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St Emilion était breton…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de la liberté de conscience et de l’entrecôte marchand de vin réunies, bonjour !  nous sommes le Lundi 16 novembre 2015 qui correspond au 26 brumaire, jour de la pistache ce qui, vous en conviendrez, nous fait une belle jambe. Mais c’est aussi le jour de la Saint Emilion et là, je voudrais en profiter pour rétablir une vérité tropeglise Emilion longtemps ignorée… Saint Emilion était Breton ! 16 novembre 767, l’ermite Émilion s’éteint dans son refuge des environs de Bordeaux. Autour de son tombeau se développe au Moyen Âge une cité qui porte son nom, avec en son centre une curieuse église monolithique dont la nef est creusée dans le sous-sol calcaire. La cité est célèbre aujourd’hui dans le monde entier en raison de la qualité exceptionnelle de son vignoble et de la beauté de ses paysages. La cité de Saint-Émilion est inscrite au patrimoine mondial de l’humanité.

Or donc, Emilianus naquit à Vannes au début du VIII ème siècle. Laïc, il se signala dès sa jeunesse par sa charité et son attention envers les pauvres. Le Comte de Vannes l’engagea comme intendant de sa maison. Il fut très vite en butte aux lazzis comme dit Brassens et se décida à l’exil. Sur son chemin vers St Jacques de Compostelle il est accueilli par Martin, un abbé bénédictin du Saintonge qui l’engagea à Statue Emiliondevenir moine. A nouveau il fut la cible des envieux, c’est Don Mabillon, lui même Bénédictin et historien au 17è siècle qui le raconte. Emilianus décida dès lors de se retirer pour vivre une vie d’anachorète. Que n’a t-il choisit les cénobites ! Il s’arrêta dans la forêt de Combes, s’installa dans une des grottes et y fixa son oratoire. Mais, la sainteté attire et une fois de plus le saint se vit recherché. On venait le voir, lui poser des questions, l’entendre et se convertir. Enfin, il se résolut à fonder un monastère et il y mourut en 767. L’église de Saint Emilion, creusée dans la pierre est peut-être ce qu’il en reste. Vous connaissez la suite, quand il y a des moines, il y a des vignes, fussent celles du seigneur, elles donnent aujourd’hui quelques grands crus à faire pâlir un saint homme.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.