A la saint Konwen, le cénobite va ben…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la libre pensée et du Fernet branca réunis, bonjour ! Nous sommes le lundi 27 avril 2015, huitième jour de Floréal dédié au champignon.

En Bretagne c’est le jour de Konwen qui a laissé son nom à la commune de Plougonven (29). Elle a pour éponyme un breton du nom de Konwen. Titulaire d’une chapelle à Plouézoc’h (près de Morlaix sur la route menant au Cairn de Barnenez), dite de Saint-Gonven, il y est figuré tête nue, face rasée, vêtu de la robe des cénobites, tenant à la main un livre et un bâton courbé. On venait l’invoquer pour la guérison des maux de tête et celle des 1054031_8198948-mezerdern2-k125acochons malades. A Plougonven, où un autel lui était encore consacré dans l’église du XVIIIè siècle, il s’est vu supplanté par saint Yves comme patron de la paroisse. C’est de Plougonven qu’est issu Jehan Lagadeuc auteur du Catholicon premier dictionnaire trilingue Breton-Français-Latin. Il a vu le jour au manoir de Mezedern que l’on voit ci-contre. Voici ce qu’il écrit dans son prologue (1464) « L’on rencontre, à la vérité, des écoliers, en grand nombre, qui, à peine entrés au collège, et dénués de toute compétence en latin, s’avisent d’entraîner de force les mots latins en des significations qui leur sont étrangères : ainsi mettent-ils des écailles aux oiseaux et des plumes aux poissons, colophoninventant, les uns, de nouveaux termes latins, faisant, les autres, des barbarismes. De surcroît, les Bretons, en leur très grand nombre, sont largement déficients en français. Pour ces raisons, Moi, Jehan lagadeuc, de la paroisse de Ploégonven, au diocèse de Tréguier, bachelier ès arts et décrets, tout indigne que j’en sois, j’ai composé ce petit ouvrage pour l’utilité des petits clercs pauvres de Bretagne ou encore des illettrés en latin.» Ce dictionnaire fut imprimé en 1499 par Calvez de Tréguier soit, à quelques années près (1694) deux siècles avant le premier dictionnaire de l’académie française. A droite, le colophon ( mention finale du lieu d’impression, de la date et de l’éditeur) du Catholicon, avec la marque de l’imprimeur.). Etonnant, non !

Allez, passons à autre chose, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

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