A galopar a galopar…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la tautologie et du kouign-amann réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 11 février 2016, 23è jour de pluviôse dédié au Queneauchiendent; plante envahissante s’il en est. Nous souhaitons bonne fête à tous les Ehouarn de la terre. Ils doivent leur nom à un moine de l’abbaye de St Gildas en Rhuys vers le 11è siècle. C’était un disciple de St Félix. Dans Ehouarn, on retrouve houarn, le fer. Par exemple, hent-houarn, le chemin de fer… Tout comme dans l’eau ferrugineuse chère à Bourvil. Profitez des longues soirées d’hiver pour relire le premier roman de Queneau: « Alibiforains et lantiponnages que tout cela, ravauderies et billevesées, battologies et trivelinades, âneries et calembredaines, radotages et fariboles !  »

Aujourd’hui, parlons d’une militante anarchiste espagnole, Mercedes Comaposada. Fille de l’écrivain et militant socialiste José Comaposada et compagne depuis 1933 du sculpteur libertaire Baltasar Lobo, MercédèsMercedes Camaposada avait commencé à travailler très jeune comme monteuse dans l’industrie du cinéma et avait adhéré au syndicat CNT des spectacles publics. Puis elle avait poursuivi des études à Madrid où elle allait rencontrer V. Orobon et surtout Lucia Sanchez Saornil avec laquelle elle se lançait très vite dans une campagne pour la libération de la femme. Et puis tiens, avant de poursuivre, pour le plaisir, quelques notes entonnées par Paco Ibanez. « A galopar », merveilleux poème de Rafael Alberti qui devint l’hymne des républicains espagnols. Las tierras, las tierras, las tierras de Espana…

Après ce petit intermède, continuons.

Pendant les années de la République elle collaborait à de nombreux titres de la presse libertaire (dont Ruta, Tiempos Nuvos, Umbral, Tierra y Libertad) et en avril 1936, de sa rencontre avec Lucia Sanchez Saornil naît l’idée de créer un groupe de femmes spécifique, au sein du mouvement libertaire. Le groupe « Mujeres Libres » (MM.LL) est créé en avril 1936; mouvement qui a compté plus de 20 000 membres, ainsi CNTque la revue du même nom dont elle allait être rédactrice en chef pendant la guerre. Elle est illustrée par le sculpteur Baltasar LOBO (compagnon de Mercedes). Lorsque éclate la révolution, en juillet 1936, elle se rend à Barcelone et y rejoint un autre groupe de femmes, avec lequel elle travaille à la création d’une fédération nationale. Exilée en France après la guerre civile, elle parvenait avec son compagnon à s’installer à Paris avec l’aide de Pablo Picasso dont elle allait devenir la secrétaire. Dans les années 1960-1970 elle participait aux activités du groupe Mujeres Libres en exil. Mercedes Comaposada est morte à Paris le 11 février 1994.

Et voila pour ce frisquet jeudi, allez, portez vous bien et à demain peut-être.

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