A l’Apocyn nul n’est tenu…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de l’underground et du cri de l’ormeau réunis, bonjour ! Nous sommes le mardi 25 août 2015, huitième jour de Fructidor dédié à l’Apocyn… Les savants l’appellent l’asclépiade de Syrie et le petit peuple 800px-Asclepias_syriaca_prg_2la nomme l’herbe aux perruches. C’est une plante toxique, consommée par la chenille du papillon Monarque qui devient lui-même toxique grâce à elle (chenille et adulte), ce qui lui permet d’échapper à de nombreux prédateurs. Les peuples d’Europe devraient s’en inspirer car, pour l’heure, ce sont les prédateurs qui sont en train de gagner la partie…

Au café-bar-tabac-PMU-dépôt de pain, ce matin c’est la victoire de Usain Bolt qui faisaient le buzz. C’est vous dire si les préoccupations de la France profonde sont assez éloignées de celles du cénobite qui se torture les méninges pour écrire son billet quotidien sur des thèmes aussi réjouissants que la crise, la Syrie, l’Iran, le prix du carburant, l’université d’été du PS, heu, non, là je galège… J’adore ce petit mot qui fait partie pour moi des mystères de la langue française. Ainsi on écrit je écrire c'estgalège mais on parle de galéjade. Et pourquoi pas de hâblerie et/ou de rodomontade ? J’arrête là avant d’être accusé de ratiociner à plaisir et d’abuser de coquecigrues depuis fort longtemps prescrites par l’académie et dont l’usage intempestif pourrait me valoir un séjour dans les ergastules des ayattollahs de la grammaire pour avoir délinquer derechef;  tout est possible, avec des happe-lopins de cette espèce. Mais, trêve de falibourdes, si je continue à m’acagnarder de la sorte en m’amusant de la désuétude des mots je ne risque pas d’emboiser un lectorat tout acquis à la modernité et je crains de me faire chanter pouilles par les gardiens du temple… Mais bon, j’affectionne cet exercice qui consiste à laisser mon esprit courir la prétentaine et ma plume baguenauder entre les mots d’avant autrefois; comme qui dirait: jadis, en breton on dit gwechall.

Bon allez, je ne sais plus ce que voulais écrire mais bon, comme disait mon aïeule, qui aurait vendu la sienne pour un bon mot: à l’Apocyn nul n’est tenu… Portez vous bien et à demain peut-être.

Un commentaire

  1. Sceptique

    « Écrire, c’est prendre l’esprit par la main ». Il y a de la réserve, rien à craindre!

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