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Le bout du bout du tunnel…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis des sixties et du poulet fermier réunis, bonjour ! Nous voici le dimanche 10 mai 2015, 21è jour de floréal dédié à la statice, rien à voir avec l’Insee, c’est une petite plante que l’on peut apercevoir sur nos côtes.

Que faisiez vous durant la nuit du 10 au 11 mai 1968? Au quartier latin à Paris, de nouveaux affrontements vont se dérouler, c’est la « Nuit des barricades ». Dès le début de la soirée, 20 000 manifestants occupent le quartier latin, qui gay-Lussacprend un aspect insurrectionnel. Les rues se couvrent de barricades, certaines hautes de 3 mètres. Ici à droite, c’est la rue Gay-Lussac. La population sympathise avec les émeutiers. Après l’échec des négociations, à 2 heures 15, les CRS se lancent à l’assaut des premières barricades de la rue Gay-Lussac. La police ne prendra la dernière que trois heures plus tard, après de très violents affrontements qui feront plus de 350 blessés (dont 251 chez les policiers). 469 manifestants seront interpellés et 188 véhicules seront incendiés ou endommagés. La contestation va alors gagner le monde du travail, les syndicats et les partis politiques, la grève générale sera effective à partir du 13 mai. A la fin du mois de mai, les accords de Grenelle aboutissaient à une augmentation du SMIG de 25%, une hausse des salaires, une diminution du temps de travail… Sur les murs, les graffitis chantaient l’avènement d’un nouveau monde: « Il est interdit d’interdire » – « Sous les pavés, la plage » – « L’imagination au pouvoir »… Un demi siècle plus tard, l’heure est peut-être venue d’en remettre une couche !

Et oui parce que, aujourd’hui, les grands méchants loups relèvent la tête, montrent leurs crocs acérés,  dévoilent leur appétit féroce et veulent à toutes forces revenir sur les malheureux acquis conquis au cours d’un siècle de lutte par les masses laborieuses… (on dirait du Georges Marchais dans le texte). Au motif que « tout va mal », il faut, enfin il faudra, repousser l’âge de départ à la retraite, allonger le temps de cotisation, diminuer les salaires, abandonner les 35 heures, bref, travailler plus pour gagner moins, c’est à dire, en arrière toute comme on dit dans la marine. Les caisses sont vides ! Telle est l’antienne qui nous est servie matin et soir par tous bout du tunnelles commentateurs de tous les médias appuyés par les experts de l’expertise et les professionnels de la profession. Et pourtant, les responsables (pas encore coupables) Européens ont trouvé 750 milliards d’euros pour sauver la Grèce, la zone euro, et surtout, pour sauver les apparences. 750 OOO OOO OOO d’euros, ahurissant non ? Pas pour réduire la fracture sociale, pas non plus pour un gigantesque plan contre les maladies génétiques, le cancer ou Alzheimer, ni encore moins contre la faim dans le monde, et surtout pas pour relancer une économie durable et verte non, simplement « pour ne pas décevoir le marché » comme le déclarait le ministre Suédois des finances… Pour renflouer les caisses vidées par des incompétents, des corrompus, quand ce ne sont pas des politiciens véreux et/ou des financiers abjects… Jean Ziegler, revient, ils sont devenus fous !

En vérité, je vous le dis, il y aura d’autres barricades et oui, ça branle dans le manche, les mauvais jours finiront comme le chantaient les communards… En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.