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Allez dire à la ville…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE, PORTRAIT

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Amis du grand Nord et des lichouseries réunis, bonjour ! Nous sommes le jeudi 11 décembre 2014, 21è jour de frimaire dédié à l’érable à sucre. C’est aussi le jour anniversaire de la disparition d’un poète qui se voulait breton et que j’ai eu le bonheur de croiser.

Xavier Grall est un journaliste, poète et écrivain breton. Son œuvre mystique magnifie la Bretagne. Xavier Grall « redevient breton » lorsqu’il quitte Paris en 1973, pour retourner définitivement dans la région de Pont-Aven, à Nizon, dans la ferme de Botzulan. Il exerce à La Vie catholique (oui bon, personne n’est parfait) dont il fut le rédacteur en chef, au journal Le Monde, à l’hebdomadaire Témoignage chrétien (un peu plus gauchisant), et au mensuel Bretagne. Au début des années Xavier Grall</p><br /><br /><p>Crédit photo Bernard Grall1970, il fonde le journal nationaliste breton la Nation bretonne avec Alain Guel et Glenmor, où l’on retrouve ses textes sous le pseudonyme de « Saint Herbot », entre autres. Disparu le 11 décembre en 1981, à l’âge de 51 ans, Xavier Grall fut journaliste, poète, romancier. Mal édité, mal lu, on le range volontiers dans la catégorie des poètes à tirage limité. Il a pourtant marqué toute une génération qui se reconnaît dans ses textes et dans sa célébration de la terre bretonne. L’admirateur de Rimbaud était aussi le père de cinq filles à qui il n’a cessé d’écrire. Son itinéraire fait écho aux questions que se sont posées nombre de bretons qui ont eu vingt ans au lendemain de la libération : rester, partir, revenir. Plus que d’autres, il a porté l’appel à vivre et travailler au pays. Un appel romantique et quelquefois désespéré.

Je me contente de citer la 4ème de couverture de son livre « Le cheval couché » qu’il écrivit en 1977 en réponse au fameux « Cheval d’orgueil » de Per Jakez Hélias: « L’auteur ne se satisfait ni du folklore, ni du tourisme, ni du passéisme, qui voudraient figer son pays en terre des morts. Sur ses chemins, il a lu la trace des Bretons vivants. Bardes et militants, les filles de Xavier Gpaysans et ouvriers… On les voit dans ce livre, tels des chevaux qui courent à la mer, à la fierté, à l’espoir. Au large… ».  Le Cheval d’orgueil est un beau tombeau pour un peuple que l’on croit mort. J’ai essayé, pour ma part d’écrire une petite stèle à un peuple que je crois vivant.Disait-il à l’époque? Et puis encore ces quelques mots: « Ah quand je mourrai, enterrez moi à Ouessant avec mes épagneuls et mes goélands. Ah quand je mourrai, mettez moi en ce jardin de gravier. »
Ou encore: «C’est la vie qui est étrange et fabuleuse, le trépas est un événement qui ne devrait point nous surprendre.» Vous pouvez essayer de vous procurer le film documentaire que lui a consacré Ariel Nathan, il est titré Lettre à mes filles, on le trouve en DVD.

Allez, merci d’être passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être.

Les hoyaux de la couronne…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la sécularisation et de la fraise Tagada réunies, bonjour ! Nous sommes le mercredi 10 décembre 2014, 20è jour de frimaire dédié à cet outil que l’on nomme hoyau (« N’allez pas croire que Pomone et Vertumne vous sachent beaucoup de gré d’avoir sauté en leur honneur […] il n’y a hoyaud’autre Pomone ni d’autre Vertumne que la bêche et le hoyau du jardinier. — Voltaire ). Puisque les princes qui nous gouvernent en sont à décider de l’importante, éminente, cruciale, et prioritaire question de l’interdiction des feux de cheminée en Ile-de-France, je continue à rendre hommage à nos grands anciens, qui hantent, oubliés de tous, le panthéon ouvrier et sans qui les enfants seraient encore dans les mines et nous, nous n’aurions pas les congés payés, la sécu, les 35 heures et une paisible retraite pendant quelques temps encore avant la mise en œuvre de la Macron-économie…

Connaissez vous Auguste Spies ?

Le 10 décembre 1865, naissance d’August SPIES, à Friedewalde (Allemagne). Militant et propagandiste anarchiste américain, un des martyrs d’Haymarket (fameux meeting qui se termina par une fusillade). Fils d’un employé forestier, il devient géomètre à 16 ans, et se déclare libre penseur à 17, mais après la mort de son père, il doit interrompre ses études. Il décide alors d’émigrer en Amérique. En 1872, il arrive à New York, où il travaille comme tapissier. Il se fixe ensuite à 220px-August-Spies-1886Chicago où il devient libraire. Il découvre alors les idées socialistes et adhère au « Parti ouvrier socialiste ». Ardent militant, il est candidat à la législature de 1879 et de 1881. En 1880, il est nommé administrateur du journal « Chicagoer Arbeiter Zeitung » (Le Quotidien du Travailleur, en langue allemande). En 1882, au Congrès des socialistes à Pittsburgh, influencé par Johann Most, il déclare que les travailleurs n’obtiendront jamais la reconnaissance de leurs droits par la voie des urnes, se considérant par là-même comme anarchiste.

En 1886, il prend part aux côtés d’Oscar Neebe, en tant que militant syndicaliste, orateur et propagandiste, au mouvement revendicatif pour la journée de 8 heures qui aboutit à la grève du 1er mai 1886. Le 3 mai, il est orateur au meeting des Chicagi_1887ouvriers du bois qui dégénère en émeute en raison de sa proximité avec les usines McCormick. Il rédige alors une affiche appelant à la « Vengeance » qui sera lourde de conséquences. Orateur le 4 mai lors du tragique meeting à Haymarket, il échappe de peu à la balle d’un détective (balle que recevra son frère Henry). Arrêté le lendemain à la suite de ces événements, il sera condamné à mort le 20 août 1886.
Victime de l’hystérie anti-anarchiste orchestrée par le patronat, il sera pendu avec trois de ses compagnons le 11 novembre 1887.
« Ma philosophie a toujours été que le but de la vie soit seulement l’épanouissement de l’individu, et l’application rationnelle de ce principe est la véritable moralité » (…) « L’anarchisme est le fil qui anime toutes les époques de l’évolution sociale et humaine ; c’est la lutte pour la souveraineté de l’individu« . Peut-on lire dans sa biographie.Sources

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

De Louise Michel à Aristide Briand…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la bande dessinée et de la bande à Siné réunies, bonjour ! Nous sommes le mardi 09 décembre 2014, 19è jour de Frimaire dédié à la Sabine (la sabine de bain comme disait l’autre). Je ne pouvais pas laisser passer cette date du 09 décembre sans rappeler ce jour de 1905 où fut adoptée la loi dite de séparation des églises et de l’État. Triste année en même temps qui vit le décès de  Louise MICHEL, Élisée RECLUS, Jules VERNE, José Maria de HEREDIA,
Alphonse ALLAIS.
Elle fut votée le 9 décembre 1905 mais elle était déjà dans l’air du temps. En effet, dès 1871, la Commune  déclare la séparation de l’Église et de l’État. Les classes populaires parisiennes sont en effet assez hostiles au catholicisme, très 500px-Almanach_1905lié au régime impérial et aux conservateurs. Une nouvelle constitution provisoire est rédigée en 1871. Puis Mac Mahon remplace Thiers à la présidence. C’est un légitimiste qui ne fait pas vraiment avancer la cause de la République et reprend des mesures bienveillantes envers l’Église catholique.

En 1875 une nouvelle constitution est rédigée, instaurant la République en douceur. Mac Mahon démissionne en 1879 et est remplacé par Jules Grevy (qui nomme Jules Ferry comme ministre de l’Instruction Publique, et Charles de Freycinet comme président du conseil). Jules Grevy et ses ministres Assiette au Beurre 001appliquent le Concordat cette fois dans le sens d’un plus grand contrôle de l’Église. Freycinet fait dissoudre de nombreuses associations, baisse régulièrement le budget des cultes, fait intervenir l’État pour choisir les évêques, fait soumettre tout nouveau texte à l’approbation de l’État, supprime les aumôneries militaires qui viennent d’être créées, soumet les clercs au service militaire, et retire les clercs (et membres des autres religions) des conseils de l’enseignement public. La loi Naquet autorise le divorce pour cause d’adultère. Les cimetières deviennent des lieux civils, et non plus spécifiquement chrétiens.

Après le renversement de Jules Ferry en 1883, cependant, les choses se tassent, et l’anticléricalisme perd de la vigueur. Rappelons que jusqu’à la révolution de 1789, l’enseignement FMprimaire est pris en charge par l’Église catholique, qui fournit l’instruction à tous les enfants de France… En 1833, la loi Guizot crée les écoles primaires pour les garçons, en maintenant l’enseignement religieux jusqu’ici administré. En 1850, la loi Falloux étend cette éducation aux filles, et maintient la coexistence d’écoles publiques et d’écoles privées ou libres. Cette loi est évidemment controversée, tant par les catholiques qui y voient la naissance d’une instruction laïque, que par les révolutionnaires qui y voient le maintien d’une éducation religieuse.

Mais de nombreux décrets et autres lois viendront la modifier les années suivantes. En 1902, Émile Combes (le petit père Combes) est porté au gouvernement par une poussée radicale au terme d’élections qui se sont faites sur le thèmecariloi pour ou contre le fait d’appliquer la loi de 1901 (sur les associations) avec une vigueur accrue. En effet, l’arrivée au pouvoir d’Émile Combes après les élections de 1902 modifie les données du problème. Car il ne cache pas dès son investiture sa volonté de mener une politique « énergique de laïcité ». N’oublions pas néanmoins, que c’est à un homme beaucoup plus modéré, Aristide BRIAND, que nous devons la rédaction de la loi et son adoption par l’assemblée. Gageons que cet ancrage dans la laïcité ne se verra pas de sitôt remis en cause et que des exceptions comme celles qui persistent en Alsace seront définitivement abolies.

Voila, j’espère n’avoir pas été trop long mais, l’histoire c’est comme la grippe… Il faut une petite piqûre de rappel de temps en temps. Allez, portez vous le mieux du monde et, à demain peut-être. Ah oui, j’oubliais: A bas les calottes…

Je meurs ou je m’attache…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la jocrissade et des langoustines mayonnaise réunies, Bonjour ! Nous sommes le lundi 08 décembre 2014, 18è jour de Frimaire dédié au lierre. Le lierre est très tôt considéré comme symbole de l’immortalité. Notamment en Égypte, ou il est généralement appelé « Arbre d’Osiris ». Sans doute que sa capacité à vivre quatre siècles n’est pas étrangère à cette appellation. Jadis, les femmes tiraient parti de l’abondance du lierre grimpant sur les vieux murs, en utilisant par exemple maison abandonnéeses feuilles broyées pour leur lessive. Le lierre contient en effet des saponines au pouvoir lavant et moussant. Par ailleurs, il ravive les couleurs des fibres naturelles. Mais le lierre a aussi des propriétés médicinales. Amies lectrices, on me dit que c’est excellent contre la cellulite ! Si son emploi par voie orale est limité par sa toxicité, notamment celle de ses baies, et l’usage en tisane fortement déconseillé; les cataplasmes détendent la peau, calment les tensions et réduisent les capitons de façon assez spectaculaire.

Mon aïeule faisait bouillir 100 g de lierre dans 2 litres d’eau plusieurs minutes.  Le jus ainsi obtenu pouvait alors être utilisé en tant que liquide vaisselle. Par ailleurs il parait que  le ficus_benjamina_440lierre est une plante dépolluante ! Cette découverte a été faite  à la suite d’études menées dès 1980 par le Dr Bill Wolverton de la Nasa. Ces études portaient sur le recyclage de l’air dans les navettes spatiales et ont permis de découvrir que le lierre a la capacité de dépolluer l’air de façon significative. Il filtre notamment le formaldéhyde, le toluène, le trichloréthylène et le monoxyde de carbone dégagé par le chauffage ! Bon, si vous n’avez pas d’Hedéra Helix (lierre) à portée de la main, installez un Ficus… En tous cas, portez vous bien et à demain peut-être.

Hey Jude…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la blanche hermine et de noir désir réunis, bonjour ! Nous sommes le dimanche 07 décembre 2014,dix septième jour de frimaire dédié au Cyprès. Bel arbre que l’on préfère voir de loin car il sert souvent d’ornement à nos cimetières. On dit que l’on s’en sert pour fabriquer le cercueil des papes car il symbolise l’immortalité.

Ce matin en faisant un peu de rangement parmi mes vieilleries, je suis tombé sur un disque des Beatles. Curieusement, c’est un 8 décembre que disparu le plus fameux d’entre eux, John LENNON, assassiné par un malade, Mark Chapman, en 1980 à New York. Il était né quarante ans 2plus tôt à Liverpool, sous le blitz, et, personne n’imaginais qu’il ressemblerait un jour à Harry Potter, à moins que ce ne soit l’inverse. Après avoir quitté le groupe mythique, il avait créé le Plastic Ono Band avec celle qui allait devenir sa femme Yoko ONO. Quand bien même il n’a pas de tombe, à la différence de J. Harisson, tous les ans des milliers de personnes se retrouvent pour commémorer sa disparition.

J‘ai une tendresse particulière pour « Hey Jude » et pour « Mother », en 1970 je crois, morceau dans lequel il hurle littéralement sa douleur observant en cela les préceptes du docteur Arthur Janov et son fameux « cri primal » ceux qui on fait un peu de psy s’en souvienne. Bien sur, « Imagine » aussi… Et le fameux album blanc que tous les fans recherchent dans les vides greniers. C’est lui qui avait créé les « Silver Beetles » qui allaient devenir « les Beatles » en hommage à la beat génération des Dylan, Donovan et autres. De son coté « peace and love », je me souviens d’une interview où il professait que le christianisme disparaitrait avant le rock’n roll…Wait and see !
Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Elle s’appelait Rose, elle était belle…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la parabole et du veau marengo réunis, bonjour!
Nous sommes le samedi 06 décembre 2014, 16è jour de frimaire dédié à l’Ajonc…

Le 6 décembre 1965, mort de Rose PESOTTA, née Rakhel (Rachelle) PEISOTY, à Miami, USA. Militante anarcho-syndicaliste, anarchiste et féministe américaine.
Elle est née le 20 novembre 1896 à Derazhnia (Ukraine), dans une famille de marchand de grain. Très jeune elle est influencé par les révolutionnaire de « Narodnaïa Volia » (Volonté du Peuple) anti-tsaristes et rejoint les anarchistes. A 17 ans (en 1913), elle émigre à New York pour échapper à un mariage pesotta_rosearrangé, et commence à travailler comme couturière, puis adhère au syndicat ILGWU « International Ladies Garment Workers Union » (Union internationale des travailleuses du vêtement). Amie d’Emma Goldman, elles voyagent ensemble en Europe et notamment en Angleterre. Pour être liée aux anarchistes et avoir milité contre la première guerre mondiale elle sera arrêtée en 1919, lors d’un « Palmer raid ». Menacée d’expulsion comme subversive vers l’Union soviétique, elle évite finalement l’expulsion en réussissant à établir sa nationalité (ce qui ne sera pas le cas d’Emma Goldman, ni de son fiancé qu’elle ne reverra plus).
En 1922, après avoir rencontré Sacco et Vanzetti en prison, elle prend la parole dans les meetings pour leur défense et collabore au journal anarchiste « Road to Freedom » activisme qui lui vaudra d’être à nouveau arrêtée en 1927. Elue vice-présidente de l’ILGWU en 1934, elle engage une lutte d’une dizaine d’années pour l’organisation des travailleurs, se heurtant à l’opposition de la fraction communiste ainsi qu’à la hiérarchie machiste (elle en démissionnera en 1944, pour protester du fait qu’elle soit la seule femme à siéger au conseil exécutif du syndicat alors que les 85 % des membres sont des femmes). La chanson n’a rien à voir (quoique) mais je trouvais cela marrant.

Durant la grève de 1937, elle est victime d’une agression par des hommes de main, son visage est lacéré avec un rasoir et elle subira une perte permanente d’audition. Durant la seconde guerre mondiale, ébranlée par le massacre des juifs, elle s’engage plus avant dans la lutte contre l’antisémitisme et le racisme et l’aide aux survivants. En 1944, elle publie son autobiographie « Bread upon the waters » et retourne, en 1946, travailler dans le rang des couturières. Encore une sacrée bonne femme que l’histoire se dépêche d’oublier… Sources: Je m’aperçois que l’an passé, Paul, sur son site, la légendaire Feuille charbinoise, lui avait consacré un billet (bien plus étoffé que celui-ci).

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Take five…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la liberté de s’exprimer et des tortellini alla pana réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 05 décembre 2014, quinzième jour de frimaire dédié au chevreuil. Tiens, tortellinopuisque j’évoque les tortellini en voici l’origine légendée qui m’a été contée par un restaurateur briochin (de Saint Brieuc) spécialiste des pâtes et Italien pur souche. Un fabricant de pâtes, secrètement amoureux d’une de ses employées, ne put résister à la tentation d’observer la jeune fille par le trou de la serrure tandis qu’elle se changeait dans l’arrière boutique avant de se mettre au boulot. Las, il ne put voir que son nombril, mais il le trouva si beau qu’il saisit un petit disque de pâte et en reproduisit la forme. Ainsi naquit le premier tortellino. Etonnant, non !
Si je parle de pâtes c’est que j’ai prévu de cuisiner des farfalle au saumon: Piment, ail, huile d’olive, tomate, basilic…un vrai régal.
Tout à fait autre chose.
David Warren Brubeck est un pianiste de jazz né à Concord en Californie le 6 décembre 1920 et mort le 5 décembre 2012 à Norwalk, dans le Connecticut. Jeune, il a reçu une éducation musicale donnée par sa mère, puis par le compositeur français Darius Milhaud. Étudiant, il fonda avec ses amis le « Jazz Workshop ensemble » qui enregistra dès 1949 sous le nom de Dave Brubeck Octet et qui deviendra populaire sous la forme gettyimages_77398589de quartet (The Dave Brubeck Quartet) en 1951, rejoint notamment par le saxophoniste Paul Desmond.
Claude Nougaro a rendu célèbres en France deux de ces morceaux en y ajoutant des paroles :
Take Five, son premier succès a, quant à lui, été mis en paroles par de nombreux artistes dont Al Jarreau et surtout Carmen McRae qui l’a chanté avec Dave Brubeck lui-même au piano. Le succès de Take Five est l’un des rares exemples de musique innovatrice qui devient un hit planétaire, au point de paraître aujourd’hui banalisée. Take Five premier succès du quartet, a été composé par Paul Desmond en 1959 et non par Dave Brubeck.

Le quartet (Dave Brubeck, Paul Desmond, Joe Morello et Eugene Wright à la contrebasse) s’est dissout en 1967 mais Dave Brubeck a continué à jouer en trio (piano/basse/batterie) 1345201864_brubeck-columbia-jazz-profiesen invitant d’autres musiciens, dont Gerry Mulligan, avec qui il a fait plusieurs tournées et s’est produit, notamment, à Paris.
Il a fondé plusieurs quatuors et s’est produit aux festivals de Newport, Monterey, Concord et Kool Jazz. Il a joué à la Maison Blanche en 1964 et 1981 ainsi qu’au sommet de Moscou de 1988 en l’honneur des Gorbatchev. En 2004, il est également fait docteur honoris causa en théologie par l’Université de Fribourg. En 2010, à l’âge de 90 ans, il a continué à jouer, malgré une hospitalisation, dans le Connecticut, début octobre, pour pose d’un pacemaker. Dave Brubeck meurt la veille de son quatre-vingt-douzième anniversaire d’un arrêt cardiaque au Norwalk Hospital (Connecticut).
Voila pour aujourd’hui, en attendant le prochain billet, portez vous bien et à demain peut-être

Poètes, vos papiers…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE, PORTRAIT

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Amis des gymnopédies et de la trois-fromages réunies, bonjour! Nous sommes le jeudi 04 décembre 2014, 14è jour de frimaire dédié au sapin… Bien entendu, si vous êtes pataphysicien, nous sommes en réalité  le Mercredi 4 Sable 142 *Ste Barbe (femme à), femme-canon. L’avenir de l’Homme étant de plus en plus compromis (je vous invite à prendre connaissance du document signalé par Rem*) il nous reste la poésie…

J’ai déjà eu l’occasion d’évoquer ici Rainer-Maria RILKE… Je profite de ce quatre décembre, jour anniversaire de sa naissance, en 1875 à Prague, pour en remettre une couche. En 1896, il part pour Munich et rencontre un an plus tard, Lou-Andréa Salomé, qui a alors trente-six ans. Leur amour enflammé se transforme progressivement en amitié réciproque et en admiration mutuelle se poursuivant jusqu’à la fin de leur rilkevie. En 1897, il change de prénom : de René Maria, il devient Rainer Maria. Il voyage en Italie puis en Russie avec Lou et son mari. Il rencontre à cette occasion Léon Tolstoï. Je suis un admirateur inconditionnel de l’oeuvre de Rilke, que j’ai eu la chance de découvrir très tôt à travers les élégies de Duino. Rilke fut sans doute le poète allemand le plus important de la première moitié du XXème siècle. Son oeuvre,introvertie, est une longue méditation sur les événement essentiels de l’existence humaine, et en particulier, la mort, qui lui semblait le point culminant auquel toute vie doit préparer. «Donne à chacun sa propre mort/La mort née de sa propre vie, où il connut l’amour et la misère…» « car nous ne sommes que l’écorce, que la feuille,le fruit qui est au centre de tout, c’est la grande mort, que chacun porte en soi» écrit-il dans Le Livre de la Pauvreté et La mort. En voici un extrait :

Là, des hommes insatisfaits peinent à vivre
et meurent sans savoir pourquoi ils ont souffert;
et aucun d’eux n’a vu la pauvre grimace
qui s’est substituée au fond des nuits sans nom
au sourire heureux d’un peuple plein de foi.
Ils vont au hasard, avilis par l’effort
de servir sans ardeur des choses dénuées de sens,
et leurs vêtements s’usent peu à peu,
et leurs belles mains vieillissent trop tôt.

Assez tôt considéré comme un maître par les autres poètes, il n’en demeura pas moins pendant très longtemps peu lu, et doit, en particulier en France, sa notoriété à un recueil de lettres Les lettres à un jeune poète , publié après sa mort par Franz Xaver Kappus, avec qui il avait correspondu. Rilke y ouvre son cœur à quelqu’un qu’il ne connaissait pratiquement pas, avec une confiance et une justesse de ton, qui ne peuvent pas laisser indifférent. Il y parle encore de la mort, rilke peinturemais aussi de l’amour, de la solitude, et de la création, avec une profondeur qui fait encore de cet ouvrage une source où toute une jeunesse en quête d’une spiritualité sans dogme vient s’abreuver. A gauche, son portrait par Paula Modersohn-Becker. Il nourrit des amitiés vivantes avec quelques-uns des créateurs les plus novateurs de son époque, en particulier, Auguste Rodin, dont il fut le secrétaire, et dont il admirait la force de travail et la volonté, et Marina Tsvetaeva, dont il décela le génie avant tout le monde et avec qui il entretint quelques mois une correspondance d’une altitude et d’une liberté à la mesure de ces deux grands esprits contemporains. Afin de parachever sa biographie de poète et de lui assurer une traversée des siècles sans encombre, il mourut (lui qui avait écrit un recueil en Français sur les jardins, Verger) du fait des suites d’une mauvaise piqûre de rose qui dégénéra en leucémie, et au seuil de la mort, refusa les soins thérapeutiques qui auraient pu lui éviter la souffrance, de peur de voir lui échapper «sa propre mort.».(Piers Tenniel) Sources:Wiki et pierdelune.com

Allez, merci de votre, vos visites, portez vous bien et à demain peut-être.

Promenons nous dans les bois…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du grand architecte et du petit charpentier réunis, bonjour ! Nous sommes le mercredi 03 décembre 2014, 13è jour de Frimaire dédié au Cèdre. En Bretagne on célèbre Envel qui a légué son nom à la magnifique petite commune de Loc-Envel en Côtes d’Armor. L’étymologie de ce prénom vient des mots de vieux breton uuin (blanc) et mael (prince). Loc-EnvelAutrefois, on l’invoquait contre les loups. C’est la plus petite commune de ce département et qui compte aujourd’hui 80 habitants après en avoir eu près de 400 à la fin du 19è siècle. Sans doute grâce aux mines de fer et de zinc qui existaient sur son territoire.

C’est tout près de Belle-Isle-en-terre et du fameux château de Coat-an-noz dans la forêt du même nom. C’est ce château que Lady Mond fit reconstruire à Belle-Isle-en-terre (voir mon billet gargouillede novembre 2009). C’est encore la même histoire qui date du début du VIè siècle lorsque le Pays de Galles décida d’aller se refaire les saints en petite Bretagne et les expédia par charters entiers sur les côtes armoricaines. Envel lui, s’installa comme anachorète dans la forêt de Coat-an-noz (le bois de la nuit) et sa soeur Yuna en fit autant dans le bois de Coat-an-Hay (le bois du jour). La légende dit qu’ils ne se revirent jamais. Les deux forêts existent toujours et j’y ai fait de belles cueillettes de champignons.

Si vos pas vous mènent dans ces parages, jetez donc un œil sur cette petite église absolument épatante (gothique flambloyant). Les chimères et les gargouilles qui ornent l’église gardent une expression fort curieuse, malgré la patine et l’usure du temps. Mais, je me suis souvent posé cette question: pourquoi tous ces singes sur les églises en physiologusBretagne? Il semble bien que la plupart des bestiaires du moyen-âge dérivent du fameux Physiologus, ouvrage Grec du IIè siècle. Traduit en latin dès le IVème siècle, le « Physiologus » a exercé une influence déterminante sur toute la chrétienté. Par le biais des nombreux manuscrits, souvent illustrés, les monstres de l’Orient et de l’Antiquité gréco-romaine ont ainsi pénétré l’imaginaire des hommes du Moyen-Âge. LOC-ENVEL avait autrefois une léproserie et les seuls vestiges qui en restent sont les trois fenêtres qui donnent sur la chapelle des fonts baptismaux et par lesquelles les lépreux assistaient aux offices. La tradition raconte que les cloches, très recherchées à la révolution pour être refondues furent enlevées et enterrées dans un lieu secret. Si secret qu’elles ne furent jamais retrouvées le calme revenu.

Bon, et bien voilà une jolie promenade. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

En passant par Daoulas…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des sports de glisse et de la cuisine au thé réunis, bonjour ! Nous sommes le mardi 02 décembre 2014 qui correspond au 12è jour de frimaire que nos amis Républicains avaient dédié au Raifort. Ce cousin du radis noir, très apprécié en Alsace, est aussi appelé Cran de Bretagne ou Moutarde des Allemands. Cette racine utilisée crue râpée comme condiment inhalation(substitut à la moutarde), a une saveur très forte, piquante et poivrée. Bonne pour le pot-au-feu et tous les aliments bouillis. C’est la horseradish des anglais qui tire des larmes tant elle est forte. Elle est également l’ingrédient principal du wasabi japonais. Mon aïeule, pour qui la pharmacopée n’avait aucun secret, en faisait même une mixture qu’elle nous imposait en inhalation en cas de gros rhume. Le nez au dessus d’un bol de cette préparation improbable, un linge par dessus la tête… Je vous assure que ça vous dégageait les canalisations en deux temps trois mouvements.

Pour les britophones, le 2 décembre c’est la saint Tadeg dont je vous ai déjà conté l’histoire. Retenez simplement qu’il fut tué en compagnie de Judulus, père abbé de Landévénnec par le seigneur du Faou qui, plus tard, pour abbaye_daoulas__3_pénitence, créa l’abbaye de Daoulas (en breton, Daou Laz, deux meurtres). Les légendes ont de ces arrangements avec l’histoire qui parfois prêtent à sourire. L’abbaye de Daoulas ne fut créée qu’au XIIè siècle soit cinq ou six cent ans après l’existence présumée de Tadeg. Personnellement je pense que Daoulas vient plutôt de « Daou glaz », deux ruisseaux, comme la « Mignonne » et le « Lézuzan » qui confluent sur cette commune.

Retenez que l’abbaye et son magnifique cloitre Roman, accueille à longueur d’année nombre d’expositions sur des sujets très variés. Jusqu’au 05 janvier 2015: Peuples de l’Omo. Différents ?… Pas vraiment. Une trentaine de photographies de grand format de Hans Silvester dans les jardins. Cette Omoexposition photographique intervient dans le cadre du projet culturel de l’Abbaye comme la suite logique de l’exposition « Tous des sauvages ! ». Le parc de l’abbaye  offre de nombreuses découvertes, les vestiges restaurés de l’abbaye romane, l’oratoire et sa fontaine et pour les passionnés, le jardin de simples : Inspiré des jardins monastiques du Moyen Âge, ce jardin des plantes médicinales regroupe sur deux terrasses surplombant l’abbatiale et le cloître près de 250 espèces représentatives des pharmacopées traditionnelles des cinq continents. L’ensemble invite au voyage et à la découverte des qualités médicinales, aromatiques, condimentaires ou encore tinctoriales de ces plantes.

Voila donc une idée de sortie comme on dit; allez, portez vous bien et à demain peut-être.