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Every days I have the blues…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis des nuits sans lune et des mers sans fond  réunis, bonjour ! Nous sommes le jeudi 3 septembre 2015, 17è jour de fructidor dédié à la cardèrela Cardère. Bon d’accord, vous l’aurez voulu: Si tu ne viens pas à la Cardère… C‘est une plante qui ne manque pas de piquant, on l’appelle aussi le cabaret à oiseaux à cause de sa capacité à conserver l’eau dans ses feuilles, et qui, paraît-il, serait efficace dans le traitement de la maladie de Lyme (c’est la maladie la plus fréquente transmise à l’homme par les tiques). Pour cela, il est conseillé de mettre la racine dans de la vodka, et de prendre 3 gouttes, matin, midi et soir pendant un mois, puis de continuer 3 jours par mois pendant un an. Allez, cor’une p’tit’ goutte…

L‘actualité étant des plus réjouissante, il nous reste la musique. Je répondais ce matin à un lecteur du blog en faisant allusion à un jazzman qui aurait cent ans aujourd’hui: Memphis SLIM. De son vrai nom, John Len Chatman, il est né un 3 septembre en 1915. J’ai eu le bonheur de l’entendre à la fin des années soixante, c’était « aux trois mailletz », club de jazz du quartier St Michel à Paris et qui a vu passer les plus les trois mailletsgrands, une vraie cave comme on n’en fait plus; où l’on pouvait écouter de la bonne musique tout en buvant un coup et en fumant une pipe… Parmi les musiciens qui animaient, les TROIS MAILLETZ à l’époque figurent les plus grands noms: Sidney Bechet, Mezz Mezzrow, Bud Powell, Bill Coleman, John Coltran, Dizzy Gillespie, Count Basie et son grand orchestre, Louis Armstrong… Chanteront également au Cabaret: Ella Fitzgerald, Billie Holiday, Lil Amstrong et bien d’autres. Quand à Memphis Slim, il s’est fait d’abord connaître sous le nom de Peter Chatman et ce n’est que bien plus tard qu’il a choisit le pseudonyme de Memphis Slim, nom de la ville d’où il est originaire. Ici à droite, c’est une photo de Bill Coleman lors d’un passage aux trois Mailletz.

Il commence à jouer du piano dans les années 1920 avant de partir pour Chicago où il rencontre Willie Dixon. C’est après une tournée en Europe qu’il s’installe à Paris. On lui doit près de 300 albums mais j’avoue que j’ai un faible pour every days i have the blues. L‘auteur-Memphisillustrateur Jean Claverie a dédié à Memphis Slim les deux livres pour enfants qu’il a consacrés au blues, Little Lou (1990) et La route du sud (2003), s’inspirant de lui pour son personnage de petit pianiste. Memphis Slim a préfacé le premier d’entre eux mais est mort avant d’avoir pu voir le livre terminé. On a souvent dit que le jazz de Memphis Slim était un peu trop sage, trop « propre sur soi », c’est peu être pour cela que notre ministre perpétuel de la culture, Jack Lang, l’a décoré de l’ordre des arts et des lettres.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.