Dansons, Front contre Front…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de la bande dessinée et de la bande à Siné réunies, bonjour ! Nous sommes le mercredi 09 décembre 2015, 19è jour de Frimaire dédié à la Sabine, forme de genévrier, (la sabine de bain comme disait l’autre). Je ne pouvais pas laisser passer cette date du 09 décembre sans rappeler ce jour de 1905 où fut adoptée la loi dite de séparation des églises et de l’État. Et aujourd’hui, quand on voit c’qu’on voit et…

Six millions de chômeurs, neuf millions de pauvres, sept millions de retraités à moins de 1 000 euros, 50% de salariés à moins de 1 650 euros, des attentats sur le sol français, des migrants par dizaine de milliers et revoilà l’hydre nationaliste et populiste qui relève la tête, les têtes devrais-je dire ! Du coup, face à la menace, certains veulent absolument nous rejouer Embrassons-nous, Folleville et voici renaître Le Front républicain (expression née sous la plume de Jean-Jacques Servan-Schreiber dans L’Express ) une coalition électorale de centre 15-10-29-valls-marine-le-pengauche nouée en France à l’occasion des élections législatives de janvier 1956 afin de contrer le mouvement poujadiste. Pierre Mendès France fit alors figure de leader naturel de ce regroupement. Celui-ci était composé du parti socialiste SFIO, du Parti radical-socialiste, de l’Union démocratique et socialiste de la Résistance (UDSR) conduite par François Mitterrand, et des Républicains sociaux dirigés par le gaulliste Jacques Chaban-Delmas. Le 2 janvier 1956, le Front républicain recueillit 29,2 % des suffrages exprimés. Il obtint une majorité relative de 192 sièges sur 595 à l’Assemblée nationale. Normalement, son leader naturel, Pierre Mendès-France, aurait dû être désigné président du Conseil, ce dont ne voulait pas le président René Coty. Ce fut finalement Guy Mollet, secrétaire général de la SFIO, qui forma le gouvernement. Vous connaissez la suite, voila pour l’histoire.

L’ambiguïté de la notion de front républicain tient à ce qu’elle mobilise l’imaginaire des « valeurs de la République », c’est-à-dire un référent d’ordre moral, là où en réalité les positions adoptées sont ajustées aux intérêts politiques de ceux qui les prennent. – Joël Gombin in Le Monde Diplo -  Ce retrait du PS en faveur de la droite Sarkozyste me file de l’urticaire. Cela s’apparente à une capitulation en rase campagne. On12692-assiette-au-beurre-1,bWF4LTY1NXgw nous avait déjà fait le coup lors de l’affrontement présidentiel Chirac/Le Pen en Avril 2002; résultat: nada… Je soutiens Gérard Filoche lorsqu’il dit: « Pour battre le FN, il faut prendre des mesures radicales, prioritaires, spectaculaires, contre le chômage de masse, contre la finance spoliatrice, contre l’oligarchie qui se goinfre. Et il est exclu que cela se fasse par une alliance entre les Républicains et le PS. Gauche et droite doivent s’opposer comme s’opposent les intérêts des deux classes sociales fondamentales antagoniques. Assez de coups de menton ! Il faut remobiliser, reconquérir l’appui actif et enthousiaste, volontaire, conscient, de la majorité du salariat. Il faut lui redonner des salaires, partager le travail, des droits protecteurs et dignes, faire une réforme fiscale forte et transparente. Il faut forcer les riches, les actionnaires, les banquiers à redistribuer les rentes qu’ils ont abusivement accaparées.»

Non mais, sans blague, vous vous voyez en train de voter pour Estrosi, et pourquoi pas Morano pendant qu’on y est… Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

2 commentaires

  1. Mildred

    J’ai bien peur que vous ne soyez une voix qui crie dans le désert !

  2. Bargougnan

    En se poussant un peu on peut être plusieurs dans le désert !

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