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J’ai mon tian qui gratine…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de la contrepèterie et des bêtes à cornes réunies, bonjour ! On approche de la fin de thermidor et ce 11 août 2015 est consacré à l’Aunée, cette Inule appelée aussi herbe aux mouches. L’herbe aux mouches, qui se fait appeler aussi inule squalleuse, herbe aux punaises, œil de cheval, chasse puces… n’a rien d’extraordinaire, malgré toutes ces l'aunéeappellations peu flatteuses. Autrefois, entre autres, on lui prêtait des pouvoirs insecticides, d’où ces noms qui font référence aux insectes. Du reste, son odeur n’est pas très agréable, mais elle est  appréciée des abeilles. On peut très bien passer près d’elle sans y faire attention. Elle affectionne particulièrement les terrains secs. Le sable du platier semble lui convenir. De ce fait on en trouve fréquemment sur nos dunes. Autrefois, on lui attribuait des vertus curatives et elle a été fréquemment utilisée en décoction pour soigner les contusions, les hernies, les blessures internes, etc… Elle a aussi été appliquée en usage externe pour traiter les démangeaisons. Alors, est-ce que ça vous chatouille ou est-ce que ça vous gratouille ?

Or donc, par ici, en ce jour, il est possible de célébrer St Ergat. Vous le savez, les Vème et VIè siècles, l’Armorique vit débarquer sur ses rivages de nombreuses bandes de Bretons saint-ergat-treouergatinsulaires que les invasions saxonnes avaient chassés. Sous la conduite de leurs chefs de clans, de moines ou d’évêques, ces  émigrants arrivaient des diverses régions de l’île de Bretagne, principalement des provinces comprises dans la Cambrie et de celles qu’occupaient les Cornovii, peuple considérable qui a donné son nom à la Cornouaille(s). D’autres émigrations importantes, notamment celle des Corisopites, eurent pour point de départ la Bretagne du Nord. C’est à ce dernier Pays (d’après Mr de la Villemarqué) que devait appartenir Ergat ou Argad que la Paroisse de Pouldergat (29) honore comme fondateur. Fils du roi barde Loumarch, chef d’un petit État nommé l’Argoët, Ergat, selon la tradition aurait lui-même été barde.

La vie de saint Ergat n’a pas été connue des hagiographes et le souvenir de son apostolat serait depuis longtemps effacé, si le nom d’Ergat n’était resté incorporé dans celui d’un certain nombre d’églises et de chapelles que la vénération des fidèles avait placées sous son patronage. Dans le seul diocèse de Quimper, indépendamment de Pouldergat, on pourrait citer 300px-Pouldergatcomme ayant été vraisemblablement consacrées à ce saint, l’ancienne trêve de Tréouergat et bien qu’elles aient changé de vocable, les paroisses de Pouégat-Moysan et de Plouégat -Guerrand. C’est au sud de la baie de Douarnenez , non loin de l’endroit où l’opinion la plus accréditée place la légendaire ville d’Is, que vinrent s’établir les exilés qui avaient suivi Ergat. Le Pays, à cette époque, ne devait compter que de rares habitants et le Plou qu’y fondèrent les bretons put se développer dans la partie méridionale d’un ancien pagus qui s’étendait à l’Est jusqu’au ruisseau du Ris, au Nord et à l’Ouest jusqu’à la mer et au Midi jusqu’à la baie d’Audierne et à la rivière de Pont-Croix. Ce vaste territoire, dans les chartes du moyen-âge, est encore dénommé Pagus-cap-Sizun. Dans ses limites se constituèrent, sous l’influence de la colonisation bretonne, onze territoires dont l’un des plus importants devait être celui de PLODERGAT.

Bon, c’est pas tout, j’ai mon tian qui gratine (il n’y a pas de contrepèterie) allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.