Louise, ma Louise…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

, ,

Amis de la chanson réaliste et du far aux pruneaux réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 09 janvier 2016, 20è jour de nivôse, consacré au van, mais si, vous savez, ce panier d’osier qui permettait de séparer le bon grain de sa balle.

Il y a 111 ans, le 09 Janvier 1905, décès de Louise Michel. Louise, ma Louise, mon institutrice préférée, Louise, ma communarde, ma combattante, ma graine d’ananar… J’aime cette image taguée qui la Louise tagremet au goût du jour. Fille illégitime d’un notable et d’une servante, Louise Michel reçoit dans la famille de ses grands-parents paternels une éducation affectueuse et soignée. Après avoir obtenu un brevet d’institutrice, elle s’installe à Paris en 1856 pour y exercer ce métier. Mais elle se consacre également à la poésie, et, bientôt, à la politique, au sein du mouvement Blanquiste. Savez vous, qu’à ma connaissance, La station Louise Michel (métro de Paris) est la seule à honorer une femme et la seule à honorer une anarchiste…

C‘est durant la Commune de Paris que se révèle son dévouement à la cause révolutionnaire. La «Vierge rouge» déploie alors une activité inlassable : propagandiste, animatrice d’un club politique, ambulancière, elle participe également à la plupart des combats contre les troupes de Versailles. Arrêtée au terme de la Semaine Sanglante, Louise_Michel droite elle est, en 1873, condamnée à la déportation en Nouvelle-Calédonie. En exil, Louise Michel côtoie brièvement le libelliste Henri Rochefort. Plus sérieusement, elle se convertit à l’anarchisme et se lie à la population Kanaque. En 1880, l’amnistie générale des crimes commis sous la Commune l’autorise à regagner la métropole. Figure dès lors incontournable du mouvement anarchiste français, Louise Michel est étroitement surveillée par la police, qui l’arrête à plusieurs reprises pour ses participations à des manifestations ou des meetings insurrectionnels.

Le 13 septembre 1903, Louise Michel fut initiée au sein de la loge « la philosophie sociale » de la Grande Loge Symbolique Ecossaise maintenue et mixte.  L’âge venu, elle repart inlassablement, à chacune de ses sorties de prison, pour de longues tournées de conférences à travers la France et le monde. C’est au cours de l’une d’entre elles michel_funerailles-300x202qu’elle s’éteint à Marseille en 1905, victime d’une pneumonie. Le 22 janvier 1905, enterrement de Louise MICHEL. Un cortège de plus de 100 000 personnes accompagne son cercueil. Parti à 8 heures de la gare de Lyon à Paris, il n’arrive qu’à 17 heures au cimetière de Levallois où elle sera enterrée. Le préfet Lepine, qui tente de suivre le cortège, en est chassé par les anarchistes. La cérémonie s’achève par un grand meeting, où Benoît Broutchoux, Charles Malato et Séverine prennent la parole. Eau-forte d’Albert Peters-Desteray.

Allez, portez vous bien, ken ar c’hoaz comme ils disent par ici.

2 commentaires

  1. crisfi

    Voilà une Femme !
    Merci pour ce rappel historique en cette période …

  2. Mildred

    Je connais une jeune artiste qui voue à Louise Michel la même ferveur que vous. Or cette auteur, compositeur, interprète, avait monté dans les années 90, un spectacle Aristide Bruant où elle avait repris les textes de Bruant en réécrivant la musique de la plupart des chansons, qu’elle jugeait trop datée pour les modernes oreilles. Des quelques chansons dont elle avait conservé la musique comme « Saint Lazare », il y avait aussi « V’là le choléra ». Or quelle n’a pas été sa surprise, au hasard d’une lecture de poèmes de Louise Michel, de constater que le texte que Bruant s’était attribué en douce, appartenait à Louise Michel !
    Sa conclusion que je vous livre telle quelle, avec sa permission : « Putain salopard ! Dégueulasse ! »

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera jamais publié. les champs marqués d'une asterisque sont obligatoires (*).