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Mi figue, mi raison…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la Zététique et du mignon de porc réunis, bonjour ! Nous sommes le mercredi 28 octobre 2015, 7è jour de brumaire dédié à la figue… Savez vous que Platon était un grand amateur de figue à tel figuepoint qu’il fut surnommé philosicos, celui qui aime les figues. On dit que la figue est sans doute le plus vieux fruit cultivé par l’homme, après la découverte en 2006, dans la vallée du Jourdain de neuf figues parthénocarpiques, c’est-à-dire ne produisant pas de graines et dont la culture nécessitait l’intervention de l’homme, en recourant à des boutures. Ces figues seraient vieilles de plus de 11 000 ans. Etonnant, non !

Plus près de nous dans l’histoire, Olympe de Gouges présentait la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne à l’assemblée de-GougesNationale le 28 octobre 1791. Ainsi se voyait dénoncé le fait que la révolution oubliait les femmes dans son projet de liberté et d’égalité.  La phrase la plus célèbre de sa Déclaration est : « La Femme a le droit de monter sur l’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune ». Elle ne croyait pas si bien dire et est morte guillotinée le 03 novembre 1793, ce qui justifie après coup qu’on en parle ici… Marie-Olympe de Gouges est une des très rares femmes de l’histoire ancienne a avoir été exécutée pour la publication d’écrits politiques.

Pourtant cette femme engagée, belle figure humaniste de la fin du XVIIIe siècle, n’a été redécouverte que récemment au titre de précurseur dans l’histoire des idées. Elle demeure en effet une figure d’exception, non seulement pour son engagement politique dans la durée, mais surtout pour ses positions d’avant-garde, courageusement fuck vaisselleexprimées, sur la condition des Noirs et celle des femmes. Il a fallu attendre que les grandes questions de société sur les femmes, le racisme et les minorités se posent avec une nouvelle acuité au lendemain de la seconde guerre mondiale pour mettre enfin en lumière le souvenir tragique de de Gouges. Cette déclaration est sans valeur légale car ce projet fut refusé par la Convention à laquelle elle avait été proposée et resta à l’état de projet. D’une part, elle n’a paru qu’en cinq exemplaires et a été politiquement complètement ignorée tandis que, de l’autre, il a été dit que « la Déclaration a fait sensation dans toute la France, et même à l’étranger. »

Il faut attendre 1840 pour que quelques extraits de cette Déclaration soit publiée, et l’intégralité du texte ne l’a été qu’en 1986, par Benoîte Groult. On peut-être révolutionnaire et néanmoins macho… Et Olympe groultest resté sur son petit nuage en attendant que ces messieurs daignent se rendre compte que les femmes sont des hommes comme les autres. Le terme anglo-saxon de Human Right semble plus approprié en parlant de droits humains. Les hommes (et les femmes) naissent et demeurent libres et égaux en droits… Quelle belle et magnifique phrase. Je propose qu’elle soit affichée dans tous les commissariats de France et de Navarre et qu’elle soit éditée sous forme de carte postale afin que chaque migrant, chaque expulsé, chaque matraqué, puisse nous donner de ses nouvelles.

Allez, merci d’être passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être.