Vous lisez actuellement les articles publié le octobre 18th, 2015

Page 1 de 1

Amilcare Cipriani…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la libre pensée et du pili-pili réunis, bonjour ! Nous sommes le dimanche 18 octobre 2015, 27è jour de Vendémiaire dédié au piment. Vous êtes encore devant votre ordinateur, Hollande et Valls gouvernent toujours la France et leur petite entreprise ne connait pas la crise… Les syndicats réformistes, une fois de plus, se sont couché devant le patronat et les salariés vont devoir bosser un peu plus longtemps. Une pensée pour nos joyeux anciens qui doivent se retourner sous les pissenlits.

Le 18 octobre 1844, naissance d’Amilcare CIPRIANI à Rimini, Italie. Comme l’écrit Guido Nozzoli dans une biographie (1954), Cipriani est baptisé par son père « avec de la poudre à canon ». Révolutionnaire Garibaldien, internationaliste, communard, puis anarchiste et socialiste. A 15 ans il s’engage dans l’armée, puis déserte pour rejoindre les troupes de Garibaldi. Fait prisonnier, il s’évade et rejoint la Grèce où il prend part aux insurrections contre la monarchie. Expulsé, il part en Egypte puis à Londres où il participe à la fondation de « l’Internationale ».
En 1865, il va défendre l’Italie en guerre contre l’Autriche, puis il combat en Crête où il devient l’ami de Gustave Flourens. De retour à cipriani_aAlexandrie, il est blessé dans un attentat. il rejoint alors Londres. En 1870, il est à Paris et il participe à la guerre contre les allemands. Apprenant que Flourens est à la prison de Mazas, il prend la tête d’un commando et le fait libérer. Le 18 mars 1871, aux premiers rangs parmi les communards, on le nomme chef d’État major. Le 3 avril, effectuant une marche sur Versailles, il est blessé et arrêté. Condamné à mort, il sera finalement déporté en Nouvelle Calédonie et ne rentrera en France qu’à l’amnistie de 1880.

Expulsé, il passe en Suisse, puis en Italie, où il est arrêté le 31 janvier Amilcare_Cipriani1881 pour « conspirations », et condamné à 20 ans de bagne. Une campagne pour le faire libérer (en l’élisant député) n’aboutira qu’en 1888. Retour en France où il collabore à la presse anarchiste : Le plébéien, etc. En 1897, il part en Grèce se battre contre les Turcs (il y sera blessé). Le 30 juillet 1898, en Italie, on le condamnera à nouveau, avec cinq anarchistes, à 3 ans de prison. En France, il militera ensuite au sein du mouvement socialiste révolutionnaire. Il meurt à Paris le 2 mai 1918. sources et Sources

Allez, merci à vous d’être passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être.