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Guerre à la guerre…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du triple A et de l’andouillette de Seven-Lehart réunis, bonjour ! Nous romanescovoici donc le Dimanche 31 janvier 2016, autant dire sans risque de se tromper, que la fin du mois n’a jamais été aussi  proche. Ce jour correspond au 12 de Pluviôse du calendrier républicain et est dédié au brocolis. Je ne sais pas pour vous mais moi, le Romanesco, qui est un brocolis, je trouve cela magique… Mais bon, très franchement, c’est pas une raison suffisante pour se prendre le chou.

C‘est un 31 janvier qui a vu la naissance de Roger Monclin en 1903; écrivain libertaire et grand pacifiste. Après de brèves études, il rencontre Victor Meric qui va l’influencer profondément. IMonclinl adhère à la ligue des combattants de la paix dès 1929 et deux ans plus tard il participe à la création de la revue La patrie humaine dont il deviendra administrateur. Il va y travailler pendant de nombreuses années et c’est là qu’il rencontrera Robert JOSPIN, le père de Lionel… Dans ses conférences, ses articles, il n’aura de cesse de stigmatiser le militarisme, les marchands de canons et la « justice » militaire. Dans son ouvrage Les damnés de la guerre, il dénonce les généraux pour leur mépris du soldat et cette justice d’exception que furent les tribunaux militaires notamment pour les fusillés pour l’exemple.

En août 1939 il déserte et se réfugie en Suède où il sera aidé par des militants Alouest01pacifistes. Il est arrêté en 40 et restera emprisonné jusqu’en 42; de retour en France, il sera à nouveau incarcéré jusqu’en 44. Il est décédé en 1985 dans le Var. Il est amusant de noter que c’est un 31 janvier en 1929 qu’est publié ce magnifique livre de Erich Maria Remarque A l’ouest rien de nouveau.Terrible réquisitoire contre la guerre, que les nazis s’empresseront de brûler. Cet ouvrage, découvert alors que j’avais une quinzaine d’années, fait partie de ceux qui m’ont convaincu que Prévert avait raison: Quelle connerie la guerre ! Roger Monclin a aussi écrit un joli livre sur Gaston Couté, poète patoisant dont je vous ai souvent parlé ici, c’est paru aux éditions Paris-Bruxelles en 1962.

Voila pour cette fin du mois à ne pas confondre, malgré ce que disait Lacan, avec la fin du moi. J’entends bien vous alimenter encore longtemps de ces petites madeleines qui ressurgissent du passé pour tenter de combler le vide abyssal de notre actualité liberticide. Allez, merci à vous de vous être donné la peine de lire ce billet jusqu’au bout, portez vous bien et à demain peut-être.

Bloody sunday…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis du cinématographe et du pop-corn réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 30 janvier 2016, onzième jour de Pluviôse dédié à l’ellébore (avec ou sans H). Les jardins de Keramoal s’enorgueillissent de posséder dans un recoin, l’helléborus niger, appelé aussi « rose de Noël » qui tient son appellation d’une jolie légende que je m’en vais 250px-Helleborus_foetidus_070406vous conter ici. Depuis le Moyen âge la fleur est placée dans certaines crèches. Elle symbolise la pureté et rappelle la légende à l’origine du nom de rose de Noël : la nuit de la naissance du petit Jésus, Madelon, une bergère gardant ses moutons, voit une caravane de Rois Mages traverser son champ enneigé pour aller offrir leurs cadeaux au nouveau-né. La pauvrette se dit in petto: Tiens, le Paris-Dakar est plus tôt cette année… N’ayant rien à offrir, elle se met à pleurer. Un ange qui passait dans le coin et qui appartenait au comité de course voit ses larmes sur la neige, les effleure et fait éclore son cadeau, une fleur blanche ombrée de rose : la rose de Noël. C’est pas beautiful ça !

Tout à fait autre chose.

le dimanche 30 janvier 1972, des paras britanniques tirent délibérément sur une manifestation pacifique de catholiques à Derry (Londonderry). 13 morts. L’Irlande220px-Murder_victims_of_Bloody_Sunday, était devenue indépendante en 1922 à l’exception des provinces du nord (Ulster), majoritairement peuplées par les descendants de colons protestants. La frontière «provisoire» entre les deux parties de l’île va se pérenniser et la scission entre l’Ulster et l’État libre d’Irlande devenir irrévocable, laissant en suspens le sort de la minorité catholique (et pauvre) d’Irlande du Nord, soumise à de constantes vexations et discriminations. Cette situation va engendrer une longue guerre civile dans les années 1960-1990, avec en point d’orgue le «Bloody Sunday», ce fameux 30 janvier 1972.

Allez, c’est pas tous les jours qu’on entend U2 sur ce blogue. Portez vous bien et à demain peut-être.

Cent ans de plus…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la presse satirique et (forcément) du canard laqué réunis, bonjour ! Ce Vendredi 29 janvier 2016 ressemble comme deux gouttes d’eau à un 10 de Pluviôse, jour dédié à la cognée. Rassurez vous, je n’évoque pas ici les violences conjugales mais ce bel outil qui, nous Manche-Cogneedit-on, ne doit pas être jeté ni avant ni après le manche. Allusion à l’apologue du bûcheron qui, ayant laissé tomber dans un gouffre le fer de sa cognée, et désespérant de l’en retirer, y jeta le manche dont il pouvait encore faire usage. Comme disait mon aïeule en plagiant le grand Sénèque: Et post malam segetem serendum est, ce qui signifie : Après mauvaise récolte, il faut semer encore. En clair, mieux vaut lever la jambe que baisser les bras.

Oyez à présent l’histoire de Willie Dixon. C’était un musicien, contrebassiste, compositeur, arrangeur, producteur et chanteur de blues américain. Son influence artistique chez Chess Records, autant que son rôle au début de la carrière de Chuck Berry et de Bo Diddley, ont été prépondérants. Par ses multiples talents, il a largement contribué à façonner une bonne partie du Chicago blues de l’immédiat après-Willie Dixonguerre. Willie Dixon est, à l’âge de 7 ans, fan du groupe de pianistes Little Brother Montgomery. A l’âge de 12 ans il est condamné pour un petit chapardage aux travaux forcés dans le terrible pénitencier de Ball Ground: sadisme des gardiens, meurtres, viols…Cette expérience le marquera à jamais. Il découvre la pratique du blues en prison, il chante et écrit des poèmes. Il déménage ensuite à Chicago où il devient boxeur professionnel mais arrête rapidement. Après avoir été emprisonné pendant la deuxième guerre mondiale, il évolue dans l’univers musical. Il joue pour des labels comme Columbia Records ou encore Chess Records et notamment avec le groupe Big Three Trio.

C‘est en 1959 qu’il sort le premier disque sous son nom : Willie’s blues. Il est principalement reconnu pour sa capacité à écrire et composer des chansons, mais aussi pour son apport exceptionnel dans ce genre musical en tant que producteur, il a même dit un jour « I am the blues », littéralement « Je suis le blues ». Willie Dixon écrit des chansons dessin dixonmythiques comme Back Door Man (1960), Evil (1954), You Shook Me (1962) ou encore Wang Dang Doodle (1960). Il sort une vingtaine de disques sous son nom entre 1959 et 2001 sous divers labels dont Columbia, Folkways ou encore Pausa. Il meurt en 1992, d’un arrêt cardiaque, alors qu’il est déjà atteint de diabète depuis des décennies. Willie Dixon a été récompensé d’un Grammy Award en 1989 pour l’album Hidden Charms. Il rentre peu après sa mort dans le prestigieux Rock n’ Roll Hall of Fame. Le chanteur français Francis Cabrel luit rend hommage dans une chanson en 1999, ainsi que les musiciens Bob Dylan et Tom Cochrane. Plusieurs livres ont été écrits sur sa vie.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Le début de la fin…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de la vérité historique et de la soupe au lait réunies, bonjour! Nous sommes le Jeudi 28 janvier 2016, 9è jour de pluviôse dédié au Peuplier. Chacun se souvient de cette maxime forestière: un seul hêtre vous manque et tout est peuplier… Je sais, c’est archi-nul mais bon, j’ai des circonstances atténuantes, j’ai regardé la télé hier soir; et là, il faut bien l’avouer, le niveau est de plus en plus affligeant.

Or donc, ite missa est ! Madame Taubira a fini par rendre son tablier au taulier. Trop de couleuvres, à la fin c’est indigeste… Il est vrai qu’elle assistait, impuissante, à une droitisation de la politique de son gouvernement, de plus en plus féroce. Songez-y, ce que les droites libérales n’ont pas pu, pas voulu ou pas réussi à faire sous les tutelles de Chirac et de Sarkozy, les liliputiens de la rue de Solférino sont en train de le mettre en œuvre. Le détricotage du code du travail a commencé, en avant toute, cap sur l’abrogation des 35 heures, le Affiche-Mai-68-185travail du Dimanche, la fin du contrat à durée indéterminée, le référendum dans les entreprises avec la question qui tue: « t’en veux ou t’en veux pas ?» Si t’en veux pas, je délocalise. Je me souviens de ce slogan de mai 68 « on ne travaille pas le fusil dans l’dos !» aujourd’hui le patronat et ses affidés vont vous demander de voter le pistolet sur la tempe. Acceptez vous de travailler plus pour gagner moins ? Oui patron. De bosser le Dimanche ? Oui patron. D’effectuer des heures supplémentaires au même tarif ? Oui patron. Curieusement il n’est jamais envisagé de poser les questions qui fâchent: Souhaitez vous la diminution drastique des dividendes des actionnaires ? Acceptez vous que le salaire des grands patrons soit divisé par deux, cinq, dix (rayez la mention inutile) ? Êtes vous pour ou contre les parachutes dorés et les retraites-chapeau ? Non, les puissant de ce monde ont décidé de réduire les peuples à merci: tout doit disparaître, les avantages acquis au cours de plusieurs siècles de lutte, les services publics, les grands principes, la Fraternité qui sombre sur des radeaux de fortune en Méditerranée, la Liberté qui s’accroche aux barbelés des des-policiers-deployes-le-19-janvier-2016-a-davos_5499883nouvelles frontières, l’Égalité, quand moins de 80 personnes détiennent autant de richesses que la moitié de la population mondiale… Rapport OXFAM. Et pendant ce temps là, les paysans sont sur les giratoires, les taxis sur les grands boulevards, les fonctionnaires sur le trottoir, les enseignants sur le carreau et, à Davos on se vautre dans les petits fours en planifiant l’émergence d’un ordre nouveau sur les ruines des vieilles idéologies. Tous ceux qui ont encore un peu d’éthique, de morale, d’honneur, ou simplement de tripes, devraient quitter ce radeau des médusés et entrer en résistance. Madame Taubira elle, est remplacé par Jean-Jacques Urvoas (un gars d’chez nous) qui fait le caniche depuis 2012 en attendant son maroquin.

Bon ben, voilà, quand je vous aurais dis qu’il pleut sur Brest (depuis deux mois) vous comprendrez les raisons de mon ire. Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

Every day i have the blues…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la Grèce antique et de la montre en toc réunies, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 27 janvier 2016. C’était généralement le 8e jour du mois de pluviôse dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du bois joli. Daphne mezereum est un Harilik_näsiniin_Daphne_mezereum_-_Keila_loomets-200x300arbrisseau à tiges dressées, à feuilles oblongues, les terminales en rosettes, molles, caduques. Les fleurs rouges ou roses apparaissent en février, avant les feuilles, et exhalent une délicieuse odeur. Les drupes rouges mûrissent entre juillet et septembre. Elles sont toxiques pour les mammifères mais sont mangées par de nombreux oiseaux qui permettent la dissémination des graines. En effet, de l’espèce Daphné car, vous en souvient-il, Daphne, nymphe de la Grèce antique, fille de Pénée et courtisée par Apollon fut transformée en laurier rose. Mezereum d’un mot arabe signifiant toxique mais ça, tout le monde s’en fout. En français, on l’appelle quelquefois mézéréon ou daphne morillon.

L’homme du jour s’appelle Elmore James, il est né à Richland, Mississippi, un 27 janvier en 1918 et a définitivement cessé de jouer de la guitare le 24 mai 1963 à Chicago. Né sur une petite plantation il partage son temps entre le travail des champs et les juke-joints du Elmore-JamesDelta où il joue en compagnie de Robert Johnson et surtout Sonny Boy Williamson. Sa façon de jouer avec une espèce de rage et de chanter d’une voix presque éraillée, en fait une des sonorités les plus excitantes de l’histoire du blues. Il a gravé son premier disque, Dust my broom (ici en vidéo), sur le petit label Trumpet et rencontré un succès immédiat. A partir de ce moment il va enregistrer massivement, une œuvre un peu chaotique dont beaucoup de morceaux tournés vers le Rythm & Blues des années 50 avec cuivres et la présence de Ike Turner.

A partir de la fin des années cinquante sa popularité est en baisse et c’est le producteur Bobby Robinson qui va le remettre en selle. Il en James-297x300restera une œuvre magnifique, moderne, sensuelle et agressive avec des compositions extraordinaires comme Shy is crying ou Every day i have the blues, cette dernière prend place parmi les plus grands moments du blues d’après-guerre. Il est décédé d’une crise cardiaque alors qu’il préparait une tournée européenne. Je crois savoir que son fils, Elmore James Jr a repris le flambeau. Sources: la grande encyclopédie du blues de Gérard Herzaft chez Fayard.

Allez, c’est vraiment très sympa à vous de passer par ici de temps en temps. Portez vous bien et, à demain peut-être.

Poète, vos papiers !

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

Amis de la poésie et du saint Emilion réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 26 janvier 2016, septième jour de Pluviôse dédié à l’amadouvier. Si j’évoque la poésie c’est parce que un 26 janvier (1855) vit la disparition de Gérard Labrunie, plus connu sous son nom de de-nerval-253x300poète, Gérard de Nerval, l’une des figures les plus émouvantes de la poésie française. Naviguant entre réalité et rêve, il a évoqué en des mots immortels les troubles de l’adolescence… et les charmes du Valois. Mais il souffrait de troubles mentaux et, à l’aube du 26 janvier 1855, on l’a retrouvé pendu dans la rue de la Vieille-Lanterne, dans le quartier du Châtelet, à Paris. Il avait 46 ans. La plus belle part du romantisme s’est éteinte avec lui. Il faut relire Sylvie, une nouvelle parue dans le recueil Les filles de feu et qui dépeint merveilleusement les affres d’un amour chimérique.

Il a vécu tantôt gai comme un sansonnet,
Tour à tour amoureux insouciant et tendre,
Tantôt sombre et rêveur comme un triste Clitandre.
Un jour il entendit qu’à sa porte on sonnait.
C’était la Mort ! Alors il la pria d’attendre
Qu’il eût posé le point à son dernier sonnet ;
Et puis sans s’émouvoir, il s’en alla s’étendre
Au fond du coffre froid où son corps frissonnait.
Il était paresseux, à ce que dit l’histoire,
Il laissait trop sécher l’encre dans l’écritoire.
Il voulait tout savoir mais il n’a rien connu.
Et quand vint le moment où, las de cette vie,
Un soir d’hiver, enfin l’âme lui fut ravie,
Il s’en alla disant : «Pourquoi suis-je venu ?»
(Gérard de Nerval, Épitaphe)

Un jour, dans le jardin du Palais-Royal, on vit Gérard traînant un 180px-Père-Lachaise_-_Division_49_-_Nerval_01homard vivant au bout d’un ruban bleu. L’histoire circula dans Paris et comme ses amis s’étonnaient, il répondit : En quoi un homard est-il plus ridicule qu’un chien, qu’un chat, qu’une gazelle, qu’un lion ou toute autre bête dont on se fait suivre ? J’ai le goût des homards, qui sont tranquilles, sérieux, savent les secrets de la mer, n’aboient pas… Il y avait du surréalisme avant l’heure chez ce grand romantique. Il affirmait  avoir été initié aux mystères druzes lors de son passage en Syrie, où il aurait atteint le grade de « refit », l’un des plus élevés de cette confrérie. Toute son œuvre est fortement teintée d’ésotérisme et de symboles alchimiques. Alors qu’on l’accusait d’être impie, il s’exclama : « Moi, pas de religion ? J’en ai dix-sept… au moins. » Ici à gauche, sa tombe au cimetière du Père Lachaise.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis des sciences occultes et des coups de pied au cul réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 25 janvier 2016, sixième jour de Pluviôse dédié laurier_tin_01au Laurier-tin et non au laurier-thym comme on le rencontre parfois orthographié. On le nomme aussi, Viorne-tin voire lauretin. En Bretagne certains vont célébrer les Konhouarn? Un prénom très ancien et très peu usité que l’on doit au vieux breton Kon (guerrier) et Houarn (le fer). Il s’agirait d’un moine ayant été le compagnon de Konwoïon en l’abbaye de Redon…

Le 25 janvier 1477 à Nantes, naissance d’Anne de Bretagne. Fille et héritière de François II, dernier duc de Bretagne, Anne est mariée par procuration à l’empereur Maximilien 1er dans l’espoir de soustraire le duché à l’avidité du gouvernement de Charles VIII, roi de France. ElleAnnedeBretagnereduit n’en est pas moins contrainte d’épouser celui-ci en 1491, au château de Langeais. Le couple aura cinq ou six enfants dont aucun ne survivra. Après son veuvage, redevenue duchesse de plein droit, elle négocie chèrement son remariage avec le successeur de Charles VIII, son cousin Louis d’Orléans, devenu Louis XII. Le couple aura cette fois huit enfants dont survivront seulement deux filles. Anne voudrait que l’aînée, Claude, épouse l’empereur Charles Quint (le petit-fils de son ex-fiancé Maximilien !). C’est  toujours pour préserver l’indépendance de son cher duché, dans lequel, depuis son premier mariage, elle n’a eu l’occasion de séjourner que quelques mois au total. Mais sitôt après sa mort (O9 janvier 1514 à Blois), le 8 mai 1514, Claude épouse François d’Angoulême, cousin et héritier légitime de Louis XII, qui deviendra roi le 1er janvier suivant sous le nom de François 1er. 

https://youtu.be/WdAzl-X-OiM

Sa sœur cadette Renée est mariée en 1518 au duc de Ferrare. La reine statue RennesClaude, chère au cœur des Français, mourra en 1524, à 24 ans après avoir donné le jour à sept enfants et laissé son prénom à… une prune. L’avenir de la Bretagne sera définitivement scellé lors de la signature du traité de 1532, que l’on qualifie de traité d’union et qui cache en réalité une annexion. L’Union de la Bretagne et de la France, monument conçu par Jean Boucher en 1911, représentait la Duchesse Anne et le roi Charles VIII. Situé dans une niche de la façade de l’hôtel de ville de Rennes, il fut détruit par des séparatistes bretons en 1932, et depuis lors jamais remplacé.

Et voila pourquoi, les imbéciles heureux qui sont nés quelque part dansent le plinn en se pâmant devant les sœurs Goadec… Allez, merci d’être passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être.

Ecoutez Jeanne Humbert…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la petite histoire et du céleri rémoulade réunis, bonjour ! Nous sommes le Dimanche 24 janvier 2016, 5è jour de Pluviôse dédié au ile_stcado13-300x197taureau. Pour les pataphysiciens, ce jour est en réalité le Vendredi 27 Décervelage 143 Sts Chemins de fer, assassins, fête suprême quarte alors que pour les armoricains c’est la saint Kadeg, ou Kadoc, ou Cadou qui a laissé son nom à une magnifique petite île du golfe du Morbihan dans la ria d’Etel, l’île de saint Cado; et non pas sac-à-dos. Bien évidemment ce saint là à rapidement trouvé sa place dans la vallée des saints à Carnoët (22).

Le 24 janvier est aussi la date anniversaire de la naissance de Jeanne HUMBERT (1890-1986), née Jeanne Rigaudin, c’est une écrivaine, journaliste, militante anarchiste et pacifiste française. rappelons l’action de cette militante infatigable. Elle a œuvré pour la liberté sexuelle, ainsi que pour la liberté de la contraception et de l’avortement. Elle appartient au mouvement néo-Malthusien. En 1924, elle devient la femme de l’intellectuel militant Eugène Humbert, avec lequel elle a eu menuune fille en 1913. Jeanne Humbert est une pionnière de la lutte pour la contraception. Le 29 octobre 1910 ils invitèrent leurs amis au « diner des joyeux condoms » dont on voit ici reproduit le menu. Elle collabore entre autres aux journaux créés par son mari (Génération consciente puis La Grande Réforme). Comme son mari, elle est condamnée à plusieurs reprises à des peines de prison, en particulier pour ses propos et ses actions en faveur de l’avortement, interdit en France depuis 1920. Dans les années 1930, elle parcourt la France pour y donner plus d’un centaine de conférences en faveur du contrôle des naissances et du pacifisme. En 1981, Bernard Baissat a réalisé un film documentaire sur sa vie, intitulé « Ecoutez Jeanne Humbert » http://www.dailymotion.com/video/xwjap2_ecoutez-jeanne-humbert_news

Et bien voila pour aujourd’hui, en attendant le prochain numéro, portez vous bien et, à demain peut-être

A qui profite the scream ?

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de l’expressionnisme et du ragout de hérisson réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 23 janvier 2016, quatrième jour de Pluviôse, dédié au Perce-neige, les puristes de l’orthographe ne manqueront pas perce-neigede relever qu’il faudrait dire LA perce-neige. Et je ne vous parle même pas du pluriel, un truc à épater maître Capello lui même. Entre ceux qui en font un invariable et ceux qui mettent un S à neige. Personnellement je m’en soucie comme de ma première pipe en terre. Cela me fait penser que dans les jardins de Keramoal, les jonquilles montrent déjà le bout de leur nez (alors que dans les jardin de mon père, les lilas sont fleuris) et que je suis loin d’avoir terminé mes tailles d’hortensias… Travaillez, prenez de la peine, aurait dit mon aïeule, toujours en mal de citation.

EDVARD MUNCH, L’ANARCHISTE.

Le 23 Janvier 1944, décès d’Edvard MUNCH à Løten (Norvège). Il naît dans une famille modeste qui sera frappée par la maladie (tuberculose) et la mort (de sa mère alors qu’il n’a que cinq ans puis ensuite d’une soeur et d’un frère). Il abandonne en 1881 des études d’ingénieur pour suivre des cours de dessins. Sa première exposition a lieu en 1883. The_ScreamVers 1885, il commence à fréquenter à Kristiania le groupe anarchiste de Hans Jaeger, dont il réalisera le portrait, et effectue un premier séjour à Paris. En 1889 il est de retour en France où il est un moment élève de Léon Bonnat. A l’automne 1892, à l’invitation du club artistique de Berlin, il expose ses peintures dans la capitale allemande, mais l’exposition est contrainte à la fermeture après avoir provoquée un scandale retentissant, la « bonne société » y voyant une provocation anarchiste. S’y étant fait un nom, il se fixe à Berlin où il fréquente intelligentsia littéraire et artistique, collabore à des revues et des cercles d’avant-garde et se lie en particulier avec le dramaturge suédois August Strindberg, et réalise une nouvelle exposition en 1893, année où il peint son célèbre tableau considéré comme le manifeste expressionniste du désespoir et de la souffrance: « Le Cri ». Mais il est de plus en plus sujet à des crises dépressives, alternant séjours à l’hôpital et voyages. Dans les années trente les nazis pourfendant « l’art dégénéré » s’en prendront à ses tableaux exposés dans les musées allemands. Il meurt à Ekely près d’Oslo, le 23 janvier 1944 après avoir légué de nombreux tableaux et dessins à la ville d’Oslo, qui construira un musée en son honneur, je l’ai visité, ça vaut le détour.

Allez, quand faut y aller, faut y aller. Portez vous bien et à demain peut-être.

Quand viendra t-elle ?

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la médecine par les plantes et du Viandox réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 22 janvier 2016, troisième jour de pluviôse et, je vous le confirme, il pleut. C’est le jour du Fragon dans le calendrier républicain. Plante très commune dans nos sous-bois, on en fait de très jolis bouquets. Le fragon est aussi une plante médicinale appréciée pour son action contre l’inflammation et le rétrécissement fragondes vaisseaux sanguins. On l’utilise par voie interne mais aussi par voie externe, (contre les varices par exemple et en cosmétologie).
Les jeunes drageons tendres sont comestibles mais bon, je vous laisse faire l’expérience. Certains l’appellent la fragonnette et on l’utilisait autrefois pour fabriquer des balais. Ainsi il a été vu à la vente aux marché des Lices (à Rennes) durant la dernière guerre, vendu roulé en boule et servant  à récurer le matériel de cuisine allant au feu de cheminée, les pointes des feuilles faisant office de grattoir. Un ancien couvreur se rappelle s’en être servi de hérisson pour ramoner: il s’agissait alors de lier tête-bêche de nombreuses tiges par le milieu pour fabriquer ce « hérisson ». En  Gallo, j’ai entendu Jaosé et René (humoristes locaux) parler de  « hayen » mais, je ne suis pas sûr de la  prononciation. Merci aux « gallophones » de laisser un commentaire.

Dans l’histoire, la date du 22 janvier 1871, nous renvoie à un épisode 200px-SergeantGardeNationaleMobilisee-111x300peu glorieux pour les bretons. C’est le jour d’un soulèvement populaire parisien pour empêcher le gouvernement de défense nationale de signer la capitulation devant les prussiens. Une délégation des manifestants est reçue par Gustave Chaudey, adjoint du maire (Jules Ferry). La foule rassemblée sur la place de l’Hôtel de Ville est clairsemée mais, vers 15 heures, des Gardes nationaux arrivent sur la place. Soudain, un coup de feu est tiré par un provocateur. Les Gardes mobiles bretons, commandés par Le Bouëdec dont fait partie le lieutenant James Marie Antoine Monjaret de Kerjégu,(du célèbre chateau de Trévarez dans le Finistère) installés dans l’hôtel de ville tirent sur la foule qui s’éparpille tandis que des gardes nationaux ripostent. Ecoutez cette complainte d’Eugène Pottier interprétée par Mouloudji.

C‘est ce jour où Louise Michel prendra pour la première fois les armes. Elle vient de découvrir que ces gens là ne se défendent pas contre les trochuprussiens mais contre les travailleurs parisiens. On relève cinq morts et quelques dizaines de blessés chez les manifestants. Le soir, la manifestation a échoué. Le pouvoir était alors entre les mains du trop célèbre général breton TROCHU. ici caricaturé par Faustin Betbeder en compagnie de Napoléon III. Il fut vite remplacé par THIERS le massacreur des communards. Victor Hugo l’a marqué d’une définition cinglante : « Trochu, participe passé du verbe Trop Choir. »  Deux mois plus tard démarrait la Commune de Paris.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.