à Bois-Caïman…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la navigation de plaisance et du haut-Médoc réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 14 août 2015, il pleut sur Brest Barbara, et pour corser le tout, c’est le 27 de thermidor,gelee-10--300x225 jour du colza…Drôle de plante à la vérité qui doit son existence au croisement d’un chou et d’une navette et dont le nom provient du néerlandais koolzaad (graine de chou), en breton kaol. Mon aïeule que rien n’arrêtait lorsqu’il s’agissait de qualifier un malfaisant, le traitait de pav kaol skornet; ce qui pourrait se traduire par: pied de chou gelé…

Saviez vous que c’est dans la nuit du 14 août 1791 qu’à Bois-Caïman, qui est un lieu reculé de l’habitation Lenormand de Mézy sur l’île Saint-Domingue, Dutty Boukman organisa une cérémonie vaudoue pour un grand nombre d’esclaves. La prêtresse Mambo, Cécile Fatiman, plonge un couteau dans un cochon noir créole sacrifié, et les assistants boivent son sang afin de devenir invulnérables. Boukman ordonne alors le Couv_99109soulèvement général. En rassemblant les différentes tribus africaines dans leur quête de liberté, le vaudou est ainsi un catalyseur dans la révolte des esclaves de Saint-Domingue. Ce soulèvement a lieu la nuit du 21 au 22 août où les esclaves de cinq habitations brûlent celles-ci et massacrent les Blancs, femmes et enfants compris. Pendant une dizaine de jours, la plaine du Nord est en flammes. On décompte près de 1 000 Blancs assassinés, 161 sucreries et 1 200 caféières brûlées. Boukman s’avance jusqu’au Cap-Français.

Les autorités ripostent et Boukman périt au combat à la tête de ses troupes. On expose la sienne, de tête, au Cap car il passe pour invulnérable auprès des esclaves. Malgré la riposte, la révolte n’est pas vaincue. D’autres chefs succèdent à Boukman : ses lieutenants Jean-François et Biassou, ainsi que Toussaint qui ne se nomme pas encore Louverture. Vous pouvez retrouver cette cérémonie dans la bande dessinée La Petite Fille Bois-Caïman de François Bourgeon (Les passagers du vent).

Allez, bonne lecture, portez vous bien et à demain peut-être.

2 commentaires

  1. babelouest

    Salut cénobite ! Il pleut, un peu par moments.
    Cette réminiscence m’en rappelle une autre. Gamin, je trouvais de vieux livres chez une vieille dame, ma voisine. L’un d’eux s’appelait Maïa et sa Colombe. C’était l’histoire d’une petite fille, enfant de riches planteurs de Saint Domingue, qui s’était trouvée prise en leur absence dans l’incendie de leur maison, accompagné de sa nounou noire. Après de très nombreuses péripéties, elle avait retrouvé ses parents à la cour de Napoléon III. Étonnant qu’on retrouve de tels ouvrages aujourd’hui, celui-là a bien plus de cent ans !

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