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Oh ! Raison funèbre…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du calembour* et du potimarron réunis, bonjour ! Nous sommes le mercredi 30 septembre 2015. C’était généralement le neuvième jour du mois de vendémiaire dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du panais. En breton, les taches de rousseur sont appelées pikoù panez, littéralement des « taches de panais ». *à propos de calembours, j’aime beaucoup celui-ci: « Oh ! Raison funèbre » c’est de Prévert.

Le calendrier des PTT lui, m’apprend que c’est la St Jérôme. De son vrai nom: Eusebius Sophronius Hieronymus Stridonensis est né en 345 dans ce qui est 1024px-Caravaggio44jeromeBorgheseaujourd’hui la Croatie, il se fait ermite dans le désert de Syrie pendant quelques années avant d’enseigner les Saintes Écritures à Rome puis en Terre sainte. La chronique nous dit qu’il avait un caractère exécrable, et qu’on lui doit de nombreux pamphlets. À la demande du pape Damase, il traduit aussi en latin l’Ancien et le Nouveau Testament, que l’on commence à son époque à désigner sous le nom de Bible. Le mot Bible, chacun le sait, vient du grec biblion (livre), lui-même dérivé de Byblos, une ville de Phénicie spécialisée dans le commerce du papyrus (d’où nous vient le mot papier). Biblion désignait à l’origine n’importe quel livre.( L’illustration est l’œuvre du Caravage et visible à la galerie Borghèse.) Ch’sais pas pourquoi j’vous raconte ça…

En fait, les travaux du jardin me rappellent à l’ordre et je dois choisir entre le clavier et la tondeuse. Le soleil étant au rendez-vous, je privilégie la seconde. Allez, portez vous bien et, repassez donc demain.

A la saint Michel, célèbre les Berthe…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la quadrature du cercle et du carré Hermès réunis, bonjour ! Nous voici donc le mardi 29 septembre 2015 et, en ce huitième jour de Vendémiaire, nous célébrons l’Amaranthe (non, ce n’est pas N. Morano, la marrante…) belle plante dont le nom vient du Grec « a maranthos », qui ne fane pas. Pendant longtemps cette plante a été cultivée pour st mich braspartl’alimentation, notamment en Amérique Latine. Les graines étaient grillées et les feuilles consommées comme légumes verts ( tout à fait comme des épinards). Après la conquête espagnole la culture fut interdite car la plante était utilisée par les Aztèques lors de cérémonies rituelles. C’est la St-Michel, qui marquait la date à laquelle les fermiers  et les métayers  payaient leurs redevances après la récolte et échéance traditionnelle d’expiration des baux ruraux. Mais, comme disait mon aïeule, à qui on ne la faisait pas: même si  l’amour est dans le pré, n’allez pas croire que tous les baux ruraux soient de jolis campagnards… Amusant, non ! A gauche la chapelle Saint-Michel de Brasparts qui domine les Monts d’Arrée et qui émerge des brumes du Yeun-Ellez.

 
Le 29 septembre 1895, naissance de Berthe FABER-GUILLOT près d’Esbly (Seine et Marne); je ne me souviens pas avoir déjà évoqué cette figure du mouvement libertaire. Militante anarchiste française. Au début des années vingt, elle rencontre l’anarchiste Séverin Férandel qui devient un temps son compagnon. A partir de 1924 elle assurera avec lui la gérance de la « Librairie sociale Internationale » et ce jusqu’en 1928, elle milite également dans le groupe des Jeunesses Syndicalistes. En 1926-27, elle visite à plusieurs reprises (avec son amie Emilienne Fabert_berta_et_antonio_en_1943Morin) les anarchistes espagnols Buenaventura Durruti et Francisco Ascaso emprisonnés pour un complot en vue d’assassiner le roi d’Espagne, après leur périple en Amérique Latine. Une grande amitié s’établit avec eux et, à leur sortie de prison, Berthe se lie avec Ascaso (et Emilienne avec Durruti). Mais Ascaso (comme Durruti) est rapidement expulsé vers la Belgique, il retourne clandestinement en France, Paris, Joigny et Lyon où Berthe ira vivre avec lui. Elle apparaît alors comme responsable de publication d’un journal anarchiste espagnol « Accíon » publié en décembre 1927. Elle rejoindra Ascaso en Belgique où elle résidera jusqu’à leur départ pour l’Espagne, après la proclamation de la République, en avril 1931. (photo de droite – 1943)
Elle partage avec Francisco Ascaso l’intense militantisme et l’agitation sociale qui précèdent le 19 juillet 1936, et subit les absences de Francisco pour cause d’emprisonnements ou de déportation. Le 20 juillet 1936, Francisco meurt lors de l’assaut de la caserne Atarazanas à Barcelone, alors que les anarchistes sont victorieux des fascistes à Barcelone et en Catalogne et commencent à organiser la société de façon libertaire. Après la mort de Francisco Ascaso, Berthe Faber reste Fabert_berta_et_antonio_en_aout_1960à Barcelone et se lie avec un insoumis français, Eugène Guillot, ayant fui les persécutions et qui vivait en Espagne sous le nom d’emprunt de Jacques Sallès (photo de gauche – 1960 ). Elle partage alors avec lui les durs mois de privations précédant la chute du camp républicain. Au début de 1939, elle quitte l’Espagne avec son compagnon lors de la « Retirada ». De retour dans la région parisienne, elle est contrôlée par la police, le 15 mars 1939, lors d’une perquisition au siège de SIA (Solidarité Internationale Antifasciste). Durant la guerre, recherchés par la police, elle vit dans la clandestinité avec son compagnon. Après la Libération, ils poursuivront leur militantisme et animeront en particulier le « Groupe des Amis de Sébastien Faure ». Berthe travaillera comme concierge. Lorsque les autorités cesseront de persécuter Eugène, arrivé à l’âge de la retraite, ils se marieront. Eugène décèdera en 1978. Berthe, quant à elle, finira sa vie dans une maison de retraite, où elle mourra en 1983. Sources et Sources

Allez, merci à vous d’être passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être.

L’inter…sera le genre humain !

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis des seventies et du cresson nantais réunis, bonjour ! Nous sommes le lundi 28 septembre 2015, 7è jour de vendémiaire dédié à la carotte.

Le 28 septembre 1864, des ouvriers de toute l’Europe se réunissent à Londres, à Saint Martin’s Hall, en soutien aux Polonais, victimes en 1863 d’une féroce répression russe. Il s’ensuit la formation de l’Association internationale des travailleurs (AIT), qui sera plus tard connue sous le nom de première Internationale. Les syndicats sont nés Marxquarante ans plus tôt en Angleterre, à la faveur de la révolution industrielle. Ils rassemblent surtout des compagnons qui appartiennent aux métiers traditionnels et possèdent un bon niveau d’instruction : imprimerie, bâtiment, confection etc. C’est un intellectuel allemand, réfugié à Londres depuis l’échec des révolutions de 1848, qui rédige les statuts de l’Association internationale des travailleurs. Il s’appelle Karl Marx. Il a 46 ans et vit à Londres dans des conditions matérielles précaires. En 1864, il est surtout connu des syndicalistes et des socialistes par un opuscule qu’il a publié en 1848 avec son ami Friedrich Engels : Le Manifeste du Parti communiste.

L‘Association Internationale des Travailleurs aligne dans ses plus belles années quelques milliers d’adhérents seulement dans toute l’Europe. Elle est très tôt minée par les rivalités entre Karl Marx, qui prône un socialisme «scientifique», et le courant anarchiste animé par Pierre Joseph Proudhon puis par Michel Bakounine. L’Association ne survit pas marx proudhon bakounineaux tensions nées de la guerre franco-prussienne et de la Commune de Paris, en 1871. Les anarchistes de Bakounine sont expulsés l’année suivante et l’AIT transporte son siège à New York, où elle s’éteint dans l’indifférence. En juillet 1889, six ans après la mort de Marx, à l’initiative de Friedrich Engels, son ami, les socialistes se retrouvent à Paris où ils fondent une deuxième Internationale. De 1919 à 1943, la IIe Internationale est concurrencée par une IIIe Internationale dite communiste (Komintern) et sévèrement contrôlée par Staline. Une IVe Internationale, concurrente des précédentes, fait également son apparition à l’initiative de Trotski, en 1938. Elle sera très en vogue parmi les jeunes contestataires français de Mai 68.

Quand à la IIe Internationale, demeurée fidèle à la démocratie parlementaire, elle survit tant bien que mal sous le nom d’Internationale ouvrière et socialiste, adopté en 1923. Elle est relayée en France par un parti connu sous le nom de SFIO (Section française de l’Internationale ouvrière), issu de la fusion de différents partis socialistes, dont celui, réformiste, de Jean Jaurès et celui, marxiste, de Jules Guesde. Ses compromissions dans les guerres coloniales, sous l’autorité de Guy Mollet, l’amènent, le 4 mai 1969, à changer son nom Encadré-Troika-Final pour celui de Parti socialiste. Le 11 juin 1971, au congrès d’Épinay-sur-Seine, François Mitterrand en prend la direction avec le titre modeste de premier secrétaire. Aujourd’hui, tout ce petit monde, à force de fréquenter les ors de la République, s’est transformé en social-démocrate pour ne pas dire en social-libéral; engendrant une bourgeoisie d’État Énarquologiste et son catéchisme ultra libéral: Hayek, puis Milton Friedman. Et les pantins qui mettent en œuvre leurs politiques néfastes. Thatcher, Pinochet, Bush, Sarkozy, Merkel… Ainsi que les pseudos et antidémocratiques institutions qui les servent: Banques centrales, Commission, FMI, et maintenant… Hollande et la social démocratie, désormais convertis au social-libéralisme. Réalité de la dette, nécessité de réduire les dépenses publiques, austérité… Tout le cortège d’inepties  imposées par la finance internationale aux États qui n’ont plus de Nation que le souvenir.

Et voilà, c’était une petite piqure de rappel. Portez vous bien et à demain peut-être.

Nobody perfect…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’isolexisme et du crabe mayo réunis, bonjour ! Voilà, nous sommes le dimanche 27 septembre 2015, 6è jour de vendémiaire dédié balsamine-fleurà la balsamine, jolie fleur s’il en est. Je sais, Ô lettrés lecteurs, que vous n’ignorez rien des figures de rhétorique. Néanmoins, petit rappel : L’isolexisme est une figure consistant à réunir au moins deux mots ayant la même racine, dans le but de créer un mot nouveau, un effet emphatique ou comique. Exemple que l’on doit à ce cher Prévert : « Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie. » Ainsi, il est parfois difficile de comprendre le parcours politique d’un homme. Oyez l’histoire de Alexandre Cohen.

Le 27 septembre 1864, naissance de Jozef Alexander (Alexandre) COHEN, à Leeuwarden (Pays-Bas). Publiciste anarchiste, antimilitariste et anticolonialiste d’origine néerlandaise . Il est issu d’une famille de commerçants. De 1882 à 1887, il est envoyé aux Indes néerlandaise (Java) pour y effectuer cinq ans de service militaire. Il y découvre les horreurs du colonialisme et du militarisme décrit par son prédécesseur Multatuli dans son roman « Max Havelard ». Son indiscipline lui vaudra de cohen_alexandrepasser trois années, sur les cinq, en prison. A son retour aux Pays-Bas, il devient journaliste au « Groninger Weekblad » où il écrira de nombreux articles anticolonialistes et antimilitaristes. En novembre 1887, il est condamné à 6 mois de prison pour outrage au roi Guillaume III, qu’il qualifie de « gorille ». Un article, écrit en mars 1888, le contraint à l’exil en Belgique. Il travaille un temps au quotidien socialiste « Vooruit », avant d’être expulsé de Belgique et d’arriver à Paris en mai 1888. Il évolue ensuite vers l’anarchisme et fréquente la bohème littéraire.

Polyglotte, Alexandre Cohen collabore sous divers pseudonymes à la presse libertaire française dont : « La Révolte », « Le Père Peinard » et « L’Endehors ». Il se lie avec Victor Barruand et effectue diverses traductions, notamment : Multatuli, Gehardt Hauptmann et Nieuwenhuis en français, et Emile Zola en néerlandais. En 1890, il accompagne Nieuwenhuis chez Elisée Reclus à Sèvres. Le 10 juin 1892, il participe au meeting à la Maison du peuple et y dénonçe l’expédition coloniale française au Dahomey. En décembre 1893, après l’attentatCohen droite d’Auguste Vaillant à l’Assemblée nationale, Alexandre Cohen qui n’avait pu obtenir sa naturalisation française, est expulsé de France. Il se réfugie à Londres, où il collabore au journal anarchiste « The Torch » des sœurs Rossetti.  Il y rencontre Louise Michel et Pierre Kropotkine. Il rentre aux Pays-Bas, et purge la peine de prison qui l’attendait depuis 1888. En 1904, il retourne en Indonésie, chargé par le gouvernement français d’un rapport sur éducation dans l’Indochine française comparée aux Indes néerlandaises. Il entre ensuite comme rédacteur au service international du « Figaro » (!). En novembre 1907, il obtient sa naturalisation française. En mars 1918, sa ferme à Trélou-sur-Marne est détruite par les Allemands. Le même mois, il se marie avec une auvergnate Elisa Batut, qui partagera sa vie durant 68 ans. A partir des années trente, il est difficile de comprendre son parcours vers l’extrême droite et « l’Action française » (bien qu’il ne puisse pas y adhérer, parce que juif). En 1932, il se fixe à Toulon où il publie ses souvenirs en néerlandais « In Opstand » (En Révolte) et « Van anarchist tot monarchist » (D’anarchiste à monarchiste) en 1936. Après la Libération, le couple Alexandre et Kaya vécurent dans la misère. Ils furent parfois aidés par les soeurs Rossetti, et par Rudolf Rocker qui leur garda son amitié. Alexandre Cohen meurt à Toulon, le 1er novembre 1961. Sources

Allez, voilà pour ce jour, portez vous bien et à demain peut-être.

Faut rester dans les clous…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des années bissextiles et de la pizza trois fromages réunies, bonjour ! Nous sommes le samedi 26 septembre 2015, c’est pour vous dire si ça passe vite, et cela correspond au 5è jour de vendémiaire, dédié au cheval. Comme disait Pierre Dac: « Si vous avez perdu au PMU, vengez vous, mangez du cheval ! » On fête aussi la saint Côme, rien à voir avec le lac que ma belle et moi visitions voici quelques temps à pareille époque. Côme et son frère Damien étaient des chirurgiens qui pratiquaient la médecine gratuitement d’où l’appellation d’anargyres (du grec an- et argyrios, qui refusent l’argent). Joli nom qui commence plutôt bien et qui me les rend sympathiques.

Saviez vous que c’est un 26 septembre, en 1969, que paru le fameux Abbey-road des Beatles ? C’est le onzième album original publié par les Beatles, paru le 26 septembre 1969 au Royaume-Uni, et le 1er octobre aux États-Unis. Bien que sa sortie précède celle de Let It Be, paru en mai 1970, il est le dernier album enregistré par les Fab Four. Le 20 août 1969, les quatre Beatles sont réunis pour la toute dernière fois en abbey roadstudio et, vers la fin de septembre, au moment où le disque paraît, John Lennon met fin au groupe en lui annonçant son départ définitif. La séparation des Beatles n’est toutefois officialisée qu’en avril 1970. La pochette du disque reste une des plus célèbres de l’histoire de la musique, représentant les Beatles traversant un passage piéton au croisement de Grove End Road et Abbey Road, face aux studios où ils ont enregistré presque toutes leurs chansons depuis 1962. Voici une photo des plus amusantes dans le style un quart d’heure avant JC ! On peut imaginer que la petite dame à conseillé aux Beatles ne rester dans les clous… Etonnant, non ! Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

L’autre Duchesse de Bretagne…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis des béatitudes et du maquereau à la bretonne réunis, bonjour ! Et bien voilà, ça y est, nous sommes le vendredi 25 septembre 2015 ! Et alors ? Heu, rien. Ah si, c’est le 4è jour de vendémiaire dédié à la colchique1colchique. Jolie plante, quoique aussi toxique qu’un prêt bancaire. Elle doit son nom à Colchide où habitait la magicienne Médée. Vous vous souvenez de la fameuse chanson Colchique dans les prés… Elle a été créée par une cheftaine scoute francine Cockenpot et reprise par Francis Cabrel, étonnant non ? Par ici certains en profitent pour célébrer la Sainte Ermengarde qui fut Duchesse de Bretagne mais nettement moins médiatisée que sa descendante la Duchesse Anne.

Ermengarde d’Anjou est une princesse d’Anjou qui a été duchesse de Bretagne et la protectrice de l’abbaye de Fontevraud (Anjou, maintenant Maine-et-Loire). Elle naît à Angers en 1072 du mariage de Foulque IV le Réchin et d’Hildegarde de Beaugency. En premières noces, elle épouse en 1089 le jeune duc et poète, Guillaume IX Le Troubadour, mais celui-ci la répudie trois ans plus tard, pour épouser Philippie de Toulouse. C’est-y pas malheureux ! Ce mariage n’est SteErmengardementionné que par Guillaume de Tyr, et par aucun autre auteur contemporain, aussi est-il mis en doute. De plus ces deux prétendus époux étaient cousins germains, la mère de Guillaume IX était Hildegarde de Bourgogne, une demi-sœur utérine de Foulque IV le Réchin. Voici ce qu’en dit Albert Le Grand « L’heureuse Princesse Ermengarde, fille de Foulques, surnommé Rechim, quarante-deuxiéme Comte d’Anjou, et de sa premiere femme Hildegarde, fille de Lancelin, Seigneur de Beaugency, nâquit au Chasteau d’Angers, l’an de grace 1057, sous le Pontificat d’Estienne X dit IX & l’Empire de Henry IV dit III ; regnant en Bretagne le Duc Conan II du nom. Elle fut soigneusement élevée par ses Parens, &, estant grandelette, fut mariée à Guillaume, Comte de Poitou, lequel, aprés l’avoir repudiée, deceda, la laissant veuve.»  

Son père la marie en 1093 avec le duc de Bretagne, Alain IV Fergent, probablement pour sceller une alliance contre la Normandie, alors dirigée par le fils de Guillaume le Conquérant. En 1096, son époux étant parti en Palestine pour faire la Première Croisade, elle assume avec autorité la garde du duché jusqu’en 1101. Se plaisant peu à Rennes et dans l’Ouest du duché, elle préfère Nantes ou la région de l'autre duchesseSaumur et, séduite par le rayonnement de Robert d’Arbrissel, elle favorise l’expansion de l’abbaye de Fontevraud dans laquelle elle se retire deux fois comme simple moniale. Après la mort de son mari en 1095, elle revient en Bretagne soutenir le nouveau duc, son jeune fils Conan III. Admiratrice de Bernard de Clairvaux, elle favorise la création d’abbayes cisterciennes. En 1117, à près de 50 ans, elle accompagne son fils à la deuxième croisade. Elle retourne en Palestine dix ans plus tard et certains historiens pensent qu’elle a pu finir sa vie à Jérusalem comme moniale du couvent de sainte Anne. Les nécrologies de l’abbaye Saint-Sauveur de Redon et de Saint-Maurice d’Angers mentionnent cependant un décès en 1146 à Redon, où était enterré son mari. Il existe à Rennes une Allée Ermengarde d’Anjou dans le quartier de Bourg l’Evesque. Vous pouvez lire Ermengarde d’Anjou – L’autre duchesse de Bretagne de Philippe Carrer aux éditions Coop Breiz.

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Quand on voit c’qu’on voit et qu’on entend….

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis du sophisme et du homard thermidor réunis, bonjour ! Nous voici déjà (pourquoi déjà) le  jeudi 24 septembre 2015, troisième jour de vendémiaire dans le calendrier républicain, dédié à la châtaigne. A madeleinprousttourpropos de châtaigne, c’est pas l’envie qui me manque… Quand on voit c’qu’on voit pis qu’on sait c’qu’on sait, ben on a meilleur temps d’penser c’qu’on pense et pis d’ne rien dire ! comme le disait la Madeleine Proust, personnage incarné par Laurence Sémonin. Ce personnage est une veuve paysanne au franc-parler, habitant le Haut-Doubs, dans la commune des Gras, près de Morteau, à l’accent franc-Comtois si typique. Or donc, à propos de châtaignes, vous, je ne sais pas mais pour ce qui me concerne, je ressens un désir irrépressible d’éparpiller façon puzzle, de dynamiter, de disperser, de ventiler, de distribuer des baffes, des mornifles, des beignes, des mandales, des bourre-pif et autres talmouses. Fort heureusement, la musique adoucit les mœurs… Petit hommage à NAVARRO, Theodore “Fats” (1923-1950) trompettiste de talent disparu prématurément.

Il commence à jouer de la trompette vers 1941 et, en 42, entre dans l’orchestre d’Andy Kirk où il côtoie Howard McGhee. En 1945-46, il navarro 03prend la place de Dizzy Gillespie chez Billy Ekstine et fréquente les clubs de la 52e Rue. En 1947-48, il est avec Illinois Jacquet puis, après un passage chez Lionel Hampton, s’associe à Tadd Dameron en 1948-50. Sa trop courte carrière s’achèvera au moment où il commence à apparaître en soliste sur les scènes importantes. Dix petites années de pratique ont suffi à Fats Navarro pour devenir l’un des grands solistes d’un instrument qu’il maîtrisait parfaitement, sachant conserver l’équilibre même dans les passages les plus risqués et les improvisations les plus audacieuses.

The Fabulous Fats Navarro sont deux albums de jazz du trompettiste Fats Navarro réalisés en étroite collaboration avec le compositeur et pianiste Tadd Dameron. Ils contiennent les morceaux de plusieurs sessions d’enregistrement réalisées entre 1947 et 1949 pour le fameux label Fats_Navarro2Blue Note. Fats Navarro interprète à l’origine les morceaux sur deux sessions d’enregistrement, certains avec le pianiste, compositeur et arrangeur Tadd Dameron comme The Chase (septembre 1947), Lady Bird (septembre 1948) mais aussi le titre Talk Double enregistré en sextet avec le trompettiste Howard McGhee en octobre 1948. Les enregistrements de l’album en quintet ont été faits en août 1949 avec le band du nom de Bud Powell & His Modernists avec notamment le jeune saxophoniste Sonny Rollins. De plus, l’édition finale propose également des enregistrements de Tadd Dameron avec Miles Davis et Jay Jay Johnson. Une particularité est la participation de Fats Navarro dans le septet de Benny Goodman avec le saxophoniste Wardell Gray sur le morceau Stealin´ Apples le 9 septembre 1948.

Allez, bonjour chez vous, portez vous bien et à demain peut-être.

J’ai bien mangé, j’ai bien lu…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

Amis de l’érotisme flamboyant et de la bouillie d’avoine réunis, bonjour ! La roue tourne inlassablement et nous voici déjà le mercredi 23 septembre 2015, deuxième jour de Vendémiaire généralement dédié au plat-coquilles-saint-jacques-poelees-fondue-de-poireaux-safraneesafran. AAAaaargh !!, les coquilles saint-Jacques de la baie de Saint-Brieuc sur une fondue de poireaux safranée… Vous servez cela avec un Graves-de-Vayres qui, malgré l’analogie du nom est sans rapport avec la zone viticole des Graves. Vayres est sur la rive gauche de la Dordogne. Même si la majorité des Graves-de-Vayres blancs secs est issue d’assemblage sauvignon, sémillon, muscadelle; j’ai une faiblesse pour le 100% sémillon élevé en barriques.

Le 23 septembre est le jour anniversaire de la naissance d’une écrivaine (je déteste cette formulation), une auteure donc (c’est encore pire), dont on a longtemps mis en doute les capacités, sans doute paulineprécisément parce que elle était une femme. Je veux parler de Dominique AURY. Ce nom ne vous dit rien et pourtant elle a commis un des plus grands best-sellers de la littérature érotique. On la connaît mieux sous le nom de Pauline Réage et on lui doit, entre autres, Histoire d’O. Elle fut élevé en Bretagne par sa grand mère et devint une élève brillante au point qu’elle fut la première fille admise en Khâgne à Condorcet. C’est son père, lui même universitaire, qui lui présenta Jean Paulhan le directeur de la prestigieuse Nouvelle Revue Française (NRF). Elle ne tarda pas à tomber amoureuse de Paulhan, de vingt ans son ainé et leur collaboration allait durer.

Vers l’âge de quarante ans, sentant son amant s’éloigner d’elle, elle écrit Histoire d’O qui sera refusé par son éditeur Gallimard et c’est histoire d'OJean-Jacques Pauvert qui rafle la mise en publiant le livre en 1954. Elle entretenait à l’époque une liaison avec Edith Thomas, historienne et journaliste qui en 43 avait fondé le conseil national des écrivains avec Jean Paulhan, et on dit qu’elle s’en serait inspiré pour créer le personnage d’Anne-Marie dans son roman. Il fallu attendre 1994 pour qu’elle admette enfin être l’auteur de ce roman qui fit couler tant d’encre. Elle a publié d’autres œuvres, notamment Lecture pour tous qui recevra le prix de la critique en 1956. Dominique AURY s’est éteinte le 27 avril 1998 à Corbeil-Essonnes.

Bon allez, j’ai bien mangé, j’ai bien lu, je peux vaquer à mes occupations. C’est à dire qu’ ici, vaquer à quelque chose signifie « avoir des loisirs pour s’occuper de ce quelque chose », vous remarquerez d’ailleurs qu’on ne dit pas « vaquer à son travail », qui serait absurde, mais vaquer à ses occupations, étant sous-entendu que ces occupations sont tout sauf la tâche quotidienne qui empêche justement de « vaquer à autre chose » tout le temps qu’elle dure. Portez vous bien et à demain peut-être.

La grande bouffe « républicaine »…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis des latitudes extrêmes et du cochon grillé réunis, bonjour ! Nous sommes donc le mardi 22 septembre 2015, premier jour de Vendémiaire dédié au raisin. Je dois préciser que l’équinoxe aura lieu demain à 08 heure 20 minutes et 33 sec pour être tout à fait précis. Je dis cela car, dans le calendrier républicain, commençant le 22 septembre 1792, mis en place le 6 octobre 1793 et utilisé entre 1793 et 1805, l’année débute lors de l’équinoxe de septembre. Donc, en toute logique, demain c’est le premier de l’an et ce soir c’est le réveillon…

A l’invitation des l’Association des Maires de France (AMF), ceux-ci  se mobilisaient ce samedi pour alerter les citoyens sur les conséquences de la baisse des dotations de l’État aux collectivités locales. Il semble loin le temps où le Président de la République invitait les maires à festoyer. Souvenons nous: Le 22 septembre 1900 a lieu le Banquet des maires de France. À l’invitation du président Émile Loubet, la France banquetdes notables célèbre d’une agréable façon le culte de la République (108 ans jour pour jour après sa première fondation), en marge de l’Exposition universelle et des festivités du nouveau siècle. Elle tente d’oublier aussi les dissensions nées de l’affaire Dreyfus. 22 965 maires répondent à l’invitation présidentielle. Ils se réunissent dans le jardin des Tuileries, sous deux tentes immenses, autour de 700 tables. 400 cuisiniers et 2000 maîtres d’hôtel sont mobilisés à leur service par le traiteur Potel & Chabot, maison fondée en 1820 par le pâtissier Jean-François Potel et le cuisinier Étienne Chabot.

En moins de 90 minutes défilent cinq services : Hors-d’œuvre -  Darnes de saumon glacées parisienne – Filet de bœuf  en Bellevue – Pains de canetons de Rouen – Poulardes de Bresse rôties – Ballotines de faisans Saint-Hubert – Salade Potel – Glaces Succès – Condés – Dessert. Et, pour les vins, 39 000 bouteilles furent utilisées dont:  Preignac servi en carafe – Saint-julien servi en carafe – Haut Sauternes – Beaune Margaux Jean Calvet 1887 – 1500 bouteilles de fine Champagne Montebello. Le banquet les invitéspersonnel ne fut pas en reste puisqu’il eut droit à 3 000 litres de « gros rouge ». Il faut savoir que 3 000 personnes furent employées pour la cuisine et le service. Quand aux mets dégustés ce jour, certains ont disparu des cartes des restaurants ou ont été revisités par les chefs actuels mais, on devine qu’il s’agissait d’un déjeuner froid. La darne de saumon glacée à la parisienne est un saumon poché, servi froid avec des légumes croquants et une mayonnaise parfumée aux condiments et fines herbes. Le filet de bœuf Bellevue avait été crée pour madame de Pompadour en son château de Bellevue. Il s’agit d’un rôti de bœuf habillé d’une fine gelée. Le pain de caneton de Rouen était probablement une espèce de terrine froide de canard. La poularde de Bresse était juste rôtie. La ballottine de faisan Saint Hubert, les escalopes de blancs de faisan sont farcies avec une farce fine, roulée en ballottine, pochée dans un bouillon, puis servis froid. Étonnant, non ! Ceci étant écrit, je dois vous avouer que le 22 septembre, aujourd’hui, je m’en fous…

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

Bassiste mais pas que…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de La cotriade (du breton kaoteriad – contenu d’une marmite) et de la démocratie directe réunies, bonjour ! Nous sommes le lundi 21 septembre 2015, dernier jour complémentaire du calendrier républicain, dédié aux récompenses, et donc à la veille du nouvel an républicain. Colchique dans les prés, c’est la fin de l’été, chantait mon aïeule qui, vous le constatez, avait tous les talents.

Un autre qui possédait un talent inoui et qui nous a quitté prématurément c’est Jaco Pastorius. On dirait un nom de Général romain mais en fait c’était un musicien de jazz et, nous sommes quelques uns à le considérer comme le plus grand bassiste de jazz de tous les temps. Il nous a quitté dans des conditions tragiques le 21 septembre 1987, assassiné par un gérant de boite de nuit. Son père, Jaco droited’origine allemande, était lui même musicien. Il débute dans des orchestres locaux qui jouent des reprises de Otis Redding, Aretha Franklin et James Brown. Il avoue son admiration pour Herbie Hancock qui l’a fortement influencé. Mais on pourrait citer tout autant, Charlie Mingus, Ray Charles, Charlie Parker ou Tony Bennet. En 1975 il enregistre son premier album intitulé Jaco Pastorius qui va lui apporter la célébrité. Album sur lequel on retrouve la fameuse reprise de Dona Lee (en vidéo) de Charlie Parker. Puis il va rejoindre le groupe Weather Report  dans lequel il jouera jusqu’en 82. Entre temps il accompagne de nombreux artistes, on le trouve même sur un morceau de Michel Polnareff: Une simple mélodie .

Dès cette époque il consomme beaucoup de drogue et souffre de comportements bipolaires. Son mode de vie de plus en plus chaotique alimente la presse à scandale plus souvent qu’à l’ordinaire. Il est en plein divorce et en procès avec sa maison de disque qui le contraint à dissoudre son big band. Sans orchestre et sans maison de disque, ses problèmes psychiatriques s’aggravent; il multiplie les excentricités et jaco gaucheles accidents. A partir de 84, son comportement lui ferme la porte de la plupart des scènes musicales. On considère que Jaco Pastorius a apporté au jazz un vent de folie (une de ces compositions est intitulée « Punk jazz »), il a hissé au top niveau l’utilisation de la fameuse Fender Jazz Bass. Il devient carrément sans domicile fixe et erre avec des clochards. En juillet 86 il est interné à New York et interdit de séjour dans de nombreux clubs de jazz. Un soir de septembre 87 il est violemment tabassé par Luc Havan, responsable du Midnight Bottom Club. Il meurt quelques jours plus tard. Un sacré musicien, un peu agité du bocal certes, mais virtuose de la basse comme il n’y en a plus.

Allez écoutez un de ses morceaux, portez vous bien et à demain peut-être