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Les girondines II…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la littérature polissonne et du poulet au gingembre réunis, bonjour ! Nous voici le samedi 21 mars 2015 et pour le calendrier républicain, c’était le premier jour de Germinal encore nommé: jour de la primevère… Les calendriers de cette calendriersépoque, il faut le dire, étaient illustrés par des images des dames du temps jadis comme celles-ci et ornés de maximes à la gloire de la République et de la Laïcité. Avouez qu’elles étaient plutôt girondes à l’époque (normal, les Girondins…), rien à voir avec Kate Moss ou autres anorexiques du calendrier Pirelli. Hélas, le calendrier républicain, censé inaugurer une nouvelle ère de l’humanité ne dura guère. Le « Grégorien » avec ses fêtes chrétiennes fut rétablit le 1er janvier 1806.

Bel enchaînement pour vous rappeler que tous les 21 mars, les aficionados du nanar célèbrent la naissance de Russel Albion Meyer, dit Russ Meyer, le créateur des super vixens qui n’avait rien de révolutionnaire mais les aimait girondes lui aussi…. Réalisateur et photographe, il a fait ses classes en accompagnant les super vixenstroupes américaines lors du débarquement. Il mis les pieds en Europe à Omaha beach le 6 juin 44 et il entrera à Paris avec la 2ème DB de Leclerc le 25 août. Certaines de ses prises de vue seront utilisées 25 ans plus tard dans le film Patton de Franklin J. Schaffner. Après la libération de la capitale française, il fonce vers l’Est avec l’armée de Patton, participe à la bataille des Ardennes, pénètre en Allemagne en février 1945 où il photographie les camps de concentration avant d’atteindre la Tchécoslovaquie.

Une fois démobilisé, il va très vite se spécialiser dans l’exploration d’une sexualité rurale à travers des intrigues rudimentaires mais pimentées de violence et servies par des héroïnes à la poitrine démesurée. A la fin des années 70 il va produire toute une série depuis Super Vixens jusqu’à Ultra Vixens en passant par Méga Vixens. Il est mort à Hollywood en 250px-MotorpsychoPoster-193x3002004 en laissant le souvenir impérissable d’un roi de la série B. Les films de Russ Meyer se distinguent des films pornographiques traditionnels par une volonté subversive. Dans une Amérique puritaine, il se plaît à provoquer la censure et à pourfendre les valeurs morales chrétiennes, au premier rang desquelles la famille et le mariage, en faisant l’apologie des perversions sexuelles et de l’homosexualité ainsi qu’en montrant crûment des scènes de violence. Il concourt à « l’insurrection artistique » qui aboutira à l’abrogation du code Hays en 1966 qui soumettait l’industrie du cinéma aux exigences de la morale judéo-chrétienne.

Voilà qui nous change de nos sérieux et graves militants anarcho-syndicalistes mais, comme le disait mon aïeule, il faut de tout pour faire un monde et, ajouterais-je… Pour faire un blogue ! Sur ces considérations qui nous éloignent un peu de cette actualité déprimante, je vous laisse vaquer à vos occupations. Merci mille fois d’avoir pris un peu de temps pour visiter « les cénobites tranquilles », portez vous bien et à demain peut-être.

Un oeuf mais pas deux…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la tradition celtique et de la soupe à l’étrille réunies, bonjour ! Nous sommes le vendredi 20 mars 2015, trentième et dernier jour de ventôse dédié au plantoir. Et voici l’équinoxe de printemps; très précisément à 22.45.09. La durée du jour sera égale à celle de la nuit. Jour important pour ceux qui ont 2082909_14513774-peche-20130425-r124atendance à perdre le Nord car il permet de situer avec précision les points cardinaux, ce jour-là le soleil se lève plein Est et se couche tout à fait à l’Ouest. (j’en connais d’autres complètement à l’Ouest mais c’est une autre histoire). Mais, équinoxe rime aussi avec grandes marées et donc, pêche à pied. Hélas il y a maintenant plus de monde sur l’estran que d’électeurs aux urnes et ça, c’est pas bon pour ce que j’ai…Tiens, les plus anciens se souviennent surement de cette musique. Bon d’accord on fumait de drôles de trucs…

Chez les celtes, jour d’importance attaché à Onn (l’ajonc). Ostara appelé aussi Oestara, Jour d’Éostre, Rite d’Éostre, Alban Eilir (nom druidique), festival des arbres… L’équinoxe de printemps est un moment fugace, instant qui marque l’équilibre entre le jour et la nuit, un passage où les forces de la lumière augmentent. On perçoit l’influence nordique de cette fête, avec le nom qu’on lui donne généralement : Ostara. En effet, il provient d’Eostre : une Déesse germanique de la fertilité à qui on faisait des offrandes d’œufs peints pour eostre+assurer la venue du printemps. Cette porte de l’année était aussi associée à la déesse romaine Aurora, à la déesse Grecque Èos, à la déesse hindou Ushas (toutes dérivées du prototype indo-européen du nom de Hausos). Chargé de symboles païens, l’équinoxe de printemps est toujours fêté aujourd’hui. Nous mangeons des lapins en chocolat (le lièvre est l’animal sacré d’Éostre en tant que symbole de fertilité), des poules et des œufs. Le mot Easter qui signifie pâques en anglais vient d’ailleurs du nom de cette Déesse. La symbolique de l’œuf est très chargée. En effet, il détient en lui la genèse du monde, il est une réalité primordiale qui contient en germe la différenciation des êtres. En Égyptien le mot œuf est féminin et de lui le Dieu jaillira, il organisera le Chaos en donnant naissances aux êtres différenciés (Il est à la fois Fils et Père). On retrouve ce symbole dans de nombreuses religions et son sens est toujours le même. L’œuf est souvent une représentation de la puissance de la lumière. Ainsi il apparaît comme un des symboles de la rénovation périodique de la nature. Mais attention il n’est pas autant naissance que re-naissance, c’est le retour, la résurrection (d’où la récupération de la fête pour la Pâques chrétienne : mort et résurrection de Jésus.).

Les comités des fêtes qui organisent aujourd’hui des « chasses aux œufs », ne se doutent pas qu’ils perpétuent ainsi une très vieille et très ancienne tradition païenne.

Allez, voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

Ca vient du blues…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la libre pensée et du coq au vin réunis, bonjour! Nous sommes le jeudi 19 mars 2015, 29è jour de ventôse dédié au Frêne.

Hudson Woodbridge est né au début du siècle dernier (probablement en 1904) à Smithsville, Géorgie. Mais orphelin très tôt il sera élevé par la famille de sa grand-mère, Mme Whittaker, dont il adoptera le patronyme, et qui vit dans les tampa redfaubourgs de Tampa, en Floride. Très tôt il apprend la guitare et accompagne sur scène un ami de la famille. À l’adolescence, il devient musicien itinérant et parcourt le Sud des États-Unis à vélo. En 1922, déjà affublé du surnom de « Tampa Red », il arrive à Chicago. Sa carrière débute véritablement lorsqu’il s’associe avec le pianiste Georgia Tom Dorsey. Ils enregistrent ensemble, pour la première fois, en mai 1928, des pièces essentiellement tirées du music-hall.

Le blues devenant à la mode à Chicago, « Tampa Red » décide de s’y mettre lui aussi. Au début des années 30, il se marie et sa femme décide de prendre en mains sa carrière. Le macho de service vous dirait qu’en général c’est là que les problèmes surgissent…Et bien non. En 1934 elle négocie pour lui un contrat avec le célèbre producteur Lester Melrose qui lui permettra d’enregistrer ses disques sous le grand label blues Bluebird. C’est pour cette maison de disques qu’il enregistrera ses plus grands titres, toujours accompagné d’un pianiste. Dans les années 40 il ouvre sa formation à des saxophones RED disqueainsi qu’à un bassiste, une batterie ou encore un joueur d’harmonica, comme Sonny Boy Williamson ou Big Walter Horton; avoues que c’est du beau linge. C’est à cette époque qu’il deviendra une des références du Chicago blues électrique et qu’il enregistrera avec Elmore James lorsque celui-ci se trouve à Chicago. Malheureusement sa femme décède en 1956 et « Tampa Red » ne s’en remet pas. Il sombre dans la démence et doit être interné (on est peu de choses…). Il parviendra cependant à encore enregistrer deux albums au début des années 60 pour le label Bluesville : Don’t Tampa with the Blues et Don’t Jive Me. Il disparaît ensuite de la circulation et meurt dans un relatif oubli en 1981.
Surnommé the « guitar wizard » (le sorcier de la guitare), Tampa Red a certainement été un des plus grands guitaristes slide du blues des années 30 et 40. Bon, maintenant, moi je dis cela mais, je ne suis pas un spécialiste. Il faudrait demander à Serge ce qu’il en pense. En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.

Ca branle dans le manche…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la poésie et de la botanique réunies, bonjour ! Nous voici déjà (pourquoi déjà ?) le mercredi 18 mars 2015, c’est à dire le 28è jour de Ventôse, qui est comme vous le savez, consacré à la capillaire dans le fameux et désormais célèbre capillairedemontpellier1calendrier républicain. Moi qui ait en commun avec Fabrice Lucchini, d’avoir tenté de débuter dans la vie active à travers la coiffure pour dames (la comparaison s’arrête là); je ne pouvais pas ne pas en parler. Mon aïeule, à qui je fais souvent référence ici, avait l’habitude de nous répéter: « On ne dit pas: Je vais au coiffeur mais, je vais au… capilliculteur. » Oui, mon aïeule était une dame très distinguée. En fait, il s’agit d’une fougère (pas mon aïeule, la plante) que l’on nomme aussi: Cheveux de Vénus et que vous avez souventes fois rencontrée.

Je l’évoquais hier et le commentaire de Rem* m’y ramène, le 18 mars 1871, débutait la Commune de Paris. Elle s’achèvera fin mai par la semaine sanglante où les derniers combats eurent lieu au cimetière du Père-Lachaise. Des milliers de fédérés furent fusillés par les troupes versaillaises, on évoque le chiffre de 10 000 à 30 000. Cinq mur des fédémille personnes furent condamnées à la déportation, la plupart vers la Nouvelle Calédonie.(à droite, le mur des fédérés)
Quand vous ferez votre promenade romantique au pied de la basilique de Montmartre, souvenez vous qu’elle a été construite et financée par l’église et l’Etat pour « expier les crimes des fédérés »… Souvenez vous de Louise Michel, de Jules Vallès, d’Eugène Varlin, de Gustave Courbet, de Blanqui, de Delescluze, de Maxime Vuillaume créateur du « Père Duchène », de Clément et son « temps des cerises » et de tant d’autres.

Souvenez vous que pendant ces quelques semaines, on imagina la séparation des églises et de l’Etat, la diminution du temps de travail, l’égalité homme-femme, la liberté de la presse, l’interdiction du travail de nuit, la journée de dix heures, le mariage libre par consentement mutuel, la fin de l’enseignement confessionnel… Aujourd’hui on débat de la loi Macron. Elles est pas belle la vie ?
Allez, comme le dit la chanson d’Eugène Pottier: Tout ça n’empêche pas Nicolas que la Commune n’est pas morte. Portez vous bien et à demain peut-être.

 

Du bon, du beau, du blues…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du piano (sans bretelles) et de la ceinture (sans chasteté) réunis, bonjour ! Dans le calendrier républicain, Le Anemone-des-Bois-00117 mars correspond au 27è jour de ventôse dédié à la Sylvie. J’ai connu une Sylvie qui… Oui, bon, heu, ça c’est une autre histoire… Non il ne s’agit pas du tout de celle à qui vous pensez mais de cette jolie fleur encore nommée anémone des bois. Alors que si j’en crois le calendrier pataphysique, Le 17 Mars 2015 est en réalité le Lundi 23 Pédale 142 St Masquarade, uniforme.

C‘est aussi le jour anniversaire du décès d’un grand bluesman qui s’est éteint à Chicago en 1995. De son vrai nom Albert Luandrew il s’est fait connaître sous le pseudonyme de Sunnyland SLIM.

Ca c’est du blues ou je ne m’y connais pas… En 1939 il rejoint Chicago où il joue avec Sonny Boy Williamson qui a fait l’objet d’un billet ici même. En 1947 il fit des enregistrements sous leSunnylandSlim890117 nom de « Doctor Clayton’s Buddy ». On le trouve aussi sur des disques de Muddy Waters de la fin des années quarante comme musicien d’accompagnement. Sunnyland Slim fut blessé à la main par un coup de couteau, si bien que certains doigts perdirent un peu de leur capacité antérieure, il n’en resta pas moins un pianiste d’accompagnement apprécié. Il a fait plusieurs tournées en Europe dont une avec les Chicago All Stars en 1968 me semble t-il. Mais il est vrai qu’en 68, il s’est passé tant de choses…(photo empruntée sur le magnifique site de Robert Corwin  )

Le 17 mars 1871 c’est le début de ce qui deviendra la Commune de Paris.
Alors que Paris est encerclé par l’armée prussienne, Thiers, chef du gouvernement de défense nationale, donne ordre à l’armée d’aller récupérer les canons en position sur les hauteurs de Montmartre. Mais la population, qui s’oppose à cette mesure, entoure la troupe. Le général Lecomte commande le feu, mais les soldats mettent crosse en l’air. canonsLecomte est arrêté ainsi que le général Thomas (un autre fusilleur!). Ils sont passés par les armes par une foule en colère. C’est le début de la révolution. Des groupes d’insurgés se répandent dans la ville. Les autorités, apeurées, se replient en catastrophe sur Versailles. Les révolutionnaires se concertent. Les Blanquistes proposent une marche sur Versailles pour se débarrasser du gouvernement, mais « malheureusement » leur avis n’est pas suivi. La Commune de Paris est en train de naître ; elle ne sera proclamée que le 28 mars.

Et voila pour aujourd’hui. Comme disait mon aïeule: « Il faut de tout pour faire un blog ! ». Portez vous bien et à demain peut-être.

Le cénobite et le pissenlit…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la fraternelle union et du chutney réunis, bonjour ! Nous sommes le lundi 16 mars 2015 et ce 26è jour de ventôse nous rappelle qu’il était généralement dédié au pissenlit.

Ah, le pissenlit ! Quelle plante merveilleuse et pleine de ressources. Tiens, la salade de pissenlits est particulièrement excellente. J’en ai dégusté du côté de Nancy où elle porte le nom de salade à la Meurotte. Découpez les feuilles en fines pissenlit saladelamelles, faites revenir des lardons dans une poële (moi je les préfère fumés) et déglacez ensuite avec du vinaigre.  arrosez les pissenlits avec le jus restant. Mon aïeule, dont je vous ai déjà vanté les mérites éducatifs, se plaisait à nous faire confectionner du miel de pissenlit. J’ai longtemps cru qu’il s’agissait d’une pratique strictement familiale et quelque peu surprenante… Que nenni. Les sujets de la très gracieuse appellent cela: Miel de dents de lion, dandelion étant l’autre nom du pissenlit,  (c’hwervizon en breton). Le nom de pissenlit vient quand à lui des vertus diurétiques que l’on accordait à cette plante.

Eh, dis donc, Erwan, tu vas quand même pas nous faire tout un billet sur le pissenlit ? Que se passe t-il donc, pas l’ombre d’un anar à se mettre sous la dent, pas l’évocation d’une pétroleuse du XIX° siècle, pas un clarinettiste de Memphis titubant entre marihuana et bourbon ? Le monde retient son souffle et monsieur le cénobite nous parle de pissenlit… Quel détachement ! Il est vrai que la position zen considère que la seule réalité de l’univers est celle de la ZENconscience ; il n’y a donc rien d’autre à découvrir que la vraie nature de sa propre conscience unifiée. Les kõans nous enseignent cet art de la méditation. Pourquoi y-a t-il quelque chose plutôt que rien ?, Si tout retourne à l’un, où l’un retourne t-il ?. Je vous conseille la lecture du Recueil de la Falaise Bleue, c’est le plus ancien recueil de gong’an de la littérature Ch’an. Une première compilation de cent kōan, établie au début du XIe siècle par Xuedou Chongxian, maître du Ch’an de l’école Yun men. édité par le maître zen Yuan Wu au XIIème siècle. Un kõan ne peut être résolu par un raisonnement logique ou une argumentation, ni par des débats sur l’esprit et la matière. Il ne peut l’être que par l’énergie de pleine conscience et de concentration. Une fois le kõan compris, nous sommes en paix.

Voila pourquoi, madame Michu, la contemplation d’une salade de pissenlits peut vous ouvrir des espaces de compréhension incommensurables et un cyclone sur les Vanuatu influer sur le climat au dessus des jardins de Keramoal.

Allez, ne pas se prendre au sérieux, mille mercis pour votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Une bande de thons…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de la plongée sous-marine et des dessous du FN réunis, bonjour ! Nous sommes le dimanche 15 mars 2015, 25è jour de Ventôse dédié au thon… La plongée sous-marine et les dessous du FN; non mais franchement, c’est hilarant non !

Depuis un certain temps, la pêche au thon est dans le viseur des écologistes. Orchestrée par Greenpeace, la campagne « Que cache votre boîte de thon? » atteint son apogée  avec la mise en ligne de vidéos choc tournées par des pêcheurs à bord de leurs propres bateaux battant pavillon français et greenpeace-devant-le-siege-de-petit-naespagnols. Ça fait longtemps qu’on s’inquiète du ratissage des fonds marins mais, en ouvrant nos boîtes de thon, Greenpeace remet le doigt là où ça fait mal. En effet, Petit Navire (mais aussi Saupiquet, Connétable, Intermarché, Auchan,…) nous mène en bateau depuis des années en utilisant, derrière ses belles images publicitaires, une pêche aux méthodes ravageuses appelée DCP (dispositifs de concentration de poissons) : un appât sous une senne et d’énormes filets qui capturent pêle-mêle un maximum de thon (dont les jeunes) et d’autres espèces ensuite rejetées à l’eau à moitié mortes.

Il est vrai qu’il y a derrière tout cela un marché juteux: Au niveau mondial, le marché du thon pèse un peu plus de 7 milliards d’euros. Les premiers consommateurs de thon en boîte sont les Américains, suivi des Britanniques. Les Français en sont également friands puisque près de 90 % possèdent pêche au thonune boîte de thon dans leur placard. Au total, chaque année, les ménages français en achètent 421 millions, soit plus de 15 boîtes par an et par ménage. Les espèces de thon qui se retrouvent en boîte sont, dans l’ordre décroissant, le germon, en raison de sa chair blanche, puis l’albacore et le listao, qui est acheté aux pêcheurs à moins d’un dollar le kilo. Le thon mignon est de plus en plus utilisé dans les conserveries et fait l’objet d’un commerce international intense. Info diverses et article complet sur le site notre-planete.info. Ci-dessus, une photo prise sur le thonier Commandant Levasseur en 1957.

Saluons la conserverie Phare d’Eckmühl qui, depuis 2007, s’est engagée pour une pêche durable avec des méthodes de pêche 800px-079_La_pêche_au_thon_(vers_1910)sélectives, la valorisation des morceaux de poissons moins connus, la non-commercialisation de poissons en danger, etc. Ainsi, les thons sont pêchés à la ligne, les truites et les saumons proviennent d’élevages certifiés bio et les sardines sont capturées à la « bolinche » dans les eaux agitées de la Baie d’Audierne. Même qu’à Douarnenez, ça fait 150 ans qu’on le met en boite à la main. C’est pas rien ! A gauche, ce cliché montre la débarque du thon à Douarnenez vers 1910.
Allez, bon appétit, portez vous bien et à demain peut-être.

De mal en PI…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la blanche hermine et de Noir désir réunis, bonjour !   Nous sommes le samedi 14 mars 2015 et pour les républicains, le 24 ème jour de ventôse, qui était généralement le jour des pâquerettes. Etant donné que nous PIsommes à quelques jours de nouvelles élections dites départementales, on peut sans se tromper assurer qu’ il y en a plus d’un qui vont s’y retrouver… aux pâquerettes. Dans le système anglo-saxon, le 14 mars (3-14) est le jour de Pi approximatif. Dans les labos et les clubs de mathématiques, ce jour est fêté en grandes pompes. Peut-être aussi parce que c’est le jour anniversaire de Einstein, allez savoir. En France, le 10 novembre, c’est à dire le 314 ème jour de l’année semblerait plus approprié.

La pâquerette semble être passée à peu près inaperçue des médecins de l’Antiquité et du Moyen-Âge, même si elle mentionnée pour la première fois au X° siècle, et ne s’être fait une place en thérapeutique qu’à partir des XV° et XVI° siècles. Durant la Renaissance, elle a joui d’une excellente réputation : expectorante, sudorifique et dépurative, les gens de la jeune fille paquerettecampagne ne disaient-ils pas jadis d’elle qu’elle « nettoie le sang » au sortir de l’hiver .(à droite un joli tableau que l’on doit à William-Adolphe Bouguereau. Fin du XIXè). « Elle effeuillait une pâquerette. Elle maniait cette fleur, d’instinct, innocemment, sans se douter qu’effeuiller une pâquerette, c’est éplucher un coeur  »: Victor Hugo, Les misérables. De nos jours, elle semble un peu retombée dans l’oubli. C’est surtout l’homéopathie qui recourt encore à elle en préconisant la teinture de bellis perennis pour nettoyer et guérir les plaies, contre les luxations, les panaris, la furonculose, les vertiges et les courbatures. Avec l’arnica et le calendula [souci], elles forment le trio des plantes cicatrisantes souvent utilisées autrefois sous forme d’huile et d’emplâtre.
Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Sacré Hippolyte…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la chronique locale et du Baekoffe réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 13 mars 2015, 23è jour de ventôse dédié à la Cochléaire. Quoi ! Vous ne connaissez pas la cochléaire, cette jolie plante des estuaires qui apprécie les prés salés et qui doit son nom au latin cochléa: cuiller ? Très riche en vitamine C, les marins avaient l’habitude d’en manger cochléairepour prévenir le scorbut d’où son autre nom d’ « herbe au scorbut ». Dodoens, médecin flamand de la Renaissance très connu dans son canton, avait déjà noté les remarquables propriétés antiscorbutiques de la cochléaire dans sa Pratique médicale des simples. Et mon aïeule qui se targuait d’en connaitre un rayon en matière de plante médicinale, nous invitait à l’utiliser en guise de dentifrice. Elle a un goût âcre et piquant (pas mon aïeule, la plante) qui rappelle le raifort et elle est parfois ajoutée en petite quantité aux salades. Nul doute que le saint du jour, KEMO, en a trouvé sur son chemin en débarquant de son Irlande natale quelque part du côté des lieues de Grèves sur la côte Nord de Bretagne. J’ai « emprunté » l’illustration sur le site Les taxinomes, photo prise sur les dunes de Plouarzel.
 
Le 13 mars 1950, mort d’Hippolyte HAVEL (né le 13 août 1871 (?) à Thabor (Autriche) anarchiste militant. En 1894, à Vienne,Havel il est condamné à 18 mois de prison pour « trouble à l’ordre public ». Très érudit, il fréquente Emma Goldman (avec laquelle il se rend à Paris), avant de partir pour les Etats-Unis. Il participe à la rédaction du journal « Mother Earth » dès 1906, collabore à l’Ecole Moderne de New York (1910), et rédige également des biographies d’anarchistes tellles que celles de Emma Goldman, Voltairine de Cleyre dont j’ai dressé le portrait ici même, etc., et publie diverses revues et brochures. Avec sa compagne Polly, anarchiste comme lui, il ouvre, juste avant la 1er guerre mondiale, un restaurant à Greenwich village qui deviendra un haut lieu de rencontre pour les artistes et intellectuels (photo ci-dessous).

En 1920, il part vivre dans la colonie libertaire de Stelton. Puis il se clochardise quelque peu, abusant de la boisson. Homme original et « dandy anarchiste », il n’hésitait pas à invectiver les greenwichpassants et les provoquer par des actions d’éclats. C’est lui qui accueillera Bérénice Abott, amie de Man Ray, au village et lui permit de faire la carrière que l’on sait dans la photographie et ses fameux « noir & blanc. Mais sa folie simulée ne tardera pas à devenir réelle, et il mourra dans un hôpital psychiatrique du New Jersey.
Si ce n’est pas de l’éclectisme ça, je ne m’y connais guère. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

The bird…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la procrastination et de la tête de veau réunies, bonjour ! Pas le temps de se retourner et on se retrouve déjà le 12 mars 2015, qui plus est, un jeudi, et tout cela correspond au 22è jour de ventôse dédié au persil… D’où la référence à la tête de veau. Quand je vous aurai dit que c’estmouche l’ouverture de la pêche, vous saurez tout, ou presque. En général et en bon cénobite j’évite de fréquenter les rives ce jour là au motif, justement, qu’elles le sont trop (fréquentées) … Je vais donc remettre  cette sortie halieutique à dimanche. Enfin non, pas dimanche car c’est le jour où les familles viennent cueillir les jonquilles. Lundi c’est le jour de la lessive et mardi à tous les coups il va pleuvoir comme vache-qui- pisse. Le mercredi n’en parlons pas, c’est le jour des enfants. Alors quand même, peut-être jeudi… Si ça me dit !

En fait, je voulais marquer cette journée d’une pierre blanche car c’est le jour anniversaire de la mort du « Bird », Charlie Parker him self, le plus grand de tous les saxophonistes que Boris Vian surnommait « zoiseau ». Il nous a quitté alors qu’il n’avait pas 35 ans mais nous a laissé un héritage WellDressedBird-Hiloexceptionnel. Dans les années 40, avec Dizzy et Thelonius Monk, ils ont posé les bases du jazz moderne et du Be-bop en particulier. Le saxophoniste a développé dans son adolescence une forte addiction aux opiacés, assez courante chez les artistes. De la morphine il passe rapidement à l’héroïne, ce qui va empoisonner sa vie et finalement causer son décès prématuré. De plus cette dépendance, rapidement devenue de notoriété publique, incite de nombreux jazzmen à se droguer eux-mêmes convaincus d’y trouver l’origine du génie Parkerien. Le jazz resta plusieurs décennies associé aux narcotiques, ce qui a grandement contribué à ternir l’image du mouvement be-bop dans son ensemble et a gâché l’ascension de nombreux musiciens talentueux.

L‘addiction de Parker aux drogues est importante et il se soucie davantage à l’obtention de ses doses plutôt que d’arriver à l’heure ou même d’assurer concerts et sessions d’enregistrement. 1946 fut pour lui ponctuée par une succession de péripéties qui se terminèrent par un séjour de 6 mois à l’hospital psychiatrique. Après des années où sa BIRD pochetterenommée est au plus haut, pendant lesquelles il ne parvient pas toujours à se tenir éloigné de l’héroïne ou à calmer ses pulsions autodestructrices, Charlie Parker meurt à New York chez la baronne Pannonica de Koenigswarter (on dirait une marque de bière), alors qu’il regardait la télévision, à l’âge de seulement 34 ans. Sa mort sera officiellement attribuée à une pneumonie et un ulcère, elle est surtout le résultat de ses excès avec l’alcool et la drogue. Le médecin chargé d’examiner le corps le trouvera si abîmé et épuisé qu’il estime son âge entre 50 et 60 ans, une erreur de près de 20 ans.

Voila, c’est tout pour aujourd’hui. Merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.