomplie. Je ne lui connaît guère de rivale dans ce domaine, hormis Ella Fitzgerald. Toutes ces qualités se retrouvent dans ses performances scéniques d’autant qu’elle sait les mettre en scène avec humour, comme dans sa version de « Tenderly », enregistrée au Tivoli en 1963. Personnellement je la considère, avec Ella Fitzgerald et Billie Holiday, comme l’une des trois plus grandes chanteuses de jazz. Maintenant, les goûts et les couleurs hein…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.