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La butte rouge…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du calembour d’origine et du camembert de Normandie réunis, bonjour ! Voici donc le dernier jour de la dernière semaine du dernier mois de cette année 2015 qui n’en finit pas de disparaître… Dans notre calendrier républicain, c’est le 11è jour de nivôse, dédié au granit. Sauf pour les pataphysiciens pour qui le 31 Décembre 2015 est en réalité le Mardi 3 Décervelage 143 – Astu.

Je voulais terminer cette année en citant un chansonnier disparu de nombreuses mémoires. Connaissez vous Gaston Mardochée Brunswick? Non ! Si je vous dis Montéhus, ça vous aide? Non plus ! Et si je vous dis « la butte rouge »… Ah, vous voyez. Montéhus est un chansonnier de la belle époque (il n’aurait pas tenu longtemps à France-Val-Inter), on lui MONTEHUS1doit notamment gloire au 17ème la butte rouge – Montéhus est né peu après la Commune un 9 juillet 1872 (aîné d’une fratrie de 22 enfants), il est mort en décembre 1952. Il publie sa première chanson en 1897 et choisit son pseudonyme plus facile à porter que son nom dans un contexte de fort antisémitisme. A cette époque, la chanson a une place importante dans la culture populaire. Le temps des cerises, l’internationale, les anarchistes de Chicago, le chant du vote… On les doit à des auteurs comme Pottier, Gaston Couté ou Jean-Baptiste Clément dont je vous parle de temps à autre.

Dans ses chansons, Montéhus s’oppose à la guerre, à l’exploitation pf_montehus_on_est_en_republique_02_jfpcapitaliste, à l’hypocrisie religieuse: « au lieu d’imposer l’travailleur qui enrichit l’gouvernement imposez plutôt les noceurs qui gaspillent tant d’argent. ». C’est d’une actualité déconcertante. Il a aussi défendu la cause des femmes de façon remarquable. La grève des mères fut interdite par décision de justice en octobre 1905. Ce n’est qu’en 1923 qu’il composera la butte rouge qui fait référence à la butte de Bapaume  en Champagne (et non la Butte Montmartre comme peut le laisser croire le premier couplet) , théâtre de violents combats sur le front de la Somme. Il est mort en 1952, oublié de tous.

Allez, portez vous bien, Je vous adresse tous mes vœux et à l’année prochaine… Peut-être.

Le fléau de dieu…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de l’économie solidaire et des ormeaux-juste-poëlés-avec-un-peu-d’ail réunis, bonjour ! Nous sommes le mercredi 30 décembre 2015 et les jours ressemblent de plus en plus aux derniers de l’année. C’est encore le 10è jour de nivôse, dédié au Fléau dans notre calendrier républicain. Le notre de fléau est toujours là et rêve d’un nouveau battage blé noirquinquennat comme Christophe Colomb du nouveau monde et, il ne devrait pas tarder à nous présenter ses vœux alors, faites comme moi, boycottez, éteignez la télé, allez boire un coup en méditant cette maxime extraite du livre de Auguste Detoeuf: « le capital c’est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent » (Auguste Detœuf – qui se fit connaître par son recueil d’aphorismes :Propos de O.L. Barenton, confiseur. Éd. du Tambourinaire, 1962.

Comment évoquer le fléau sans parler de Al leur nevez ? La confection de l’aire à battre était par ici l’occasion d’une grande fête populaire qui était annoncée publiquement après la messe… Quelques semaines plus tôt, les volontaires avaient charrié et pétri le mortier afin de faire descendre tout les petits cailloux dans le fond. En effet, le sol devait être parfaitement propre, lisse et surtout sans cailloux qui auraient pu se mélanger aux grains. Mon aïeule m’a raconté que la sonorisation de Kerouat_21_Battage_au_fléau_Dessin_de_Perrinl’aire était chose courante. On enfonçait plusieurs vases dans le mortier pour créer une résonance lors du battage. La fête se déroulait selon un cérémonial précis: un cortège faisait le tour de l’aire(propriétaire, voisins, amis, musiciens…) les femmes fermaient la marche en portant les cadeaux. Un des jeux favoris était le «galopadek kog» qui consistait à attraper un volatile choisi pour sa vivacité.Voici ce qu’en dit Jakès Helias dans son fameux « Cheval d’orgueil »: « Les deux sonneurs, » ar Biniouer hag an talabarder », juchés sur des barriques attaquent la première gavotte. « Ar penner », le meneur désigné par le fermier, assisté de son « Eil Penner » (2ème meneur) entraîne les danseurs non pas au hasard, mais d’après les coups d’oeil du maître des lieux, lui indiquant les endroits où la terre n’est pas encore suffisamment tassée. Et le rythme de la danse s’amplifie jusqu’à devenir vite une sorte de frénésie. »

 

Ces fêtes étaient, bien entendu, réprouvées par le clergé qui voyait le mal partout. Tant et si bien, que la calotte locale obtint du parlement de Bretagne (début des années 1700) un arrêté interdisant les danses publiques dimanche et fêtes… Toutes ces activités rurales ont donné naissance à des danses que l’on retrouve aujourd’hui dans les festou la ridéenoz et autres joyeusetés estivales. La plus célèbre d’entre elles est, sans conteste, le « plinn » qui permettait, en sautant quasiment sur place au rythme d’un kan ha diskan endiablé, de tasser le mortier (ci-dessus en vidéo – Les frères Morvan). Une autre, moins connue, reprend les gestes des batteurs, soulevant et abattant le fléau en cadence sur un air de Laridé. Avec les nouvelles techniques de battage, les aires neuves ont disparu au début du XXè siècle et la mémoire populaire et Dastum réunis ont conservé les danses et les musiques…

Allez, que cette fin d’année vous soit salutaire, portez vous bien et à demain peut-être.

Enterre mon coeur …

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la pyrotechnie à l’italienne et des ortolans à la provençale réunis, bonjour ! En ce Mardi 29 décembre 2015, outre le fait que nous approchons du moment fatidique où nous allons basculer vers 2016, nous honorons le 9è jour de nivôse du calendrier Républicain, jour consacré au Salpêtre (du latin Sal Petrae – le sel de la pierre). Le salpêtre, vous le mélangez à un peu de souffre et du charbon de bois et vous obtenez la poudre à canon. Ensuite, chacun fait ce qu’il veut… Et le samedi matin, je vous le rappelle, et c’est noté dans votre cahier de textes, c’est Histoire-Géo !

Le massacre de Wounded Knee a eu lieu aux États-Unis d’Amérique (Dakota du Sud le 29 décembre 1890. Environ 200 amérindiens de la tribu Lakota Miniconjou (dont plusieurs dizaines de femmes et des enfants) ont été tués par l’armée des États-Unis. Le terme « massacre » a été employé par le Général Nelson A. Miles dans une lettre du 13 Colaradasmars 1917 au commissaire aux affaires indiennes. Cet épisode douloureux de l’histoire Américaine est contée dans un livre exceptionnel que l’on doit à Dee BROWN, lui même indien, j’avoue avoir été assez bouleversé à l’époque à la lecture de: ENTERRE MON COEUR A WOUNDED KNEE. Largement fondé sur des documents inédits – archives militaires et gouvernementales, procès-verbaux des traités, récits de première main, ce document exceptionnel, publié chez Albin Michel en 1971, retrace, de 1860 à 1890, les étapes qui ont déterminé « La Conquête de l’Ouest ». De la Longue Marche des Navajos au massacre de Wounded Knee, il se fait ici la chronique de la dépossession des Indiens de leurs terres, leur liberté, au nom de l’expansion américaine.

Si l’Histoire a souvent été écrite du point de vue des vainqueurs, Enterre mon cœur donne la parole aux vaincus, de Cochise à Crazy WoundedHorse, de Sitting Bull à Geronimo, et compose un chant tragique et inoubliable. Publié pour la première fois en 1970 aux États-Unis, traduit dans le monde entier, où il s’est vendu à plus de six millions d’exemplaires, Enterre mon cœur à Wounded Knee est devenu un classique. Vous pouvez également, pendant la lecture de ce court billet, écouter l’histoire chantée par Buffy Sainte-Marie, elle même née dans une réserve CREE au Canada.

Bon, voila pour nos « grands » amis de cette « grande » démocratie Etatsunienne qui ont parfois tendance à oublier sur quel terreau s’est jai_des_reserves_indiennes_sticker_carre-r55f6734cda484357a0c0a9970ead7342_v9i40_8byvr_324construite leur nation. Malheur aux vaincus, disait l’autre et bien, c’est fait. Aujourd’hui les Nations indiennes, alcoolisées, reléguées dans des réserves, assistées par un Etat fédéral qui les autorise à gérer des casinos et des musées, se meurent lentement. Il se passe à peu près la même chose pour les Inuits, un peu plus au nord et pourtant, les espèces protégées s’appellent Panda, Baleine à bosse ou Datura. Décidément, l’homme est un drôle d’animal !

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Pressez vos blancs moutons…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, PORTRAIT

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Amis de la mistoufle et des restos du cœur réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 28 décembre 2015, 8è jour de nivôse que les républicains avaient dédié au fumier, allez savoir pourquoi, justement le jour où l’on célèbre les saints innocents mis à mort par Hérode d’Ascalon…

Le jour du fumier ! Vous, je ne sais pas mais moi je me suis souvent demandé d’où venait cette imagination débordante du calendrier républicain. L’un des auteurs, si ce n’est le seul, s’appelait Fabre d’Eglantine, écrivain, poète, théâtreux et, moins révolutionnaire qu’opportuniste. Forcément, quand on s’appelle Eglantine, on ne va pas donner aux jours des noms d’oiseaux… Il présenta ce calendrier à la Convention Nationale en octobre 1793… Il perdit la tête un an plus tard, au sens propre, en compagnie de Danton. C’est à lui que nous devons la célèbre ritournelle: « Il pleut, il pleut, bergère ». C’est sans doute ce côté poète qui le conduisit à doter les jours de noms Gravures des personnages des cartes départementales de Vuilleminchampêtres et bucoliques aussi improbables que ceux la. Né à Limoux, dans les Corbières, le 28 août 1755, et baptisé sous le nom de François Fabre, il ajoute «d’Églantine» à son nom en souvenir d’une églantine d’argent qu’il aurait remportée dans sa jeunesse à l’occasion d’un concours de poésie organisé par l’Académie des Jeux Floraux de Toulouse. Joli garçon mais paresseux, instable et vaniteux, il acquiert un petit succès avec l’immortel tube: Il pleut, il pleut, bergère qui est une chanson tirée de l’opéra-comique en un acte Laure et Pétrarque, écrit par lui en 1780. La bergère à laquelle la chanson fait référence est en fait la reine Marie-Antoinette d’Autriche. Elle aimait à jouer les bergères au hameau de la Reine dans le parc du château de Versailles. L’orage pourrait être une allusion très précoce aux troubles qui conduisirent à la Révolution française…Oyez cette version interprétée par la grande Catherine Ribeiro.

Sous la révolution, il va se lier avec Marat et Danton; certains diront que par ses écrits incendiaires, il porte une responsabilité dans le déclenchement des massacres des 2 et 3 septembre 1792. Député à la calendrierConvention, il assure le secrétariat de Danton au ministère de la Justice. Participant à l’entreprise de déchristianisation, c’est dans ce cadre qu’il compose le calendrier des Français. D’une vénalité extrême, il ne tarde pas à être attaqué par Robespierre qui va se servir de lui pour faire tomber Danton. Il sera guillotiné en compagnie de celui-ci et Camille Desmoulins le 5 avril 1794. Que n’est-il resté à Limoux à célébrer les charmes de la blanquette…

Allez, merci à vous de vous arrêter un instant, portez vous bien et à demain peut-être.

dieu n’est pas grand…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

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Amis de la provocation et du p’tit salé aux lentilles réunis, bonjour ! Nous sommes le Dimanche 27 décembre 2015 (c’est dire si cela ressemble à une fin d’année) septième jour de Nivôse dédié à l’humus. FN-F amourMais, Le 27 Décembre 2015 est en réalité le Vendredi 27 Sable 143
St Tic, conjoint dans le calendrier de Pataphysique. Il est encore temps d’offrir un cadeau intelligent. Les ed Belfond ont publié en 2009 un chouette bouquin qui m’avait échappé à l’époque: dieu n’est pas grand. Bon, c’est un coup à se faire Hacker par les fous furieux barbus et autres enturbannés mais tant pis. Comme le dit l’auteur du site ampélosophisme de bistro que je cite régulièrement: « Ne vous alarmez pas, Christopher Hitchens né en 1946, a été « rappelé à Dieu » en 2011, donc il ne risque plus d’écrire de nouveaux pamphlets contre les religions. »

À l’heure où la laïcité positive fait débat, où les thèses créationnistes tentent de s’imposer, où la question religieuse n’a jamais été aussi brûlante, Christopher Hitchens, chef de file des nouveaux athées, polémiste génial, « un des meilleurs journalistes de notre époque », selon le London Observer, lance un pavé dans la mare : la religion empoisonne tout. La religion se mêle de sexe, contrôle ce que nous mangeons et exacerbe notre propension à la culpabilité en multipliant les interdits les plus arbitraires. La religion diabolise la science, se fait complice de l’ignorance et de l’obscurantisme. Source de haine, de dieu n'est pas grandtyrannie et de guerres, la religion met notre monde en danger. Avec un mélange jubilatoire d’érudition et d’humour, s’appuyant sur une argumentation rigoureuse et une parfaite connaissance des textes sacrés et des classiques, Christopher Hitchens nous livre un pamphlet intelligent et incisif, un brûlant plaidoyer pour un nouvel humanisme des Lumières. Que l’on soit fidèle croyant, fervent athée ou indécis, cet ouvrage soulève le débat et fait souffler un vent de liberté de pensée et de paroles. Hitchens y affirme que la religion organisée est « violente, irrationnelle, intolérante, vecteur de racisme, de comportement tribal, d’ignorance, hostile à la liberté de pensée, méprisante à l’égard des femmes et coercitive vis-à-vis des enfants », et qu’elle favorise les comportements sectaires. Hitchens défend sa position avec plusieurs exemples dans sa vie privée, avec des documents historiques, ou en faisant l’analyse critique de textes religieux. Ses commentaires se portent essentiellement sur les religions abrahamiques, bien que des critiques soient aussi adressées à l’hindouisme et au bouddhisme.

Ah que cela fait du bien ! Allez, merci d’être passé par ici, portez vous bien et à demain, peut-être.

Lendemain de fête…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis des lendemains de fête et des roupettes à queue réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 26 décembre 2015, 6è jour de nivôse dédié à la lave. Pourquoi est-ce que j’évoque les roupettes à queue… Ah oui, ça me revient. Soyez indulgent, un lendemain de Noël. Donc, le 26 décembre, c’est la saint Etienne; et dans certaines régions, notamment en Bretagne, on dit Saint Etiole… J’y viens, j’y viens…

Mon aïeule qui, vous le savez maintenant, était une encyclopédie vivante en matière de dictons, avait l’habitude de répéter: S’il pleut à saint Etiole, il n’est pas de badioles. Or, les badioles se sont ces petites roupettes à queuecerises que l’on trouve dans l’Ouest et qui, mélangées à l’eau de vie, donnent les fameuses roupettes à queue. Voila pourquoi vous me surprenez, en ce lendemain de fête, à vous parler de badioles. D’ailleurs, pour les sceptiques, en Gallo (l’autre langue de la Bretagne), le mot Badiolet désigne une confiture de cerises. Etonnant, non ! Un jour je vous raconterai une histoire de cerises à l’eau de vie espagnoles qui eurent beaucoup de mal à ponctuer un repas disons…Roboratif ! C’était dans les Asturies chez l’ami Victor et…Non, une autre fois peut-être.

Or donc, Noël passé, en route pour le premier de l’an et rebelote pour les agapes, puisque l’on vous dit que c’est la reprise madame Michu; la croissance repart, vous pouvez devez con-som-mer… Tout ceci dans la joie et la bonne humeur avant de retrouver la morosité ambiante, les fonds de pensions, la crise, les 39h payées 35, les fauxcialistes  et leur politique de droite (et plus si affinités)…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Brêves de Noël…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis des sciences cognitives et du cabillaud au maroilles réunis, bonjour ! Bon ben, voila, c’est Noël… Nous sommes effectivement le Vendredi 25 décembre de l’an 2015, cinquième jour de Nivôse dédié au chien. Tous les ans à pareille époque je me demande si je dois ouvrir la boutique. Cela fait partie des questions existentielles que se pose le le chat de geluckblogueur qui se veut quotidien. Du style: être ou ne pas être, beurre ou confiture, fromage ou dessert, socialiste ou de gauche… En définitive je fais un petit tour, histoire de vérifier que les choses sont bien à leur place. Chaque année, à pareille époque, je mets à profit ces turbulences festives pour effectuer une retraite spirituelle dans la solitude et la méditation. Je ressors de ma bibliothèque les ouvrages de mes deux auteurs favoris, Lao-Tseu et Saint Augustin, sans délaisser pour autant Saint Emilion, qui conserve toute ma vénération. Je vous livre quelques uns des sujets qui ont mobilisés ma réflexion au cours des heures passées:

Le prix du homard a été multiplié par quatre. A qui profite le crime ? Lucie de Lammermoor est vivante. Lucien, de l’Aber vrac’h est mort ! L’an 01 est en retard. Je répète, l’an 01 est en retard. La mère Michel cherche toujours son chat; kig-ha-farz gratuit à qui le lui rendra.

Comme vous pouvez le constater, il s’agit là de thèmes dont la teneur philosophique atteint des hauteurs rarement égalées et qui nécessitent une mobilisation totale et permanente de mes faibles capacités neuronales. Seuls, le calme serein et la tranquille atmosphère de mon modeste ermitage sont propices à ce genre d’exercice. Ah, Noël, 1er janvier, et même le 2, cette drôle d’époque où l’on ne pense plus au passé ni à l’avenir mais seulement aux présents… Ainsi s’exprimait Antoine Chuquet cet écrivain imaginaire inventé par Bernard Rapp. Un Zola_Leandretruc à piéger BHL comme il le fut avec Jean-Baptiste Botul. Ah, le métier d’échotier n’est pas une sinécure madame Michu ! Une fois que l’on a dit tout le bien que l’on pensait de ceux qui nous gouvernent; pesté contre les augmentations; vitupéré contre les brigands qui sont causes des guerres; accablé les mollahs, les rabbins, les curés, les pasteurs; asticoté les banquiers; étrillé les philosophes Germanopratins; asticoté les pseudo-socialistes; vilipendé les pollueurs; asticoté les patrons du CAC 40; blasphémé envers Allah, Jésus,Vishnu, leurs prophètes et tous les saints; dénoncé les républiques bananières; pleuré sur la retraite des vieux; récriminé la-justice-de-mon-pays; tergiversé sur le bien fondé de l’état d’urgence; regretté le bon vieux temps d’avant que c’était mieux… Que reste t-il pour alimenter un blogue qui se veut quotidien sinon l’humour ?
Allez Noyeux Joël, portez vous bien et à demain peut-être.

Piano ci, piano là…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la liberté de conscience et de la clé à molette réunies, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 24 décembre 2015, ce jour où tout un chacun s’apprête à réveillonner en famille, correspond au quatrième jour de nivôse dédié au soufre. Si je vous dis que, précisément, la famille, est le lieu qui, à mes yeux, sent le plus le soufre, vous allez croire que je badine… Que nenni !

Je voulais profiter de ce 24 décembre donc, pour rendre hommage à un grand, très grand artiste, quasiment oublié malgré tout ce qu’il a apporté à la musique et à l’ancêtre du jazz:le Ragtime. J’ai nommé l’illustrissime SCOTT JOPLIN. Et pour commencer, voici un air qui vous scottest forcément connu, (rappelez vous le film L’arnaque) quand bien même vous ne sauriez identifier son auteur. Imaginez Harold LLYOD où encore Charlot et même Groucho Marx, ils ont tous utilisé le ragtime pour illustrer leurs films. Scott Joplin est né (croit-on) vers 1867 au Texas dans une famille pauvre issue de l’esclavage. Pauvre mais musicienne, ce qui permis à Scott de révéler très tôt ses talents. L’histoire raconte que Scott enfant, accompagnait sa mère qui faisait le ménage dans les maisons des Blancs et c’est ainsi qu’il découvrit le piano. Il y fera d’ailleurs allusion dans son opéra Treemonisha en 1911.

Vers la fin des années 1880, Joplin débute sa carrière musicale avec le Queen City Concert Band, il fera aussi partie d’une troupe de musiciens folk à Texarkana. En 1894, Il déménage dans le Missouri, où il travaille comme pianiste dans des clubs comme le Maple Leaf et le Black 400. En même temps, il enseigne à plusieurs jeunes musiciens locaux.C’est en 1895, qu’il publie sa première œuvre, Please Say You Will, bientôt suivie maple leaf ragd’une autre, A Picture of Her Face. L’année 1899 est celle de sa composition la plus célèbre : le Maple Leaf Rag. Cette pièce devient un véritable phénomène dans l’environnement musical américain, et la partition se vendra à au moins un million d’exemplaires dans les années qui suivent. C’est d’ailleurs la première composition dont la partition atteint ces ventes. Cependant, le compositeur touche une part infime sur chaque vente de ses morceaux (un cent par vente). La publication du Maple Leaf Rag fait de Joplin l’une des grandes figures de ce nouveau courant musical, et son nom devient bientôt synonyme de ragtime.

Après avoir connu le succès et l’oubli, Scott Joplin va mourir en 1917 des suites de la syphilis, il avait 49 ans. Il aura marqué l’histoire de la musique Afro-américaine par son apport considérable. D’ailleurs, en 1976, Joplin reçoit à titre posthume le prix Pulitzer pour sa contribution importante à la musique américaine. Pour terminer ce billet, une anecdote amusante: Le troisième album de Lucky Luke s’appelle « L’homme de Washington »; et bien dans cet album, Lucky Luke rencontre Scott Joplin… Amusant, non !

Allez, joyeux Noël à tous, ne vous freinez pas sur les chocolats, goinfrez vous de foie gras, ne modérez pas votre consommation de bulles, mais, attention au verglas, sortez couverts, portez vous bien et à demain peut-être.

Bordage et calfatage sont les…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis du grand soir et des petits matins réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 23 décembre 2015, 3è jour de nivôse consacré au bitume. Enfant, j’allais souvent traîner du côté du Port-Rhu à Douarnenez (29) où se trouvaient les chantiers navals. Là, on pouvait voir les « calfats » gcalfatage1utiliser le bitume pour étanchéiser les coques en bois. Du brai et de l’étoupe, rien de tel pour que ça flotte longtemps… C’est également grâce au bitume de Judée que ce vieux Nicéphore inventera la photographie. A propos du 23 décembre, vous souvenez vous de « Beau dommage »? Mais si,  » La complainte du phoque en Alaska  » . Et bien ils ont aussi commis une chanson qui s’intitule « 23 décembre » . Étonnant non !

Bon d’accord, c’est pas trop le style de la maison mais, un peu de douceur dans ce monde de brutes, ça ne fait pas de mal. Allez, j’va finir mes emplettes si je veux accueillir comme il se doit les visiteurs de fin d’année. Portez vous bien et à demain peut-être.

 

Le solstice de Strasbourg…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis de la nature naturante et du riz pilaf réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 22 décembre 2015, deuxième jour de Nivôse dédié à la houille et puisque nous sommes en période de solstice (le solstice Solstice-d-hiver1d’hiver a eu lieu très tôt ce matin, à 04h47mn57 (UTC) très exactement.) A Brest, ville la plus à l’ouest, il faudra attendre 9 heures du matin passées pour voir le soleil pointer le bout de son nez, mais ce dernier restera jusqu’à presque 17h30. Quant à Strasbourg, le soleil s’y lèvera peu après 8 heures pour se coucher vers 16h30. D’où la fameuse expression: la solstice de Strasbourg…

L’année celto-druidique commence au solstice d’hiver avec la cérémonie de la Modra Necht, fête qui est marquée par la « cueillette du gui ». A chaque fois que le druide officiant coupe une touffe de gui, il s’écrie : « O Gehl an Heu ! » qui signifie « Le blé lève ! ». Cet usage maintenu tout le Moyen-âge fut mal compris de la foule druidequi traduisit par « Au Gui l’An neuf ! », amusant, non ? Enfin bon, c’est ce que l’on m’a raconté hein… Lors du solstice d’hiver, les druides contemporains ne fêtent pas Yule comme dans les pays nordiques, mais Alban Arthan (la lumière de l’ours). C’est une fête solaire majeure qui a été célébrée de toute antiquité. Il y a un paradoxe et une grande sagesse sans doute à invoquer la nouvelle lumière lors de la nuit la plus longue du cycle annuel. Ce nom est tiré des écrits de Iolo Morganwg qui produisit plusieurs textes néo-druidiques au 18ème siècle et les fit passer pour des textes ayant une origine authentique.

Les Francs-Maçons aussi fêtent les Solstices notamment celui d’hiver  ou Saint-Jean d’hiver (l’évangéliste). Dans La franc-maçonnerie rendue intelligible à ses adeptes , Oswald Wirth note : « Jean l’Evangéliste personnifie la lumière crépusculaire du soir, celle qui embrase le ciel lorsque le soleil vient de disparaître sous l’horizon (…)  On lui attribue l’Apocalypse, qui, sous prétexte de dévoiler les mystères chrétiens, les masque sous des énigmes calculées pour entraîner les esprits perspicaces au delà des étroitesses du dogme. janus1-248x300Aussi est-ce de la tradition johannite que se sont prévalues toutes les écoles mystiques, qui, sous le voile de l’ésotérisme, ont visé à l’émancipation de la pensée. N’oublions pas, enfin, que le quatrième évangile débute par un texte d’une haute portée initiatique, sur lequel s’est longtemps prêté le serment maçonnique. Au début était le verbe… » Dans sa grande volonté de récupération, l’église chrétienne apostolique et romaine a remplacé le culte romain de Janus par celui des deux Jean en choisissant ces personnages parce qu’ils ont le même nom, et en plaçant leurs fêtes aux dates des solstices. Jean le Baptiste ouvre la porte estivale et annonce le cycle d’obscuration. Jean l’Évangéliste ouvre la porte hivernale et annonce le cycle d’illumination. Et les feux d’Alban Arthan ont été remplacé par les guirlandes de l’union des commerçants et la bûche de Noël… Quelle misère madame Michu.

Bon, c’est l’occasion ou jamais de vous dire, portez vous bien et à demain… Peut-être.