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Saint Erlé à bout de souffle…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la métaphore et du Sèvre et Maine réunis, bonjour ! Nous sommes le 09 août 2015, autant dire que les jours raccourcissent, celui ci correspond au 22 de thermidor et était dédié au câprier. C’est cet arbuste méditerranéen dont les boutons floraux, confits dans le vinaigre, donnent les caprierfameuses câpres. En Crête, les feuilles du câprier commun sont utilisées en salade. Par ailleurs, les racines et l’écorce trouvent leur utilité dans la pharmacopée naturelle. On dit que ses grandes et belles fleurs très odorantes ne vivent qu’une seule journée. Avant de préparer votre tartare soyez vigilant, les vraies câpres sont vendues sous l’appellation « câpres surfines » sinon, il s’agit souvent de boutons de capucine préparés de la même façon mais beaucoup moins chers évidemment.

 
En Bretagne, le 9 août on fête les Herlé, nom d’un petit saint de seconde catégorie qui a laissé son nom à la commune de Ploaré (plo Erlé) dans le Finistère. C’est d’ailleurs, à ma connaissance, la seule trace que l’on trouve de ce saint. Quimperlé par exemple n’a rien à y voir et vient de Kemper (confluent) et Ellé, une des rivières qui traversent la ville. La commune de Ploaré est considérée comme le berceau rural de Douarnenez. Les deux ne forment plus qu’une seule et même la cipalecommune depuis l’après guerre. Herlé est représenté en diacre portant la dalmatique dans l’église paroissiale, un livre dans une main et la palme du martyre dans l’autre. Mais, Herlé évoque pour moi l’harmonie municipale qui portait son nom, on disait « la Cipale ». Elle était dirigée par François Cuadrat puis par son fils Fernando, famille de réfugiés républicains espagnols qui trouvèrent asile en terre bretonne. J’en ai retrouvé une photo amusante où l’on voit sous le porche de l’église de Ploaré, les retrouvailles d’un républicain espagnol et d’un représentant de la sainte église. Alleluhia !!! Aujourd’hui à Douarnenez il y a la fanfare A bout de souffle et, c’est pas triste.

Allez, merci d’être passé par ici en plein mois d’août, portez vous bien et à demain peut-être.