Un homme à vertu en vaut deux…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de la twitte vagabonde et de la sole meunière réunies, bonjour ! Nous sommes le jeudi 17 septembre 2015. Comme vous le savez, vous qui suivez ce blog depuis un moment, le calendrier républicain justinecomportait 12 mois de trente jours, c’est à dire 360 jours. Il a donc fallu trouver cinq jours supplémentaires que nos amis révolutionnaires avaient nommé les sans-culottides. Le 17 septembre est le premier de ceux là et porte le joli nom de : jour de la vertu… Relisez Justine ou les malheurs de la vertu qui fut le premier roman commis par le divin marquis. Force est de constater (en vérité, je déteste cette expression) que deux siècles plus tard, la vertu républicaine s’est un peu égarée en cours de chemin.

Par chez nous, le calendrier fait place à un certain Urfold. D’après la tradition, il serait né à Landouzan sur la commune du Drennec et aurait été formé à la vie religieuse au monastère d’Ack. Sa mère Riwanon était la sœur de Rivoaré, qui a donné son nom à la paroisse voisine, Lanrivoaré. Urfold était l’oncle de Saint Hervé, honoré à Lanhouarneau. Il vécut en solitaire, au VIe siècle, dans cette forêt de Dunan (du breton Doun : profond), qui s’étendait de Saint-Renan à Plouvien et qui fut décimé, entre autres, pour construire à Brest la flotte de Louis XIV. Statue_st_urfold-162x300C’était un personnage d’une rare sainteté, un ermite qui vivait à l’écart de la société et de sa famille dans une intention de pénitence et de contemplation. L’historien Albert Le Grand nous dit qu’après sa mort, son oratoire et son sépulcre furent envahis par la végétation au point qu’on ne pouvait plus discerner l’endroit exact où avait été inhumé le saint ermite. Son neveu, Hervé, eut par révélation connaissance de la mort de Saint Urfold et se mit en route vers l’oratoire de son oncle. Il s’y prosterna pour prier et au cours de son oraison, le sol trembla si fort que tous ceux qui étaient avec lui furent jetés à terre ; la terre s’ouvrit et de cette ouverture sortit une odeur suave et odoriférante. Saint Hervé, ayant, par ce miracle, connu et trouvé le tombeau de son oncle l’accommoda de pierres et le lieu devint bientôt le cadre de miracles. C’est sûrement là l’origine du culte qui est encore rendu à ce saint.

Quand au pardon de St Urfold, il se déroule depuis bien longtemps le lundi de la Pentecôte : ce jour-là, la chapelle est fréquentée par une foule considérable de pèlerins venus de toutes les paroisses voisines. On y invoque Saint Urfold pour la guérison des rhumatismes. Dans le Finistère pittoresque M. Toscer écrivait à ce sujet : « Si vous voulez jouir Pardon_St_Urfold_01d’un curieux coup d’œil, allez à Bourg-Blanc le jour du pardon de Saint Urfold, qui a lieu le lundi de Pentecôte. Les pèlerins passent et repassent sous cette arcade pour implorer la protection du saint. Ce n’est pas un spectacle ordinaire que le défilé de toutes ces personnes obligées de marcher sur les mains et sur les genoux, en raison du peu de hauteur laissée par l’ouverture du monument ; on ne saurait s’en offusquer quand on voit avec quelle conviction les dévots de St Urfold accomplissent cette partie du pèlerinage. »

Va falloir que j’essaye cela car ma lombalgie se rappelle à mon mauvais souvenir. Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

3 commentaires

  1. Gensyve

    Erwan, tu as raison il faut tout essayer pour le mal de dos ou le mal de reins comme disaient nos ancêtres.
    Mais fais bien attention en passant sous l’arcade de saint Urfold que la sainteté ne te tombe pas dessus ce n’est pas comme la petite vérole sur le bas clergé on ne peut plus s’en débarrasser
    Bonne journée à Keramoal

  2. babelouest

    Bonjour les Bretons bretonnants ! Entre le mal au dos, le mal aux reins, le Haut Mal (comme le duc du même nom), le mal adroit, la Malicorne et le Mal Un, saurons-nous y retrouver quelque chose ?

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