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Dr. Livingstone, I presume ?

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis du végétalisme et de la Basconaise réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 10 novembre 2015, 314e jour de l’année du calendrier grégorien, il vous reste 51 jours avant le réveillon. C’était généralement le 20e jour du mois de brumaire dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de la herse.

Le 10 novembre 1871, un jeune Blanc arrive à Ujiji, un village africain sur les bords du lac Tanganyika. Tandis que la population lui fait fête, un autre Blanc, au visage émacié et à la barbe fournie, sort d’une case et se dirige lentement vers lui. L’intrus ôte son chapeau et lui lance cette apostrophe aussi laconique qu’immortelle: «Dr. Livingstone, I presume? ». Le missionnaire David Livingstone (58 ans) n’avait pas StanleyLivingstonerencontré d’Européen depuis cinq ans et passait pour disparu… quand il fut ainsi retrouvé par le journaliste Henry Morton Stanley, de son vrai nom John Rowlands (30 ans). A droite: rencontre de Stanley et Livingstone (gravure d’époque). Livingstone a travaillé dès l’âge de 10 ans comme ouvrier dans une fabrique de coton. Devenu médecin et prêtre anglican, il établit des missions dans le désert du Kalahari et se signale par des relations d’une inhabituelle aménité avec les habitants. Parti explorer la région des lacs avec quelques compagnons africains, il découvre en 1855 les chutes du Zambèze, qu’il baptise du nom de la reine Victoria. Son retour à Londres est triomphal. Ses engagements chrétiens au service des Africains et contre la traite des esclaves lui valent une immense popularité.

Livingstone repart dès 1858 aux frais du gouvernement. L’objectif est de remonter le fleuve Zambèze. Mais il échoue et qui plus est a le malheur de perdre sa femme au cours de l’expédition. Dix ans plus tard, il repart David_Livingstoneavec un plus modeste équipement pour explorer le lac Tanganyika, où il espère trouver les «fontaines d’Hérodote» à l’origine du Nil. Malade et abandonné par ses porteurs, il se retire à Ujiji où le retrouvera Stanley. Livingstone fait un bout de chemin avec son sauveteur, un aventurier sans scrupules avide de coups médiatiques. Mais, vieilli et fatigué, il refuse de le suivre en Angleterre. Il meurt en mai 1873, à l’âge de 60 ans, dans la région des lacs. Ses amis Chuma et Susi enterrent son cœur et ses viscères au pied d’un arbre. Ils envoient en Grande-Bretagne son corps embaumé et ses carnets de voyage. Livingstone sera inhumé en grande pompe dans l’abbaye de Westminster un an plus tard. A part cela, un colonialiste typique, paternaliste à souhait de la grande époque victorienne… Étonnant, non ! Sources

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.