A galopar…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la médecine douce et du cidre brut réunis, bonjour ! Nous sommes le jeudi 25 juin 2015, septième jour de Messidor concombre 2dédié au concombre. Attention, il ne s’agit pas de celui de Mandryka dont la philosophie à peine masquée me fait toujours autant rigoler; mais bien de la plante potagère herbacée et néanmoins rampante de la famille des cucurbitacées…

Bon, c’est pas pour me vanter mais, il fait beau sur Brest !
Tout à fait autre chose.

Si tout se passe bien, dans quelques jours je vous abandonne pour un périple en Catalogne. Mais, n’allez pas imaginer le cénobite en tongs et bob Ricard sur les plages de la Costa-Brava. Non, je pars sur les traces de George Orwell et son combat contre le franquisme et le stalinisme.
Le 25 juin 1903, naissance de George ORWELL (de son véritable nom Eric BLAIR) à Motihari au Bengale, Inde. Journaliste et écrivain politique anglais, combattant orwell_george1antifranquiste. George Orwell n’est pas vraiment un anarchiste, sinon un « anarchist tory (conservateur) ». S’il figure ici, c’est pour son magnifique livre, Hommage à la Catalogne libre (fruit de son expérience espagnole), mais aussi pour ses dénonciations des dangers du totalitarisme : La ferme des animaux et 1984. Après une éducation anglaise, il s’engage en 1922 comme officier de police en Birmanie (colonie anglaise), mais il en démissionne en 1928 pour se consacrer à l’écriture. Sans argent il vit Dans la dèche à Paris et à Londres, où il exerce divers petits boulots.

Juillet 1936, la révolution espagnole éclate, il se rend alors à Barcelone et dans l’enthousiasme révolutionnaire s’engage dans les milices du POUM. Il prend part aux événements de mai 1937, puis retour sur le front de Huesca où, le 20 mai, CVT_Orwell-anarchiste-Tory_4612une balle lui traverse la gorge. Blessé et dégoûté des trahisons staliniennes, il rentre en Angleterre où il se remet à l’écriture. La guerre voit son engagement dans la garde nationale anglaise, puis il devient speaker à la BBC. En 1943, il est directeur de rédaction du journal « The Tribune » et ensuite envoyé spécial de « The Observer ». Atteint de tuberculose il meurt le 21 janvier 1950.
« On était en décembre 1936.(…) J’étais venu en Espagne dans l’intention d’écrire quelques articles pour les journaux, mais à peine arrivé je m’engageais dans les milices, car à cette date, et dans cette atmosphère, il paraissait inconcevable de pouvoir agir autrement. Les anarchistes avaient toujours effectivement la haute main sur la Catalogne et la révolution battait encore son plein.(…) C’était bien la première fois dans ma vie que je me trouvais dans une ville où la classe ouvrière avait pris le dessus. » in: Hommage à la Catalogne. Sources

Allez merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

6 commentaires

  1. babelouest

    Salut Erwann !
    J’ai une copine qui est allée récemment « s’enterrer » du côté de Huesca.. Faut l’faire ! Le genre 80 habitants, dont 60 vieillards…. Je te souhaite un bon séjour là-bas.

  2. Rem*

    Je te souhaite un bon flair sur les traces du Blair-Orwell en Catalogne…
    Orwell serait de ces « anarchistes impurs » (?!) parce que « tory » quelque part?
    Oui, il le reconnaît, d’ailleurs, en toute modestie de se savoir pétri de contradictions. Et cela lui a donné surtout la capacité intellectuelle de comprendre la psychologie de cette élite dirigeante (« Le PARTI » et son BIG-BROTHER) de la dictature sur « le prolétaire », toi et moi…
    Mais je préfère, quant à moi, ce type d’anarchiste « impur », que j’appelle aCHarniste.
    Il est en contact avec le peuple où il vit et se bat, avec connaissance du fonctionnement mental de l’ennemi de classe : c’est bien utile. Et « 1984″ a été très, très utile à des centaines de milliers (ou millions!) de victimes du stalinisme hier et de son successeur dictature néo-libérale bancaire aujourd’hui…

    « La Ferme des animaux », « Dans la dèche à Londres et à Paris » et « Hommage à la Catalogne » plus encore, sont les trois œuvres les plus émouvantes et importantes d’Orwell, même si « 1984″ en est la plus lue..; il a confié d’ailleurs en 148 que, se sentant mourir, il a bâclé la rédaction de ce roman pour le finir à temps… et il est mort peu après sa première parution, confidentielle, ignorant le destin éditorial de cette œuvre phare…
    Ainsi vont les aventuriers utiles… à l’anarchie à venir !

  3. Hobo-Lullaby

    Bonsoir Erwan

    le concombre masqué, Orwell et Paco Ibanez dans un même billet, tu nous gâtes !
    Partir en Catalogne sur les traces d’Orwell … On a envie de t’accompagner !
    Mais on sait que tu nous fera part de cette belle expérience et pis tiens pour me consoler de rester, je vais me refaire « Land and Freedom » de Ken Loach !

    Amitiés

    Serge

  4. Sceptique

    Mourir de la tuberculose, dans les années 1950, quelques années avant l’apparition de traitements efficaces de la maladie, ça fait mal. Mais l’oeuvre d’Orwell est devenue une référence, car les menaces de dérive totalitaires sont permanentes. Quand on a raison, on a raison. Ce qui diffère est l’erreur.

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