Vous lisez actuellement les articles publié le août 26th, 2015

Page 1 de 1

Sous le pont Mirabeau…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

Amis de la liberté (sans adjectif) et de la réglisse (sans adjuvant) réunies, bonjour ! Oui, je vous rappelle que nous sommes le mercredi 26 août 2015, neuvième jour de fructidor, journée consacrée à la réglisse qui est comme chacun le sait tout à fait indiquée dans la lutte réglissecontre le mauvais cholestérol; Ça c’est pour ceux qui aurait fait quelques excès durant l’été. Je connais des pataphysiciens pour qui en réalité nous sommes le Lundi 16 Phalle 142 Nativité de St Vibescu, pohète et Commémoration de Ste Cuculine d’Ancône… Pour ma part, je vais commémorer la naissance d’un immense poète qui accompagna mes errances adolescentes et au delà.

Guillaume Apollinaire est né à Rome le 25/08/1880 et mort à Paris le 09/11/1918. De son vrai nom: Guglielmo Alberto Wladimiro Alessandro Apollinare de Kostrowitzky il est le fils d’une Polonaise et d’un père inconnu (un officier italien, selon l’hypothèse la plus probable). En 1901, il est engagé comme précepteur en Allemagne et tombe amoureux de la apollinairegouvernante, qui refuse ses avances. Ses premiers poèmes portent la trace de sa douleur d’homme éconduit. Il rentre à Paris en 1902 et publie dans « La Revue blanche » son premier conte, « L’Hérésiarque », en signant « Guillaume Apollinaire ». Il publie alors de nombreux contes et poèmes dans des revues et commence à se faire connaître. Le poète pénètre dans les milieux artistiques, se lie d’amitié avec Pablo Picasso et devient un hôte assidu du Bateau-Lavoir où il fait la connaissance de Max Jacob. Il suit de très près l’évolution du mouvement cubiste et publie en 1913 « Peintres cubistes ». Cette même année est publié son premier recueil, « Alcools », sélection de poèmes rédigés depuis ses débuts.

Il veut s’engager dans l’armée française dès 1914, mais ne possède pas la nationalité et doit être naturalisé. Il est tout de même affecté en décembre 1914 dans l’artillerie et continue d’écrire. Transféré dans Onze1l’infanterie en 1915, il est naturalisé en début d’année 1916. Il est blessé quelques jours plus tard par un éclat d’obus et est trépané à Paris. Après des mois de convalescence, il se remet à écrire et crée le terme de « surréalisme » dans une lettre à un poète. Il publie en 1918 son second grand recueil poétique, « Calligrammes », quelques mois avant de mourir de la grippe espagnole. Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise à Paris. Outre ses poèmes, on lui doit des romans érotiques pour ne pas dire pornographiques comme le fameux «Les onze mille verges» ou encore «les exploits d’un jeune Don Juan».

Et voilà, passent les jours et passent les semaines; le cénobite continue son bonhomme de chemin. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.