On l’appelait Mimosa…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, HISTOIRE

Amis de la bravitude et du poulet citronné réunis, bonjour ! Ce dimanche 16 août 2015 correspond au 29è jour de thermidor, dédié au coton. Je vais donc en profiter pour vous parler d’une de ces nombreuses militantes anarchistes qui laissa ses illusions et sa vie sur les barricades espagnoles. Quel rapport avec le coton? aucun!

Oyez l’histoire de Georgette Kokoczinski (dite Mimosa)

Le 16 août 1907, naissance de Georgette, Léontine, Roberte, Augustine, KOKOCZINSKI dite « Mimosa » à Paris. Militante anarchiste française, volontaire antifasciste sur le front d’Aragon. Née Brivadis (du nom de sa mère, Léontine Brivadis ) puis devenue Ango (après la reconnaissance par son père, Robert Ango) à 16 ans, elle quitte le domicile familial et est accueillie dans le foyer d’André Colomer et sa compagnemimosa Magdalena qui lui font découvrir les idées libertaires. A partir de 1925, elle vit en union libre avec le compagnon Ferdinand Fortin, et milite au groupe « Éducation Sociale » que celui-ci avait créé à Loches en Touraine où elle commence à intervenir dans les meetings. De retour à Paris en 1928, elle intègre un groupe théâtral où, sous le nom de scène de « Mimosa », elle se produit lors de rencontres ou de fêtes libertaires. Elle collabore également à la Revue Anarchiste (créée par Fortin), qu’elle vend après ses récitals. Poursuivant parallèlement des études, elle obtient un diplôme d’infirmière.

Le 7 novembre 1931, elle se marie à Colombe (Seine) avec le journaliste socialiste Miecsejslaw Kokoczinski (1910-2003).
Dans la foulée de la révolution espagnole en juillet 1936, elle part dès la mi-septembre en Espagne, et s’engage dans le Groupe International de la Colonne Durruti qui combat devant Saragosse. Elle emploie ses connaissances médicales à colonne Durrutil’infirmerie aux côtés d’autres militantes comme Augusta Marx et Madeleine Gierth (de nationalité allemande). C’est là, à Perdiguera (Aragon), qu’elle trouvera la mort, le 16 octobre 1936, massacrée par les franquistes lors d’une contre-offensive. Créé fin mai 1937, dans le quartier de Gracia, à Barcelone, le groupe francophone de la FAI (dont faisait partie Fortin) pris le nom de « Mimosa ». A noter que Mimosa tenait un journal (pathétique) de son engagement en Espagne, qui fut retrouvé après sa mort et recopié par Fortin (aujourd’hui conservé à l’IISG d’Amsterdam).
« Le bonheur ! Vous ne savez pas comme je l’ai cherché, je m’en souviens à peine moi-même ; dans les livres graves, dans les lits douteux, dans la simplicité des choses… » sources: Éphéméride anarchiste.

Voilà pour ce dimanche, en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

2 commentaires

  1. babelouest

    Merci pour ce souvenir, cénobite ! Un de plus, car les anarchistes ne manquent pas !

    Que la journée te soit belle.

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