Parlons peu, parlons Blues…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’éternelle poésie et de la saucisse de Molène réunies, bonjour ! En ce mardi 1er septembre 2015, 15è jour de fructidor dédié à la truite, j’aurai pu vous parler de Schubert…
Mais, parlons peu, parlons blues… R.L. Burnside, né Robert Lee Burnside le 23 novembre 1926 à Harmontown, Mississippi, et mort le 1er septembre 2005 à Memphis, est un chanteur, guitariste et compositeur de blues. Il a vécu la majeure partie de sa vie à Holy  R.L-Burnside-300x300Springs, dans l’État du Mississippi. R. L. Burnside a passé le plus clair de sa vie dans les collines du nord du Mississippi. Il a travaillé comme métayer et comme pêcheur tout en jouant de la guitare le week-end. Il a commencé à s’intéresser à la guitare peu après ses vingt ans en écoutant le disque de John Lee Hooker, Boogie Chilen (qui a inspiré les débuts de nombreux bluesmen comme Buddy Guy). Il a appris son style en écoutant également Fred McDowell qui habitait près de chez lui, ainsi que son cousin par alliance, Muddy Waters.

Dans les années 1950 Burnside déménage du côté de Chicago, où plusieurs membres de sa famille sont assassinés ; après ces crimes, il retourne dans son État natal. La voix de Burnside est puissante et caractéristique, il joue aussi bien de la guitare électrique ou acoustique (avec ou sans bottleneck). Son style ronronnant est caractéristique du 220px-RL_Burnside_1984country blues des collines du Nord du Mississippi, différent du blues du Delta. «Aujourd’hui à la mode, R.L. Burnside a longtemps vécu dans la misère et l’indifférence des Américains… En 1959, il retourne définitivement dans le Mississippi et ouvre un petit bar local dans lequel il joue et vend son wiskey maison.» C’est en 67 que Georges Mitchell, ethnomusicologue, découvre Burnside qui a mis guitare et ampli au clou pour survivre. «… Il faut attendre 1979 pour qu’il puisse vraiment sortir de l’ombre grâce au chercheur David Evans et à Gérard Herzhaft qui après les avoir rencontré dans le Mississippi rapporta ces enregistrements en France et les fait éditer chez Vogue.»( Extraits de La grande encyclopédie du blues de G. Herzhaft chez Fayard) Sans doute le dernier grand interprète du delta blues.

Allez, bonne rentrée, portez vous bien et à demain peut-être.

5 commentaires

  1. babelouest

    C’est en septembre….

  2. Hobo-Lullaby

    Salut Erwan

    Bel hommage à un simple bluesman, Dans « Un singe en hiver », belmondo déclamait que plus un toréador était grand plus il était seul, je dirait à propos de Burnside, plus un bluesman est simple plus il est grand …

    Amitiés

    Serge

  3. Zap Pow

    Marions la truite et le blues avec… Walter Trout.

    • erwandekeramoal

      J’ai entendu Memphis Slim l’interpréter dans les années 6O. C’était « aux trois mailletz » à Paris. Merci d’être passé.

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