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Il est libre Max…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la tradition et de la bouillie de blé noir réunies, bonjour ! Hé oui, nous aurions pu être le 4 brumaire, jour de la betterave dans le calendrier républicain, mais nous sommes le dimanche 25 octobre 2015, jour de la St Crépin (poil aux saints). En Bretagne bretonnante on célèbre Gouesnou. Je le signale car le saint homme a laissé son nom à un village qui se trouve à deux pas de mon ermitage.

Le 25 octobre 1806, naissance de Johann Kaspar SCHMIDT, dit Max STIRNER à Bayreuth (Bavière) théoricien de l’individualisme anarchiste. Orphelin de son père (fabriquant de flûtes) peu après sa naissance, et délaissé par sa mère qui sombrera peu à peu dans la folie, il effectuestirner_harper pourtant entre 1826-1828, des études universitaires de philologie et de théologie à l’académie de Berlin, mais renoncera à obtenir le doctorat d’Etat. Marié en 1837, il se retrouve veuf six mois plus tard. En 1839, il obtient une place de professeur dans une institution privée pour jeunes filles (ici à droite, son portrait par Clifford Harper). Le soir, il fréquente une taverne berlinoise où se réunit la « ligue des Affranchis » composée de journalistes et écrivains radicaux. Il y côtoie Engels et Marx, et y rencontre sa future épouse Maria Dänhardt. En 1842-43 il publie quelques articles de philosophie sociale sous le pseudonyme de « Stirner »(surnom dû à son large front).

En 1844, paraît son livre « L’Unique et sa propriété » Apologie du moi individuel comme valeur suprême, il pourfend tout ce qui peut aliéner sa soif de liberté et d’absolu : Etat, religion, parti et même révolution. Le livre reçoit un large écho grâce au scandale qu’il provoque dans stirner_tombe_berlinl’intelligentsia et est interdit un temps par la censure. Stirner perd alors son poste de professeur. Son éditeur, un des seuls qui lui reste fidèle, lui confie alors des traductions. Une tentative commerciale (la création d’une laiterie) tourne au fiasco et finit de le ruiner. Poursuivi par ses créanciers, il séjourne par deux fois en prison. Dans la misère et oublié de tous, il meurt à Berlin le 25 juin 1856. Cinquante ans plus tard, l’anarchiste John-Henry Mackay le tirera de l’oubli et fera redécouvrir la pensée moderne de ce « paisible ennemi de toute contrainte ». A gauche:  Tombe de Max Stirner au cimetière Sohienkirchhof de Berlin. Sources.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.