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Ca branle dans le manche…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la poésie et de la botanique réunies, bonjour ! Nous voici déjà (pourquoi déjà ?) le mercredi 18 mars 2015, c’est à dire le 28è jour de Ventôse, qui est comme vous le savez, consacré à la capillaire dans le fameux et désormais célèbre capillairedemontpellier1calendrier républicain. Moi qui ait en commun avec Fabrice Lucchini, d’avoir tenté de débuter dans la vie active à travers la coiffure pour dames (la comparaison s’arrête là); je ne pouvais pas ne pas en parler. Mon aïeule, à qui je fais souvent référence ici, avait l’habitude de nous répéter: « On ne dit pas: Je vais au coiffeur mais, je vais au… capilliculteur. » Oui, mon aïeule était une dame très distinguée. En fait, il s’agit d’une fougère (pas mon aïeule, la plante) que l’on nomme aussi: Cheveux de Vénus et que vous avez souventes fois rencontrée.

Je l’évoquais hier et le commentaire de Rem* m’y ramène, le 18 mars 1871, débutait la Commune de Paris. Elle s’achèvera fin mai par la semaine sanglante où les derniers combats eurent lieu au cimetière du Père-Lachaise. Des milliers de fédérés furent fusillés par les troupes versaillaises, on évoque le chiffre de 10 000 à 30 000. Cinq mur des fédémille personnes furent condamnées à la déportation, la plupart vers la Nouvelle Calédonie.(à droite, le mur des fédérés)
Quand vous ferez votre promenade romantique au pied de la basilique de Montmartre, souvenez vous qu’elle a été construite et financée par l’église et l’Etat pour « expier les crimes des fédérés »… Souvenez vous de Louise Michel, de Jules Vallès, d’Eugène Varlin, de Gustave Courbet, de Blanqui, de Delescluze, de Maxime Vuillaume créateur du « Père Duchène », de Clément et son « temps des cerises » et de tant d’autres.

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Souvenez vous que pendant ces quelques semaines, on imagina la séparation des églises et de l’Etat, la diminution du temps de travail, l’égalité homme-femme, la liberté de la presse, l’interdiction du travail de nuit, la journée de dix heures, le mariage libre par consentement mutuel, la fin de l’enseignement confessionnel… Aujourd’hui on débat de la loi Macron. Elles est pas belle la vie ?
Allez, comme le dit la chanson d’Eugène Pottier: Tout ça n’empêche pas Nicolas que la Commune n’est pas morte. Portez vous bien et à demain peut-être.