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Journée internationale du Jazz…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ

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Amis de l’Amérique profonde et du Breizh Cola light réunis, bonjour ! Nous sommes le jeudi 30 avril 2015, onzième jour de Floréal dédié à la rhubarbe. Autant dire que c’est la fin du mois. C’est donc en ce mercredi 11 Palotin – 142 – Explosion Docteur-Saxdu Palotin qu’apparaît aux yeux du monde, béat d’admiration, cela va sans dire même si ça va mieux en l’écrivant, ce 2162è billet des « cénobites tranquilles » que l’univers blogosphérique dans son entier nous envie… Or, il y a un demi-siècle de cela, le 30 avril 1959, paraissait ce merveilleux livre de Jack Kerouac, Docteur sax. Et c’est bien parce que mon aïeule, dans sa stricte éducation, a su m’inculquer l’ immense modestie qui me caractérise, que je ne tracerai aucun parallèle entre ces deux chefs-d’œuvre; mais il me fallait trouver une intro pour vous parler (un peu tardivement) de ce qui suit…

Cette année, Paris accueille la 4e Journée internationale du Jazz, créée par l’Unesco en 2012. Ce jeudi 30 avril, en journée et en soirée, une cinquantaine d’événements, concerts, showcases, conférences, projections, expositions, jams, ateliers et masterclasses se répartiront dans les vingt arrondissements de la capitale. En accès gratuit et dans la mesure des places jazz_day_2015_affiche_detaildisponibles. Les clubs de jazz de la capitale participent bien sûr à la fête, offrant une trentaine de concerts gratuits, comme cette « nuit italienne » au Sunside, dans la fameuse rue des Lombards, avec entre autres le pianiste Nico Morelli et le saxophoniste et clarinettiste Francesco Bearzatti. En cette journée particulière, le jazz débordera largement des clubs où l’on a l’habitude de l’entendre. Hôtel de Ville, mairies d’arrondissement, le Forum des Halles (la Place Carrée), le kiosque du Luxembourg, mais aussi les grandes gares SNCF, seront mises à contribution.

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Il sera ainsi possible d’entendre Dee Dee Bridgewater et Al Jarreau en conférence, et d’assister à des showcases de Kellylee Evans, Giovanni Mirabassi, Lou Tavano, China Moses, André Manoukian ou Daniel Humair. Les plus défavorisés et les personnes qui souffrent recevront également quelques visites musicales. Pour le Jazz Day 2015, des concerts sont programmés dans quelques centres d’hébergement ainsi que inter jazz daydes hôpitaux de la capitale. Comme son nom l’indique, la Journée internationale du Jazz ne concerne pas que Paris. Quelque 185 pays y participent à travers le monde. Il y aura également de nombreux événements en région. Mais la capitale sera l’épicentre de l’événement avec la venue d’éminences du jazz, à commencer par Herbie Hancock, ambassadeur de bonne volonté de l’Unesco pour le dialogue interculturel. Sous la direction du compositeur John Beasley, il animera un concert de prestige qui réunira Wayne Shorter, Dee Dee Bridgewater, Al Jarreau, Marcus Miller, Annie Lennox, Til Bronner, Dianne Reeves, Igor Butman, Avishai Cohen, Eliane Elias, Terri Lyne Carrington, Mino Cinelu, Antonio Farao, Kenny Garrett, James Genus, Lee Ritenour, Femi Kuti, Grégoire Maret, Hugh Masekela, A Bu, Ibrahim Maalouf, Guillaume Perret, Rudy Perez, Claudio Roditi, Isfar Sarabski, Dhafer Youssef, Ben Williams… Que du beau linge !

Amusons nous, faisons les fous, la vie est une fête et, surtout, portez vous bien et à demain peut-être.

That’s Blues…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la blanche hermine et du kig ha farz réunis, bonjour ! Nous sommes le mercredi 29 avril 2015 et ce jour correspond au 10è de floréal dans le calendrier républicain. Il était dédié au râteau.

J.B. Lenoir, né à Tilton (Mississippi) le 5 mars 1929 et mort à Champaign (Illinois) le 29 avril 1967, est un bluesman américain comme je les aime et comme j’aime à vous les faire découvrir, guitariste, chanteur et compositeur. Nommé J.B. par ses parents (ces initiales ne signifient rien en particulier. Pour les non-initiés encore moins, pour les autres elles ont une Lenoir droitesignification particulière et désignent des colonnes du temple mais je doute que ce soit cela qui ait guidé les parents), Lenoir commence à jouer très tôt. Il laboure dans la journée puis joue de la guitare le soir, en apprenant un peu de tout. Dans les années 1940, il travaille avec Sonny Boy Williamson et Elmore James à la Nouvelle Orléans. En 1949, il déménage à Chicago et commence à jouer dans des clubs avec Memphis Minnie, Big Maceo et Muddy Waters. Dans les années 1950, Lenoir enregistre plusieurs chansons sur différents labels. À cette époque, on le connaît surtout pour ses costumes rayés, sa voix féminisée et pour son jeu à la guitare électrique.

Lenoir avait la réputation d’être exceptionnellement amical et doux. Il se prit d’amitié et encouragea de nombreux jeunes artistes de blues, noirs et blancs. Certains disaient même qu’il ressemblait à Martin Luther King car ils avaient beaucoup de lenoir rayépoints communs, dont le fait d’être père et d’avoir eu une fin tragique. Il n’aura pas vécu assez longtemps pour nous dévoiler toute l’étendue de son talent. En effet, Lenoir, à 38 ans, s’éteint le 29 avril 1967 chez lui à Champaign, à la suite d’une hémorragie interne. Cette dernière fait suite à un accident de voiture dans lequel il était impliqué trois semaines plus tôt, l’hôpital n’ayant pas pris au sérieux ses blessures. On lui doit entre-autres: I feel so good que j’ai posté en vidéo, et qui fut repris par James Brown, Alabama, My name is JB LENOIR

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Le documentaire The Soul of a Man (2003) de Wim Wenders, qui fait partie de la série The Blues, a Musical Journey de Martin Scorsese, est consacré en partie à ce bluesman. En fait, la chanson de John Mayall marqua tellement Wim Wenders, étudiant en cinéma à l’époque, qu’il se demanda qui était J.B. Lenoir. Puis Wim Wenders devient réalisateur et rencontreLenoir gauche plusieurs fans de Lenoir. Cependant, ils ne trouvent aucun document filmé sur lui. Mais un jour, on découvre des images inédites de Lenoir tournées au début des années 1960 par deux étudiants (allemand et suédois) en art à Chicago. En 2002, Wim Wenders rend visite à ces deux anciens étudiants, le couple Seaberg, désormais marié. Ces derniers croient rêver : leurs images étaient restées sur une étagère sans que personne ne les ait jamais vues pendant 35 ans. Ils avaient perdu espoir que le monde (et particulièrement la Suède où ils avaient proposé leur film) s’intéresse à leur musicien préféré, qui était aussi leur ami proche.

Allez, merci de votre passage, portez vous bien et à demain peut-être?

Louise, Olympe, Victorine et les autres…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la gent féminine et du rôti Wellington réunis, bonjour ! Nous voici le mardi 28 avril, neuvième jour de floréal dédié à la Hyacinthe. Pourquoi dit-on LA alors que Hyacinthe était un beau jeune homme qui fut aimé d’Apollon et de Zéphyr ?

Je ne sais plus qui a dit: les femmes font l’histoire, les hommes l’écrivent. Voilà pourquoi j’aime à vous parler d’icelles qui ont participé aux grandes luttes du passé. Louise Michel, Olympe de Gouge, Nathalie Lemel, Victorine Brocher et tant paule Minkd’autres. Tenez, par exemple, Anna Paulina Mekarski, plus connue sous le nom de Paule Mink où Minck, naît à Clermont-Ferrand. Son père est un comte polonais, cousin du Roi Stanislas II. Ayant pris part à la révolution polonaise de 1830, il doit fuir son pays et se réfugie l’année suivante en France, où il devient Saint-simonien. Vers 1867, Paule s’installe à Paris, où elle gagne sa vie, comme lingère et en donnant des cours de langue. Paule Mink est républicaine et s’oppose à l’Empire. Bien plus, elle milite pour le socialisme et la cause des femmes. Elle collabore à divers journaux tel que celui de la fédération rouennaise de l’A.I.T., La Réforme sociale, et prend la parole lors de conférences. Elle participe également à la création d’une organisation féministe et révolutionnaire dans une forme mutualiste, la Société fraternelle de l’ouvrière.

En 1870, alors que la France est en guerre avec la Prusse, Paule Mink participe activement à la défense d’Auxerre. On veut, par la suite, lui décerner la Légion d’honneur, mais elle la refuse. Durant la Commune, elle s’implique fortement dans  l’agitation sociale. On la retrouve en tant qu’oratrice dans des Clubs, notamment celui de l’église St Sulpice et celui de avec Louisel’église Nôtre Dame de la croix. A Montmartre, elle fait partie du Comité de Vigilance des citoyennes aux côtés d’André Léo et de Louise Michel et ouvre une école gratuite dans l’église Saint Pierre. Elle part, également, en province, à plusieurs reprises, pour y porter l’idéal communal et tenter de la rallier à Paris. La semaine sanglante a lieu alors qu’elle est justement en tournée, ce qui lui permet d’échapper à la répression versaillaise. Elle se réfugie en Suisse où elle rencontre James Guillaume dont j’ai parlé ici. Elle participe au 5e Congrès de la Paix à Lausanne et continue à mener son combat pour le féminisme et le socialisme.(Ici à droite en compagnie de Louise Michel). A la faveur de l’amnistie de 1880, elle revient en France et s’installe dans le Midi. Elle assiste, en tant que déléguée des ouvrières de Valence, au congrès du Parti Ouvrier de France, au Havre, en novembre 1880. Elle y plaide pour une instruction civile, intégrale et identique pour toutes et tous.
Le 31 mai 1881, elle se voit infligée un mois de prison pour avoir participé à un meeting de protestation contre la condamnation d’une nihiliste russe du nom de Jessy Helfman.
seule à gaucheMenacée d’expulsion du territoire français, du fait de son origine russo-polonaise, Negro, un ouvrier mécanicien anarchiste, l’épouse. Il reconnaît également deux de ses filles nées en Suisse. Elle meurt à Paris le 28 avril 1901. Son incinération, le 1er mai au Père-Lachaise, donne lieu à une grande manifestation rassemblant des socialistes, des anarchistes et des féministes. Elle se termine en affrontements avec la police.

Voila, c’est tout pour aujourd’hui, merci encore de votre visite, je ne le répéterais jamais assez, portez vous bien et à demain peut-être.

A la saint Konwen, le cénobite va ben…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la libre pensée et du Fernet branca réunis, bonjour ! Nous sommes le lundi 27 avril 2015, huitième jour de Floréal dédié au champignon.

En Bretagne c’est le jour de Konwen qui a laissé son nom à la commune de Plougonven (29). Elle a pour éponyme un breton du nom de Konwen. Titulaire d’une chapelle à Plouézoc’h (près de Morlaix sur la route menant au Cairn de Barnenez), dite de Saint-Gonven, il y est figuré tête nue, face rasée, vêtu de la robe des cénobites, tenant à la main un livre et un bâton courbé. On venait l’invoquer pour la guérison des maux de tête et celle des 1054031_8198948-mezerdern2-k125acochons malades. A Plougonven, où un autel lui était encore consacré dans l’église du XVIIIè siècle, il s’est vu supplanté par saint Yves comme patron de la paroisse. C’est de Plougonven qu’est issu Jehan Lagadeuc auteur du Catholicon premier dictionnaire trilingue Breton-Français-Latin. Il a vu le jour au manoir de Mezedern que l’on voit ci-contre. Voici ce qu’il écrit dans son prologue (1464) « L’on rencontre, à la vérité, des écoliers, en grand nombre, qui, à peine entrés au collège, et dénués de toute compétence en latin, s’avisent d’entraîner de force les mots latins en des significations qui leur sont étrangères : ainsi mettent-ils des écailles aux oiseaux et des plumes aux poissons, colophoninventant, les uns, de nouveaux termes latins, faisant, les autres, des barbarismes. De surcroît, les Bretons, en leur très grand nombre, sont largement déficients en français. Pour ces raisons, Moi, Jehan lagadeuc, de la paroisse de Ploégonven, au diocèse de Tréguier, bachelier ès arts et décrets, tout indigne que j’en sois, j’ai composé ce petit ouvrage pour l’utilité des petits clercs pauvres de Bretagne ou encore des illettrés en latin.» Ce dictionnaire fut imprimé en 1499 par Calvez de Tréguier soit, à quelques années près (1694) deux siècles avant le premier dictionnaire de l’académie française. A droite, le colophon ( mention finale du lieu d’impression, de la date et de l’éditeur) du Catholicon, avec la marque de l’imprimeur.). Etonnant, non !

Allez, passons à autre chose, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Dormez tranquilles…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de l’académie des sciences et du baeckoffe réunis,   bonjour ! Nous sommes le dimanche 26 avril 2015, 7è jour de Floréal dédié au Muguet. A l’heure où j’écris ces lignes, il pleut sur Brest. Vraiment pas un temps à mettre un cénobite dehors… Cela tombe bien car le spectacle du monde n’incite guère à la rêverie ni même à la flanitude (c’est joli ça:  qui-vous-surveilleflanitude). Or donc, plutôt que d’aller faire mon tour sur le port, je me promène sur twitter et je visite quelques blogs amis. La plupart d’entre-eux expriment, chacun à sa manière, leur dégout devant la socialibéralisation du PS. La loi sur le renseignement en est la dernière illustration. Et pourtant, rappelons nous ce qu’écrivait Thomas Jefferson: «Celui qui échange sa liberté contre un peu de sécurité ne mérite ni l’un ni l’autre et perdra les deux.»

Sur son blog, Raoul Marc Jennar nous rappelle ceci: «Le projet de loi relatif au Renseignement, examiné à l’Assemblée nationale en procédure accélérée, cible toute forme de 20150412-sous-surveillancecontestation des choix politiques nationaux, européens et internationaux et vise à étouffer tout débat sur des projets comme l’accord UE-Canada, l’accord UE-USA, puisque l’article 1 vise à modifier l’Art. L. 811-3. du Code de la Sécurité Intérieure, en y intégrant ceci :»

« Art. L. 811-3. – Les services spécialisés de renseignement peuvent, dans l’exercice de leurs missions, être autorisés à recourir aux techniques prévues au titre V du présent livre pour le recueil des renseignements relatifs aux intérêts publics suivants :

1° La sécurité nationale.
2° Les intérêts essentiels de la politique étrangère et l’exécution des engagements européens et internationaux de la France.
3° Les intérêts économiques et scientifiques essentiels de la France.
4° La prévention du terrorisme.
5° La prévention de la reconstitution ou du maintien de groupement dissous en application de l’article L. 212-1.
6° La prévention de la criminalité et de la délinquance organisées.
7° La prévention des violences collectives de nature à porter gravement atteinte à la paix publique.

«Ainsi donc en critiquant les choix européens et internationaux du gouvernement français, on risque d’être accusé de menacer « les intérêts essentiels de la politique étrangère et l’exécution des engagements européens et internationaux de la France ». Va-t-on être poursuivi parce qu’on dénoncera le caractère antidémocratique des institutions européennes, des traités européens, des accords de l’OMC, de l’adhésion à l’OTAN ? 4617339_3_226b_manifestation-contre-le-projet-de-loi-sur-le_597391495482795b50026ff3777b185cVa-t-on être poursuivi lorsqu’on dénoncera la politique nucléaire de la France, d’EDF et d’Areva ? Le PS de Hollande-Valls-Cambadélis-Aubry, c’est la SFIO (fondée le 26 avril 1905) qui réprimait et condamnait les mineurs en grève, qui poursuivait les français hostiles à la colonisation, qui adhérait à l’OTAN, qui offrait les secrets nucléaires à Israël… On se trouve devant un texte pire que le Patriot Act de Georges W. Bush ! Ce gouvernement PS qui tue tous les acquis sociaux s’en prend maintenant à nos libertés les plus fondamentales. C’est logique puisque pour imposer l’un, il faut s’attaquer à l’autre. Qui ne voit l’usage qu’il font des évènements dramatiques pour en profiter ? Qui ne voit poindre le danger qui nous menace ? Qui ne voit la société que mettent en place les libéraux de droite et ceux qui osent encore se dire de gauche ?»

La fronde contre le projet de loi sur le renseignement du gouvernement français compte un nouveau soutien, et pas des moindres : la fondation Mozilla, qui développe notamment le navigateur Firefox, a fait part de son inquiétude dans un communiqué.

« Nous sommes particulièrement préoccupés par l’installation de “boîtes noires” au sein des infrastructures des fournisseurs de services de communications ». Le projet de loi, qui doit être voté le 5 mai à l’Assemblée, prévoit en effet la mise en place, chez les fournisseurs d’accès à Internet, les hébergeurs et les grandes plateformes, d’un dispositif d’analyse automatique de données censé « révéler une menace terroriste », selon le texte. 110 000 Français ont quant à eux signé une pétition en ligne exigeant le retrait du projet de loi. Et des organismes comme la CNIL, le Conseil national du numérique et la Commission nationale consultative des droits de l’homme ont aussi fait part de leurs réserves.

Dormez tranquilles, on veille sur vous. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

22, v’la Le Monde…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de l’ésotérisme et de la lessive St Marc réunis, bonjour ! Nous sommes le samedi 25 avril 2015, sixième jour de Floréal dédié à l’ancolie dans le calendrier républicain. Néanmoins soyez indulgent envers ceux qui vous diront qu’en réalité nous sommes le vendredi 6 Palotin 141 – Ste Oneille, gourgandine; ce sont des pataphysiciens. Quand aux bretons bretonnants de  Arcane-Arcana-21-monde-worldCornouaille et de Léon, ils sont persuadés qu’aujourd’hui marque la St Gourloez… Mais, le calendrier du facteur lui, indique bien St Marc. Il faisait partie de la bande des quatre évangélistes et on le trouve représenté par le lion sur l’arcane 21 du tarot: Le Monde. En fait, on devrait dire la carte 22, considérant qu’il existe une carte non numérotée dans le jeu. Ce bestiaire ( l’ange pour Matthieu, l’aigle pour Jean, le taureau pour Luc et le lion pour Marc.) entoure aussi le fameux carré magique  dit du Notre Père : SATOR AREPO TENET OPERA ROTAS que ceux qui ont des yeux voient, que ceux qui ont des oreilles entendent… Mais que tous pensent, trouvent… mais se taisent !

Tout à fait autre chose.

Le 25 avril 1974, au Portugal, début de la « Révolution des œillets » et chute de la dictature. Oui je sais, j’en parle chaque année mais c’est pour moi un souvenir très fort. Je vais finir par virer vieux con radotant sur ses guerres passées…
D’abord initié par le « Mouvement des Forces Armées » (MFA) hostile à la dictature post-salazariste et colonialiste, l’insurrection des capitaines mutinés parvient rapidement, et sans grande effusion de sang, à neutraliser les forces de 25 abrilrépression et notamment la redoutable police politique PIDE. Mais contrairement aux consignes données aux gens à la radio, par les mutinés (de rester chez soi), ce putsch trouve un soutien inattendu dans la population qui, par ses manifestations, débordera rapidement les militaires. Le peuple privé de ses droits les plus élémentaires, et bâillonné depuis près de 50 ans, investit les rues de Lisbonne et de Porto, porté par un élan révolutionnaire qui transforme rapidement les rapports de forces et les mentalités.

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Mais malgré des aspirations sociales et libertaires profondes, la libération de la parole et de l’information, les tentatives d’autogestion, d’occupations d’usines, d’expropriations de cd_ObrigadoOteloterres et de logements et de collectivisations agraires (durant les années 74/75), puis la tentative infructueuse de coup de force militaire du 25 novembre 1975, fomenté par le leader révolutionnaire du MFA, le général Otelo de Carvalho (qui sera destitué puis emprisonné), le processus révolutionnaire s’effacera, laissant la place à une gauche parlementaire socialiste qui, avec l’appui du Parti communiste, finira par imposer le modèle capitaliste comme seule alternative politique possible. Ah, que revienne le temps des œillets et celui des cerises… Ma doué benniget !

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Le chat de la voisine…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la tradition et du café-cognac sans café, bonjour ! Nous sommes le vendredi 24 avril 2015, c’est vous dire que les choses ne traînent pas et c’est le cinquième jour de Floréal dédié au rossignol. Ah, Luis Mariano ! Vous vous souvenez: il était une fois, une fille de roi, au cœur plein de tristesse… Pour phelanl’heure, en Bretagne on célèbre (où pas) les Felan (Phelan en irlande). J’ai bien connu un Phelan-Ségur du côté du bordelais qui faisait la part belle au Merlot et au Cabernet-Sauvignon. On dit qu’à l’origine de ce domaine il y a un irlandais du nom de Bernard Phelan au début du XIXè siècle. Aujourd’hui on écrit Phélan-ségur avec un accent allez savoir pourquoi. A n’en point douter c’est bien un saint-Estèphe dans toute sa splendeur alors que le St Felan de Bretagne se distingue par sa discrétion et son absence totale de notoriété.

Tout à fait autre chose.

Il y a quelques temps, une litho de STEINLEN illustrait mon billet sur le « guillotinage » des membres de la bande à Bonnot. Une lectrice me demande s’il s’agit du même Steinlen que celui à qui l’on doit les affiches « du Chat noir » célèbre cabaret Montmartrois. Et bien oui c’est le même. Ce dessinateur, peintre, graveur d’origine Suisse, ami de Toulouse-Lautrec et d’Aristide Bruant, vouait une véritable passion à ce noble animal et l’a dessiné sous toutes les chat steinleincoutures, si j’ose écrire. Adversaire de l’injustice, compatissant envers les déshérités, qui alors ne manquaient pas à Montmartre, il décrivit des scènes de la rue, des usines, de la mine, mettant en scène les malheureux de toute espèce, mendiants, ouvriers dans la misère, gamins dépenaillés et prostituées. Mais ces personnages semblent plus souvent écrasés par leur triste condition que révoltés. Par ailleurs il fut aussi le spécialiste des chats qu’il décrivit sans se lasser, dans toute leur fantaisie, joueurs, endormis ou en colère. Comme tous les autres artistes picturaux, il ne dédaigna pas non plus la représentation des femmes nues, à la différence de Léautaud qui aimait bien les chats mais pas trop les femmes… Il faudrait interroger Geluck sur cette relation au chat.

Allez, puisque les ennuis techniques sont surmontés, continuons l’aventure, portez vous bien et à demain peut-être.

J’ai r’trouvé ma ligne…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la phylogénétique et du rougail saucisses réunis, bonjour ! Vous voudrez bien noter, chers lecteurs, que nous sommes le jeudi 23 avril 2015, autrement dit le 4è jour de floréal dédié à l’aubépine. Le service public n’étant plus ce qu’il était, je ne sais pas si la fée Orange aura trouver les ressources pour me rendre ma ligne (de jeune homme). Dans le cas contraire vous n’aurez pas l’heur de lire ce billet.

Ah l’aubépine, outre le fait qu’elle vient souvent au secours du contrepèteur de base, c’est une fleur qui illumine nos talus de la plus belle façon. Que n’a t-on raconté sur cet arbuste si décoratif…Son bois était parait-il le mieux adapté pour aubépinefabriquer les pieux qui convenaient pour se débarrasser des vampires. Sa facilité d’hybridation fait qu’on en recense plus de 1200 espèces. D’ailleurs, un jardinier espagnol, Miguel Sulcudor, de la ville de Vigo, s’était passionné pour les greffes sur les aubépines. il greffait de l’aubépine rose, du poirier, du néflier, en mélangeant sur un même arbre ces variétés. Il produisait ainsi des arbres qui donnaient des fruits d’un côté et des fleurs de l’autre. Il réalisait aussi des greffes en écusson sur un même tronc en panachant aubépine rose, poirier, néflier, ce qui donnait des arbres où chaque branche était différente.

Il donna à ces créations le nom de Sulcudus et plusieurs dizaines de ce type d’arbres furent plantées dans les différents parcs et jardins de la ville. Faute d’entretien, beaucoup de ces arbres ont dégénéré et seul subsiste le greffon d’aubépine rose bonsaiqui a supplanté le reste ; néanmoins, on peut encore admirer quelques magnifiques spécimens de Sulcudus dans le parc de Pontevedra où chaque année au mois de mai, ces arbres se couvrent de fleurs roses et blanches (aubépine et poirier) et qui dès août produisent profusions de belles poires pour le bonheur des promeneurs. En France, des greffeurs amateurs se sont inspirés des créations de Miguel Sulcudor et l’on peut trouver, notamment en Bretagne, sous le nom de « Soulcoudus » des aubépines donnant plusieurs sortes de fleurs et de fruits sur un même arbre.

Voilà pour la petite histoire de l’aubépine qui a séduit Marcel Proust lui même dans  A la recherche du temps perdu: « je revenais devant les aubépines comme devant ces chefs-d’oeuvre dont on croit qu’on saura mieux les voir quand on a cessé un moment de les regarder … ». Et puis, si le coeur vous en dit, vous pouvez vous lancez dans la culture de l’aubépine bonsaï, c’est très zen ! Allez, portez vous bien et, c’est le cas ou jamais de le dire, à demain peut-être.

Allo, ne coupez pas !

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la révoltation et de la rebellitude réunies, bonjour ! Nous sommes le mercredi 22 avril 2015, troisième jour de Floréal dédié à la fougère.
Quel bonheur de vivre à la campagne… Oui, la campagne, ses petits chemins ombragés, et ses gros tracteurs à lisier ! OrangeCelui-ci a voulu désespérément emprunter le petit chemin et, comme le vent d’hiver, il a tout emporté, y compris ma ligne téléphonique. Inutile de vous dire que ma Box se trouva fort dépourvue quand la crise est survenue. Plus de son, plus d’image et donc plus de petit billet pour alimenter le bloguinet du cénobite. Il faut appeler monsieur Orange, quelque part à Bamako, qui après moult circonvolutions finit par vous annoncer qu’il mandate des techniciens dans ses meilleurs délais. Affaire à suivre…

Mignonne, allons voir si la rose…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de l’humanisme et du Picon-bière réunis, bonjour ! Nous sommes le mardi 21 avril 2015 et, par les chaussettes de Rigolus, que les dieux m’tripotent si j’mens, nous serions le  deuxième jour de Floréal dédié au chêne. J’ai pourtant rencontré un fieffé pataphysicien qui m’a affirmé sans honte qu’en vérité nous étions le Lundi 2 Palotin 141 Fête des Écluses. Et quand je vous aurais dit que mes voisins fêtent ce jour la saint Hamon, dont la légende nous dit qu’il s’agit d’un 274161chevalier qui revint de Palestine porteur de la lèpre et que les paroissiens laissèrent sans soins; (Mal leur en pris car les pis des vaches se tarirent aussi sec -si j’ose dire-), enfin si vous consultez le calendrier du facteur vous verrez que c’est la St Anselme et, vous serez en mesure de vous faire une petite idée de la diversité calendaire de notre joyeuse humanité, poil au nez. Tiens, à propos de poésie, saviez vous que Pierre de Ronsard, clerc et aumônier ordinaire du roi François 1er, avait 20 ans quand il rencontra, le 21 avril 1545, à Blois, lors d’un bal, la fille du banquier italien  Salviatti. La belle a 14 ans et se prénomme Cassandre. Le jeune homme se prend d’amour pour elle mais ne peut rien en attendre car il est déjà tonsuré et ne peut se marier. Il lui dédiera le recueil Les Amours de Cassandre (paru en 1552, il en existe une réédition illustrée par Dali) et son ode célèbre :
«Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avoit desclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu ceste vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vostre pareil
»

Dans un autre registre, le 21 avril 1841, voit la naissance d’Anselmo LORENZO ASPERILLA, à Tolède (Espagne). Surnommé « Le Grand-père de l’anarchisme », il était né dans une famille modeste, et fut envoyé à onze ans à Madrid, pour travailler chez un oncle fabriquant de cire, activité qu’il quittera pour apprendre le métier de typographe. Sa curiosité intellectuelle le pousse à la découverte des nouvelles idées, en particulier celles de Fourier et de Proudhon. L’autodidacte11a2-anselmolorenzo Anselmo a 27 ans en 1868, quand Giuseppe Fanelli arrive à Madrid, envoyé par Bakounine pour créer une section de l’Internationale en Espagne. (ici à droite, en compagnie de Ferrer) Le 15 janvier 1870, il fait paraître à Madrid le premier numéro du journal « La Solidaridad » qui va populariser les idées anarchistes. Il prend une part importante dans l’organisation, à Barcelone, en juin 1870, du Congrès constitutif de la « Fédération Régionale Espagnole » (F.R.E) des sociétés de résistance ouvrières, où il est délégué de la section de Madrid. En 1871, il se rend à Lisbonne pour assister à la fondation de la section portugaise. à Londres, il constate  les divergences de vues entre marxistes et bakouninistes. Il est reçu chez Marx (qui tentera de le convertir puis de le manipuler).

Rentré en Espagne, Anselmo Lorenzo accueillera en retour l’envoyé de Marx, Paul Lafargue, qu’il introduira dans le milieu ouvrier. Il sera arrêté à plusieurs reprises et le FRE deviendra clandestin. En 1873, il séjourne en France puis se fixe à Barcelone où il intègre la section des typographes de la « F.R.E ». En 1883, il devient membre d’une loge maçonnique et participera à partir de 1885 à la revue « Acratia » puis, de 1887 lorenzo_portrait gaucheà 1893, au journal El Productor. En 1895, il crée la revue « Ciencia Social ». Mais dans la nuit du 28 au 29 juillet 1896 il est arrêté suite à l’attentat de Cambios-Nuevos et emprisonné (avec de nombreux compagnons qui seront torturés puis condamnés à mort) dans la forteresse de Monjuich. Libéré après sept mois d’enfer, banni, il s’exile en France, où il fait la connaissance de Malato, Grave, Faure, et Ferrer. Il rentre en Espagne après l’amnistie et commence une oeuvre d’écrivain et de traducteur, notamment pour les publications de « l’Ecole Moderne ». En 1901 le premier tome de son ouvrage majeur « El proletariado militante » voit le jour, il est dédié à son ami Tárrida del Mármol. Cette même année, il prend part à la fondation de « La Huelga General », mais en 1902 il est emprisonné plusieurs mois suite à la grève des métallurgistes.  En 1906, il traduit le premier tome de « L’Homme et la Terre » de Reclus.
Après le « Semaine tragique » de 1909, il est de nouveau arrêté puis déporté à Teruel malgré son âge et une maladie respiratoire. Il reprend ensuite la direction de »L’Ecole Moderne » et aura la satisfaction de voir la naissance de la CNT, mais de plus en plus malade, il s’éteint à Barcelone le 30 novembre 1914. Sources: Ephéméride anarchiste.

Allez, c’est assez pour aujourd’hui, c’est un peu long, j’aurai pu en faire deux billets mais bon, abondance de biens ne nuit pas, disait qui vous savez; en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.