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L’hideux du stade…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de l’existencialisme et du boudin aux pommes réunis, bonjour ! Nous sommes le jeudi 04 juin 2015, seizième jour de Prairial dédié à l’oeillet. L’oeillet rouge est un des symboles du mouvement ouvrier. La tradition viendrait du 1er mai 1890, où oeilletpour répondre à l’appel de la deuxième Internationale, malgré l’interdiction de manifester, les militants décident de se retrouver dans des parcs en portant un œillet rouge en signe de reconnaissance. Plutôt délaissé en République fédérale d’Allemagne, ce symbole était très utilisé en RDA, entre autres par les organisations de jeunesse. Regardez ce tableau de Mary Cassat « femme à l’oeillet rouge », elle est considérée comme la première peintre impressionniste de l’histoire.

Un qui me laisse une drôle d’impression c’est le président de la FIFA. Il aurait décidé de mettre fin à son tout nouveau mandat. J’ai envie de crier bon débarras mais on va encore me taxer d’anti footeux primaire. Cette étrange planète corrompue, viciée jusqu’au cœur, dépouillée de toutes valeurs sportives (si un jour le sport eut quelques valeurs), phagocytée par les marchands de godasses, me débecte au plus haut point. Je laisse Pierre Desproges exprimer ma pensée.

« Je vous hais, footballeurs. Vous ne m’avez fait vibrer qu’une fois : le jour où j’ai appris que vous aviez attrapé la chiasse mexicaine en suçant des frites aztèques. J’eusse aimé que les amibes vous coupassent les pattes jusqu’à la fin du tournoi. Mais Dieu n’a pas voulu. Ça ne m’a pas surpris de sa part. Il est des vôtres. Il est comme vous. Il est partout, tout le temps, quoi qu’on fasse et où qu’on se planque, on footne peut y échapper. Quand j’étais petit garçon, je me suis cru longtemps anormal parce que je vous repoussais déjà. Je refusais systématiquement de jouer au foot, à l’école ou dans la rue. On me disait : «Ah, la fille !» ou bien : «Tiens, il est malade», tellement l’idée d’anormalité est solidement solidaire de la non-footabilité. Je vous emmerde. Je n’ai jamais été malade. Quant à la féminité que vous subodoriez, elle est toujours en moi. Et me pousse aux temps chauds à rechercher la compagnie des femmes. Y compris celles des vôtres que je ne rechigne pas à culbuter quand vous vibrez aux stades. »

Amusant, non ! Allez, portez vous bien et à demain peut-être.