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T’es Rock, coco …

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

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Amis de l’Internationale prolétarienne et des rillettes de maquereaux réunies, bonjour ! Nous sommes donc le mercredi 21 octobre 2015, trentième et dernier jour de vendémiaire dédié au tonneau. C’est donc en ce 21 Octobre, en réalité le Lundi 16 Haha 143 Ste Vadrouille, emblème, qu’apparaît aux yeux du monde, béat d’admiration, cela va sans dire, même si ça va mieux en l’écrivant, ce 2327è billet des « cénobites tranquilles » que l’univers blogosphérique dans son entier nous envie… Or, il y a précisément 46 ans, le 21 octobre1969, disparaissait cet auteur à nul autre pareil: Jack Kerouac. Et c’est bien parce que mon aïeule, dans sa stricte éducation, a su m’inculquer l’immense modestie qui me caractérise, que je ne tracerai aucun parallèle entre ces deux auteurs; mais il me fallait trouver une intro…

Un critique américain, J. Donald Adams, a dit de Kerouac qu’« il était capable de décrire le monde de l’expérience physique beaucoup mieux que quiconque depuis Hemingway », relisez le soleil se lève aussi. 200px-DoctorSaxCoverLa description des odeurs, des bruits dans la petite ville de Lowell est parfois empreinte d’une telle fantaisie bouffonne qu’elle témoigne d’une invention verbale inépuisable. L’auteur a transcrit des passages entiers en canadien français, ce patois savoureux que parlent Jack  et ses parents ainsi que la joyeuse bande qui gravite autour d’eux et dont la verve truculente anime des scènes d’une vigueur rabelaisienne.

Le 24 octobre 1969, on enterrait au cimetière catholique de Lowell, morne petite ville industrielle du Massachussetts, le corps de Jack Kerouac, mort d’une hémorragie abdominale à l’âge de 47 ans. Il avait 91 dollars sur son compte en banque… Quelques années plus tôt, il Kerouac gaucheavait fait le voyage jusqu’à Brest (Finistère – France) et s’était présenté sous le nom de Jean-Louis Le Bris de Kerouac, à la recherche de ses ancêtres bretons. Depuis quelque temps, il n’était plus que l’ombre de lui-même, revenu auprès de sa mère. Il resta sourd à la musique de Woodstock dont il aurait pu y reconnaître, comme Ginsberg, la moisson de ce que lui et ses amis avaient semé. Un chapitre était clos. Kerouac le clochard céleste, lampant sa gnôle à même le goulot et scandant ses blues à l’escale de la grande-route avait été la star numéro un du mouvement beat qu’une Amérique un peu effarouchée avait vu exploser en 1955-57.

Et puis tiens, ne ratez pas: 24 histoires pour Lemmy. Ça vient de paraître: 24 nouvelles par 24 auteurs pour rendre hommage a Lemmy lemmymaxiKilmister, bassiste/chanteur et leader du groupe Motörhead. En vérité, je ne l’ai pas encore lu mais, comme dit le poète: La signature me sourit… Avec : Thomas Fleitour – Karine Médrano – Jean-Pierre Jaffrain – Pierre Mikaïloff – Patrick Foulhoux – Jean-Luc Manet – David Boidin – Giuglietta – Merle Leonce Bone – Max Well – Mathias Moreau – Stéphane Grangier – Stanislas Petrosky – Olivier Keraval – Alain Feydri – Jean-Eric Perrin – Frédéric Paulin – Pierre Domengès – Stéphane Pajot – Hugues Fléchard – Denis Roulleau – Stéphane Le Carre – Jean-Noël Levavasseur – Patrick Cazengler.

Aux éditions Camion Blanc, vous savez, l’éditeur qui véhicule le Rock.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.