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Gouel an erer kozh…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la phénoménologie et du carré d’agneau réunis, bonjour ! Nous sommes le dimanche 28 juin 2015, dixième jour de Messidor dédié à la faucille et, normalement c’est l’été charrues2depuis quelques jours… Oui, l’ÉTÉ, en vieux françois: ESTÉ, du grec  aithein, qui signifiait « faire brûler » et qui a donné aithêr (éther) « ciel lumineux », « région supérieure de l’air ». Le fait que le mot été soit aujourd’hui un masculin est certainement dû aux autres noms de saison, tous masculins. La forme aestivus signifiant « de l’été », a donné en bas latin aestivalis, qui a donné estival qui à son tour à propos des fêtes de l’été a donné festival qui en bas-breton se dit vieilles charrues. Etonnant, non !   

De la faucille au marteau il n’y a qu’un pas que je franchis allègrement en vous parlant de Léonardo BOFF (non ce n’est pas un footballeur brésilien), prix Nobel alternatif en 2001 et chef de file de la théorie de la libération au Brésil. Il a été membre de l’ordre des frères mineurs franciscains mais, la congrégation pour la doctrine de la foi, dirigée par celui qui allait devenir Benoist le seizième, lui a cherché des poux dans Boffla tonsure. Aujourd’hui il a rejoint le statut de laïc avec femme et enfants. Il a une bonne tête et personnellement, je lui donne le bon dieu sans confession… « la crise est en phase terminale parce nous tous, mais particulièrement le capitalisme, nous avons dépassé les confins de la Terre. Nous occupons et pillons la planète entière, brisant son équilibre délicat et épuisant ses ressources et services au point de ne pouvoir reconstituer ce que nous avons pris.

Karl Marx écrivait prophétiquement que le capital avait tendance à détruire ses deux sources de richesse et de reproduction : la nature et le travail. C’est ce qui se passe aujourd’hui. » Comment le capitalisme va-t-il se reproduire sans la nature ? Il se heurte à une limite indépassable. Le capitalisme rend le travail précaire ou s’en passe. Un puissant capitalismedéveloppement est possible sans travail. L’appareil de production informatisé et automatisé produit plus et mieux, avec presque pas de travail. La conséquence directe est le chômage structurel. Des millions de personnes ne vont jamais entrer dans le monde du travail, même comme armée de réserve…  Cela signifie une grave crise sociale comme celle qui fait rage en ce moment en Grèce. L’ensemble de la société est sacrifié au nom d’une économie faite non pas pour satisfaire les besoins humains, mais pour payer la dette aux banques et au système financier. Les victimes, reliées par des nouvelles voies de communication, résistent, se rebellent et menacent l’ordre existant (pas assez à mon goùt – ndlr)…»

Voilà, c’était le petit billet du dimanche. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.