Les diktats de la Troïka…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de la ville rose et du cassoulet réunis, bonjour ! Pourquoi Toulouse, parce que nous sommes le jeudi 26 février 2015, autrement dit le 8è jour de ventôse dédié à la violette. Or Toulouse est la ville de la violette et de ses fameux bonbons. On dit que cette fleur symbolise la timidité, la modestie et la pudeur. Mais une autre interprétation veut que la Pensée, famille dont fait partie la violette, représente le souvenir. Dans la mythologie, la nymphe Io, bien connue des cruciverbistes, io-660x330fut aimée de Jupiter. Mais les amours de celui-ci furent une fois de plus contrariées par son épouse Junon, qui se vengea en changeant sa rivale en blanche génisse. Ainsi métamorphosée, Io errait tristement dans les allées du salon de l’agriculture lorsqu’elle vit sortir de terre de petites fleurs qui tournèrent leurs corolles vers elle. Elle reconnut en elles les pensées de ses amis venus la consoler. On dit que Héra confia Io la vache blanche à son parent Argos, un drôle de type à cent yeux et qui n’en fermait jamais que la moitié. Toujours épris, Zeus envoie Hermès endormir et tuer le gardien aux cent yeux. Héra récupère les cent yeux d’Argos et les pose sur les plumes du paon, son oiseau fétiche. Et puisque l’on parle de la Grèce tiens…

Si Arte n’existait pas…

Merci ARTE de nous avoir proposé mardi soir ce passionnant travail d’investigation du journaliste  économique allemand Harald Schumann: Puissante et incontrôlée: la Troïka.
Cinq ans déjà que les États en crise de la zone euro vivent les affres du surendettement. Pour obtenir les prêts dont ils ont besoin d’urgence, il leur faut se soumettre aux exigences – les Troïkafameux mémorandums – de trois institutions phares qui forment la troïka : le Fonds monétaire international (FMI), la Commission européenne (CE) et la Banque centrale européenne (BCE). Les mesures d’austérité qu’elles ont imposées n’ont jusqu’à ce jour pas eu les effets positifs escomptés, bien au contraire.

Ce sont des hauts fonctionnaires, agissant sans aucun contrôle parlementaire, qui prennent les décisions, que les gouvernements doivent ensuite exécuter. Pour mieux comprendre ce processus, le journaliste économique allemand Harald Schumann (auteur de Quand l’Europe sauve ses banques, qui paye ? diffusé par ARTE en 2013) s’est rendu en Irlande, en Grèce, au Portugal, à Chypre, à Bruxelles et aux États-Unis. Au cours de ce passionnant travail d’investigation, lagardeil a interrogé des ministres, des économistes, des avocats, des banquiers, des victimes de la crise, ainsi que le Prix Nobel d’économie 2008, Paul Krugman, qui explique pourquoi cette politique de restriction ne fonctionne pas.  l’auteur dépeint les résultats contestables d’une politique d’austérité aujourd’hui remise en cause par l’électorat et le nouveau gouvernement grec. Il épingle aussi les méthodes de chantage de ces institutions, qui échappent au contrôle démocratique. Les réalisateurs nous montrent à voir et à comprendre comment la troïka bringueballe l’Europe de déréglementation sociale en plans d’austérité, dicte ses exigences aux États, agit sans contrôle parlementaire et impose aux pays exsangues des politiques ultralibérales qui mènent dans le mur. Enfin, une goutte de journalisme d’investigation dans cet océan de médiocrité.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

2 commentaires

  1. Hobo-Lullaby

    Salut Erwan

    C’est curieux comme nos chers médias de masses en quête d’audimat et en proie aux vicissitudes de l’équilibres précaires des questionnements Judéo bourgeois ne s’atermoient pas sur le paradoxe qui fait de la démocratie le miroir aux alouettes des puissants, et de l’économie de marché le bonneteau du peuple, mais peut être, ont-ils peur pour leur emploi ou tout simplement d’avouer que leur cupidité n’a d’égale que leur soumission …
    Alors, il est heureux de constater que certains ne rentrent pas dans le moule qui fait que quand on a cou de canard, un bec de canard et des pattes de canards; On est un canard, et qu’il en est de même pour les ultra-libéraux …

    Le Bonsoir te va, à toi et aux passants

    Serge

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