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Les grenouilles de bénitier…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la félicité et des nuits de Chine réunies, bonjour ! Nous sommes le mercredi 17 juin 2015. C’est le 29è jour de prairial dédié à la pivoine, plante magique s’il en est (comme celle-ci à droite, réalisée par Yun Xhouping – XVIIè). Son nom vient du grec Paiôn qui était un dieu guérisseur. On lui doit le prompt rétablissement de Hadès et Arès de leurs blessures de pivoineguerre. Hyppocrate la prescrivait comme remède pour bon nombre de maux de femmes « Remède qui attire les règles et qui les fixe. Ayez trois ou quatre graines de pivoine, noires ou rouges : pilez-les dans du vin et faites boire. ». Et Théophraste d’ajouter:  « Cette plante, doit être arrachée la nuit car si on l’arrache de jour, et que l’on est vu par un pivert en train de cueillir le fruit, on risque de perdre les yeux, et si on coupe la racine, on risque la procidence de l’anus ». Une procidence de l’anus ! Non mais, vous imaginez cela, madame Michu ? C’est le genre de truc qu’il ne faut souhaiter à personne même à son pire ennemi. Quoique…

Si la Grèce avait ses dieux guérisseurs, la Bretagne avait ses Saints, à l’instar de Hervé, Houarneau en breton, que l’on fête Saint Hervéaujourd’hui. Il est le patron des bardes bretons (espèce en voie de disparition) et à laissé son nom à la commune de Lanhouarneau dans le Finistère. Il est invoqué pour les maladies des yeux, la guérison des peurs, des angoisses et de la dépression nerveuse, pour repousser les démons et protéger les chevaux. En Bretagne, saint Hervé a aussi la réputation de faire cesser les coassements des grenouilles. Sauf celles dites de bénitier qui vont le pas pressé porter l’andouille à leur curé comme chantait Glenmor, barde s’il en fut.  En revanche, je n’ai rien trouvé concernant la procidence de l’anus…

Allez, je vais m’arrêter là, vous pouvez éteindre votre ordinateur et vous consacrer à une activité normale. Portez vous bien et à demain peut-être.