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Ma lettre à Elise…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de la contrepèterie et du boudin blanc réunis, bonjour ! Nous sommes le jeudi 10 septembre 2015, 24è jour de fructidor dédié au sorgho. Il y a longtemps de cela, une de mes connaissances d’origine chinoise m’a fait goûter au fameux MOUTAI. C’est un alcool moutai-300x199confectionné à partir de sorgho. En Chine il sert lors des toasts portés à un invité de marque. Il peut titré jusqu’à 55 degrés c’est dire s’il « arrache » un tantinet… Les Moutais de 30 ans et plus valent souvent autour de 3000 $ le flacon.  Il n’y a qu’une seule distillerie de Moutai et elle appartient à l’État chinois, bref, c’est du fameux comme dans la célébrissime scène culte des tontons flingueurs: J’ai connu une polonaise qui en prenait au petit déjeuner !

Tout à fait autre chose.

Madame Élise, je vous fais cette lettre que vous lirez peut-être si vous avez le temps. Je croyais le journalisme disparu à jamais dans les poubelles de l’histoire et remplacé par des amuseurs publics, des saltimbanques du petit écran; que nenni ! Ragaillardi par votre pugnacité, je me sers un deuxième Pastis à la santé de Pernaud (amusant, non ?). Or donc, la dame Dati est passé outre aux recommandations de son conseiller images et a laissé déborder son fiel, affichant sans tele_intoxretenue toute la morgue qui caractérise ceux qui aspirent à nous gouverner demain. La pauvresse ne s’en remets pas et: « Ma cliente, choquée, a consulté le médecin du parlement qui décrit un indéniable état de choc émotionnel » explique Jean-Pierre Mignard, l’avocat de Rachida Dati dans une lettre adressée à France 2. La mine outragée, drapée dans son carré Hermès, l’élue (oui, cette dame a été élue…) s’est cru autorisée à rappeler à une journaliste qu’il fallait s’habituer à être aux ordres et s’abstenir de poser des questions qui font désordre dans le bel agencement de la République des copains et des coquins.

L’après Mai 68 avait permis à la droite revancharde de mettre au placard ceux qui ne se satisfaisaient pas d’une télévision publique «voix de la France» comme disait Pompidou. J’ose espérer, madame Élise, mots-clefs-bobosque vous ne connaîtrez pas ce triste sort si d’aventure les sus-nommés revenaient aux affaires. La France qui se lève tôt, mais qui vote avec ses pieds, a besoin de journalistes comme vous pour que sa bourgeoisie d’État mette le nez dans son caca. Continuez d’investiguer hardiment, ne lâchez rien, collez leur aux basques, fouillez leurs poubelles si il le faut mais, tenez nous informés. Merci madame Élise. Signé: un petit blogueur de province.

Allez, merci à vous tous de passer par ici, portez vous bien et à demain peut-être.