la grande Gidouille…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la pataphysique et de la dure réalité réunies, bonjour ! Aujourd’hui, jeudi 27 août 2015 et 10è jour de fructidor dédié à l’échelle, je vous propose un petit portrait. J’évoque la pataphysique modèle man raycar en réalité Le 27 Août 2015 est le Mardi 17 Phalle 142 Ste Gallinacée, cocotte de son calendrier et le personnage dont je vais vous entretenir en était devenu Satrape (1963). Si je vous dis Emmanuel Rudzitsky, je vous connais, vous allez rester aussi songeur qu’une poule devant une clé à molette…Et pourtant, si je vous dis Man Ray, subitement tout s’éclaire et vous revoyez la croupe hospitalière de Kiki de Montparnasse se prenant pour le violon d’Ingres.

Man RAY donc, puisque c’est de lui que l’on parle, est né à Philadelphie un 27 août en 1890, il est mort à Paris en 1976. Entre les deux il a fait de la photographie un art véritable. A New York avec son ami Marcel man ray et duchampDuchamp, ils ont bien tenté de représenter la forme américaine du mouvement Dada, avant de conclure: « Dada ne peut pas vivre à New York ». En juillet 1921, Man Ray revient en France et Duchamp le présente aussitôt aux surréalistes, Aragon, André Breton, Paul Eluard, Philippe Soupault… Evidemment, il s’installe à Montparnasse et ne tarde pas à tomber amoureux du fameux modèle Kiki de Montparnasse. Il va aussi rencontrer Paul Poiret qui va lui permettre de réaliser beaucoup de photos de mode.(à gauche, Man Ray et Duchamp sur les hauteurs de Paris) Tiens, un petit exemple de détournement pataphysicien:

C‘est en 1925 que ses œuvres seront présentées lors de la première exposition surréaliste de la galerie Pierre en compagnie de Jean Arp, Max Ernst, Miro et Picasso, excusez du peu ! Ami des mécènes Marie-Laure et Charles de Noailles, il tournera son troisième film, Les mystères du château de Dé dans leur villa de Hyères (1929). Il avait tombetourner auparavant, A quoi rêvent les jeunes films (1924). Pendant trente ans, Man Ray va révolutionner l’art photographique, en 1940 il rejoint Lisbonne et s’embarque pour les Etats-Unis en compagnie de Salvador Dali et Gala ainsi que le cinéaste René Clair. A Hollywood il rencontre Juliet qui deviendra sa femme et se remet à la peinture. Il va rejoindre quelques grands noms du surréalisme en devenant Satrape du collège de Pataphysique en 1963. Inhumé au cimetière de Montparnasse, on peut lire sur sa tombe son épitaphe: Unconcerned, but not indifferent – Détaché mais pas indifférent.

A l’heure du tout numérique, il est intéressant de se souvenir de ces bricoleurs de génie qui ont fait de la photographie, un art à part entière. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

4 commentaires

  1. babelouest

    De la photo, et de ceux qui l’ont élevée au rang d’art, à part entière. La pataphysique a encore de beaux jours devant elle, qui se contemple en pied avec les jours qui l’ont précédée.Ne manque que quelque farfelu pour faire bonne mesure.

    Salut homme du Ponant de l’Europe ! Et que les albatros ne viennent pas trop fertiliser de leur engrais ton crâne…… à l’ombre du phare Phelu.

    • erwandekeramoal

      Les albatros ont pris le large, restent les goélands et les mouettes rieuses. D’ailleurs, il n’y a qu’elles qui se marrent car il fait un temps de chien.
      Le bonjour te va.

  2. Robert Spire

    Man Ray, Kiki de Montparnasse, Duchamp, dadaïsme, surréalisme…Le poète (anarchiste, auteur du « De l’individualisme révolutionnaire ») Alain Jouffroy raconte leur histoire dans une fabuleuse histoire romancée: « La vie réinventée, l’explosion des années 20 à Paris » (Ed. R. Laffont-1982)

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