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Les jambes à son coup et la tête dans les mains…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la tradition et du corned beef réunis, bonjour ! Nous sommes le mardi 21 juillet 2015 et, si on continue à cette allure là, vous allez voir qu’on va se retrouver en août sans y prendre garde. C’est le 3è jour de thermidor dédié au melon. En Bretagne, il est dédié à sainte Triffin : Trifina (ou Trivina) ce Vallée_des_Saints_18-300x225nom apparaît comme la forme féminine de Trivin, il pourrait dériver d’un terme apparenté au gallois triw, « vrai, exact,  fidèle ». Fille de Waroc, comte de Vannes au 6e siècle, elle épouse le tyran Conomor, comte du Poher et régent de la Domnonée. Ayant appris qu’elle attendait un enfant, il la décapite. Mais, on ne décapite pas une sainte comme on décapsule une Kronenbourg et, Ressuscitée par Gweltas (St Gildas de Rhuys), les jambes à son cou et la tête dans les mains, elle se réfugie à la cour de son père et  s’en ira fonder un monastère à Vannes où elle se retire. Elle a bien entendu sa statue dans la vallée des saints à Carnoët.

Le 21 juillet 1931 voit la disparition d’Emile Pouget, créateur du Père peinard. Voici un extrait d’un article de Emile POUGET paru dans « l’almanach du père peinard » en 1898. Ce petit texte qui veut nous expliquer ce qu’est le sabotage nous dévoile aussi avec verve et talent la façon dont on s’exprimait dans le monde ouvrier industriel de la fin du 19ème siècle. Le mot sabotage vient donc de sabot: Celui là même que l’on jetait dans une machine pour la mettre en panne. « Le SABOTTAGE est une riche binaise qui, d’ici peu, fera rire jaune les capitalos. L’idée du SABOTTAGE ne restera pas à l’état de almanachrêve bleu : on usera du truc ! Et les exploiteurs comprendront enfin que le métier de patron commence à ne plus être tout rose. Ceci dit, pour les bons bougres qui ne sauraient pas encore de quoi il retourne, que j’explique ce qu’est le sabottage. Le sabottage, c’est le tirage à cul conscient, c’est le ratage d’un boulot, c’est le grain de sable roublardement fourré dans l’engrenage minutieux pour que la machine toussote, c’est le coulage systématique du patron… Tout ça pratiqué en douce, sans faire de magnes, ni d’épates. A supposer, par exemple, un grand bagne dont le patron, tout par un coup, a une lubie accapareuse,  soit qu’il ait une nouvelle maîtresse à entretenir, soit qu’il guigne l’achat d’un château… ou autre fantaisie qui nécessite de sa part une augmentation de bénéfices. Donc, voilà le sabottage chouettement défini : à mauvaise paye, mauvais travail! » Avis à Arcelor, PSA, Good year, Petroplus Virgin et consorts. C’est pas ragaillardisant ça ?

Voilà pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.