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No pasaran…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la calotte glaciaire et de l »anticléricalisme réunis, bonjour ! Nous sommes le dimanche 04 janvier 2015, 15è jour de nivôse dédié au lapin. En vérité, j’ai bien failli vous en poser un car je ne sais fichtrement pas de quoi je vais vous entretenir. Les fêtes sont derrière nous, l’actualité ne m’inspire guère et, rien à glander today au club des métaphores comme le disait Léo Ferré. Ah, le métier d’échotier n’est pas une sinécure madame Michu !

Une fois que l’on a dit tout le bien que l’on pensait de ceux qui nous gouvernent; pesté contre les augmentations; vitupéré contre les brigands qui sont causes des guerres; accablé les mollahs, les rabbins, les curés, les pasteurs; asticoté les banquiers; étrillé les philosophes Germanopratins; asticoté les pseudo-socialistes; vilipendé les pollueurs; gueulé contre les patrons du CAC 40; blasphémé envers Allah, Jésus,Vishnu, leurs prophètes et tous les saints; dénoncé les républiques bananières; pleuré sur la retraite des vieux; récriminé la-justice-de-son-pays;  regretté le bon vieux temps d’avant que c’était mieux…

Ah si, peut-être, marquer le jour anniversaire de la disparition d’un grand affichiste. Le 4 janvier 2007, mort de Carles FONTSERÈ à Gérone (Catalogne). Un des plus importants affichistes anarchistes catalans de la révolution espagnole.
Il naît le 9 mars 1916 à Barcelone d’une famille carliste (branche monarchiste), il s’en éloigne et débute une carrière artististique. Il commence comme illustrateur et s’affilie début 1936 au Syndicat des Dessinateurs Professionnels (SDP) aux  cartelista_Carles_Fontserecôtés d’Helios Gómez. Lorsque éclate la révolution, il met alors son talent au service des organisations de gauche et en particulier de la C.N.T et la F.A.I pour lesquelles il va réaliser de nombreuses affiches qui vont compter parmi les plus fortes. Dans un souci de propagande, il sera aussi à l’origine des fresques qui orneront les trains sillonnant la zone républicaine. En 1937, il s’engage dans les Brigades Internationales sur le front de Madrid.

Après la déroute, il se réfugie en France où il est interné comme tant d’autres dans les camps du sud de la France. Il séjourne ensuite à Paris avant de partir travailler au Mexique en 1948. L’année suivante il s’installe à New York où, durant 23 ans, il va poursuivre sa carrière comme dessinateur de Comics et autres bandes dessinées. Il sera aussi directeur affiche 1artistique, photographe et même chauffeur de taxi. Dans les années soixante, il travaille avec Salvador Dalí en tant que scénographe. En 1973, il retourne en Catalogne et se fixe à Porqueres près de Gérone. Après la mort de Franco, il va militer pour la réapropriation par la Catalogne des archives de la guerre civile retenues à Salamanque. En 1986, lors d’une exposition sur l’anarchisme catalan et la guerre, il réalisera une dernière affiche pour les compagnons. Il se consacre ensuite à la rédaction de ses souvenirs qui paraîtront en trois volumes, en catalan : « Memòries d’un cartellista » (1995), « Un exilat de tercera à París durant la segona guerra mundial » (2004) et « París, Mèxic, Nova York memòries (2004).
A voir, en français, l’ouvrage collectif publié par les Editions Libertaires: « Espagne 36, Les affiches des combattants de la liberté ». Sources
Allez, portez vous bien et à demain peut-être.